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kaiser
12/08/2011, 15h03
La réalisation des autoroutes coûte plus cher en Algérie qu’au Maroc Au Maroc, les coûts de construction des autoroutes sont moins importants qu’en Algérie. Le Royaume de Mohamed VI a inauguré ce lundi 25 juillet une autoroute de 2X2 voies reliant Fès (centre) à Oujda (est), ville limitrophe de l'Algérie, sur 320 km, d'un coût estimé à environ un milliard d'euros, a indiqué le ministère marocain de l'Équipement. Les travaux de cet axe qui facilite les liaisons entre le centre et l'est du Maroc, avaient débuté en 2008. « Ce tronçon va donner un coup d'accélérateur au processus de développement de la région », a déclaré Karim Ghellab, ministre de l'Équipement et des transports. Avec cette infrastructure, le Maroc est désormais doté d'un réseau national de 1500 km d'autoroutes.

L’Algérie a lancé en 2006 les travaux de réalisation de 900 km de l’autoroute Est‑Ouest en 2X3 voies pour un prix initial de plus de 12 milliards de dollars, soit 13 millions de dollars le kilomètre, contre seulement 3 millions de dollars au Maroc. « L’autoroute marocaine est en 2X2 voies et la notre est en 2X3 voies, mais cela n’explique par l’écart dans le coût de réalisation. Au maximum, la différence de prix entre les deux autoroutes ne doit pas dépasser 40 % », explique un ingénieur algérien des travaux publics qui a travaillé au Maroc. Les coûts de la main d’œuvre sont pourtant plus chers au Maroc par rapport à l’Algérie.

« En Algérie, les caisses sont pleines, c’est ce qui explique les surcoûts dans la réalisation de l’autoroute Est‑Ouest. Ni la topographie, ni le gabarit de l’autoroute algérienne ne peuvent expliquer ces coûts élevés », estime‑t‑il.

L’Algérie a construit en fait une autoroute avec des prix semblables à ceux pratiqués en Europe où le kilomètre revient entre 10 et 12 millions d’euros. « Mais la qualité de l’autoroute algérienne est loin de ressembler aux autoroutes européennes. Nous avons construit au coût européen pour une qualité africaine », ajoute le même ingénieur. Malgré son prix exorbitant, l’autoroute Est‑Ouest n’est pas de très bonne qualité et présente déjà plusieurs malfaçons dans la réalisation de la chaussée, le traitement des talus… Des travaux de réparation ont été effectués déjà sur certains tronçons, une année seulement après leur ouverture à la circulation.

En 2009, un scandale de corruption a éclaté autour de la réalisation de l’autoroute Est‑Ouest par les groupements chinois CITIC‑CRCC et japonais Cojaal. De nombreux responsables du ministère des Travaux publics et des intermédiaires ont été mis en détention préventive, d’autres ont été placés sous contrôle judiciaire. L’enquête sur cette affaire se poursuit toujours.

TSA

tenebre
12/08/2011, 18h58
bonjour kaiser , sa fait longtemps :) !


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