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PetiteBrise
12/08/2011, 20h28
Extrait des actualités du journal "Le Soir d'Algérie"

DÉCLARATION DE JIL JADID

À qui la faute ?

L’Algérie est en passe de perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars en valeur. La crise financière américaine qui va très vite se transformer en crise boursière puis en dévaluation drastique du dollar aura des répercussions mondiales rapides et intenses. Comme nous l’avions écrit dès l’année 2009(1), cet effondrement très prochain de la valeur du dollar était attendu depuis plusieurs mois (en fait depuis au moins 2008).
Or, l’Algérie possède des réserves financières (excédent dû à la transformation de notre patrimoine naturel d’hydrocarbures en papier vert d’imprimerie), qui dépasseraient les 170 milliards usd. Il semblerait que rares sont les personnes qui auraient une idée précise de la gestion de ces fonds. Une bonne partie serait confiée à la bonne garde des Etats-Unis sous forme de T-Bonds. A part notre gouvernement, toute personne censée au fait des affaires du monde, savait depuis longtemps qu’il s’agit là du plus mauvais placement. Ayant personnellement écrit à ce sujet en attirant l’attention de l’opinion publique sur l’inéluctabilité de la dévaluation du dollar (dernier recours pour les Etats- Unis pour éponger une partie de leurs faramineuses dettes, et ce, au détriment de pays tiers) et sur la nécessité pour l’Algérie de préserver ses avoirs en les transformant essentiellement en or(2 et 3) je ne peux qu’affirmer aujourd’hui, encore une fois, que nos dirigeants ont fait preuve soit d’un aveuglement coupable et d’une incompétence crasse, soit d’un choix délibéré en échange d’un soutien politique de la grande puissance. Il ne faut pas oublier qu’en novembre 2008 (donc après le krach boursier de septembre 2008), le président de la République avait décidé de mettre à exécution le changement constitutionnel pour lever la limitation des mandatures ! Faudrait-il voir ici une négociation de haut vol, pour un silence complice contre le patrimoine du pays et une compensation à l’annulation de la loi sur les hydrocarbures ? Quoi qu’il en soit, nous sommes à la veille d’un dérapage de la valeur du dollar qui peut atteindre 30 à 50% d’ici quelques mois, une récession mondiale qui se traduira par la baisse rapide du prix du baril de pétrole et un renchérissement inflationniste en partie importé (la valeur de nos importations pour l’essentiel en euro va croître très fortement) et en partie interne à cause d’une politique gouvernementale irresponsable et incapable de prévoyance. A ce rythme, l’Algérie verra s’évaporer toutes ses réserves en quelques mois. Et bien sûr, nos gouvernants viendront, encore une fois, nous dire que l’Algérie n’est pas concernée par la crise, comme elle n’est pas concernée par le printemps arabe, et qu’en tous les cas, ce n’est pas de leur faute s’il y a une crise mondiale qui laminera le pays ! Les épreuves que l’Algérie va devoir affronter pour très bientôt nécessitent un renouvellement profond et rapide des hommes qui sont aux commandes. Plus que jamais, l’Algérie a besoin d’hommes jeunes, actifs et capables de comprendre ce qui se passe vraiment dans le monde. Dans le cas contraire, le peuple ne tardera pas à scander en chœur et dans les rues de toutes les villes à l’attention du pouvoir : «Irhal !», dégage !

Le coordinateur, Soufiane Djilali

(1) 1er Novembre : Quel monde attend les héritiers du flambeau national ? In Le Soir d’Algérie du 27.10.2009.
(2) Voir plusieurs textes sur jiljadid.com
(3) L’Algérie en question, édité à compte d’auteur, juin 2011.

oukil salah
12/08/2011, 20h51
A ce rythme, l’Algérie verra s’évaporer toutes ses réserves en quelques mois.

et bonjours la crise
et bonjours le printemps arabe

Bachi
12/08/2011, 21h35
C'est qui ce Soufiane Djilali ?
Il est en plein délire.

nostravostra
12/08/2011, 22h18
A part notre gouvernement, toute personne censée au fait des affaires du monde, savait depuis longtemps qu’il s’agit là du plus mauvais placement.
C'est vrai que ce journaliste délire. Le gouvernement algérien savait bien que c'était un mauvais placement mais avait-il le choix ?
Le pouvoir algérien savait bien qu'un tel retrait l'exposerai à des représailles américaines surtout en cette période de révoltes arabes. C'est la réalité des pouvoir qui ne sont pas en symbiose avec leurs polpulations.

soussi82
12/08/2011, 23h43
Il semblerait que rares sont les personnes qui auraient une idée précise de la gestion de ces fonds. Une bonne partie serait confiée à la bonne garde des Etats-Unis sous forme de T-Bonds.

..................................

Et dire qu'on nous gave de souveraineté !!!:mrgreen:

nacer-eddine06
13/08/2011, 01h38
L’Algérie est en passe de perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars en valeur.

TAnt que tu n as pas vendu tu ne perds rien
et l algerie est loin tres loin de paniquer
je peux meme predire qu elle gagnera une centaine de milliards
quand l italie fera defaut cela impliquerait surement une banqueroute de la france
donc no panic

et puis nos reserves d or actuellement elles perdent ou elles gagnent

absent
13/08/2011, 08h17
C'est qui ce Soufiane Djilali ?
C'est un Dr. vétérinaire, un opposant au régime actuel qui est écrit des articles dans la presse surtout le soir d’Algérie, Djilali est coordinateur de parti Jil Jadid.

Extrait de son Essai << l'Algérie en question >>
D'après lui la violence de la décennie noire, peut avoir un rapport avec les femmes; ces dernières prenaient trop de place dans la société dans la vision des intégristes.

A vous de juger!

ZyiysllVv5s

L'optimiste
13/08/2011, 12h09
1- Le monde a toujours fonctionner et fonctionnera toujours en dollars
2- Un $ faible ou $ fort fait toujours le bonheur des uns ou des autres
3- La capitalisation boursière de new york restera de loin la plus importante dans le monde de la finance et de très très loin devant les autres

Donc tant que Si djilali n'a pas encore compris cela, il pourra avancer les conneries qu'il veut.

PetiteBrise
16/08/2011, 11h59
Il est absolument navrant de voir la réaction de nos gouvernants face à la crise alors que le monde entier s’apprête à vivre des bouleversements profonds dans les mois, voir les semaines et même les jours à venir. En l’occurrence, la réponse de M. le ministre des finances aux préoccupations légitimes de citoyens Algériens inquiets sur le sort du patrimoine financier du pays, ne peut en aucune façon, nous rassurer.

Monsieur le ministre a ainsi avancé trois éléments sur lesquels il fonde sa sérénité :

« Nos placements sont sécurisés sur trois plans : leur capital est garanti, ils sont couverts contre les risques de change et ils sont liquides, c'est à dire que nous pouvons les retirer à tout moment », a t il dit.

Laissons de côté le fait que la déclaration ne lève en aucune façon les interrogations sur l’opacité de la gestion elle-même de nos avoirs. Mais restons seulement sur la logique défendue.

1) Sur la garanti du capital :
L’Algérie aurait ainsi acheté des Bons du trésor américain, à faible revenu (en réalité avec un taux de rémunération plus faibles que le taux d’inflation mondiale) mais à la sécurité totale (l’Etat américain ne pouvant faire faillite). Nous aurions ainsi environ 40% de nos avoirs en dollars et sous forme de T-bonds. Dans cette logique même, seule donc cette portion de nos avoirs bénéficierait de cette sécurité, ce qui en soi est déjà troublant (pourquoi alors ne pas avoir sécurisé 100% de nos avoirs ?). Mais là où cette logique prend l’eau, c’est lorsqu’il est avancé que ce « capital est garanti ». Personne ne disconviendra que le capital soit garanti, le problème c’est sa valeur qui ne l’est pas ! La valeur des Bons du Trésor américain est bien entendu en relation directe avec la valeur du dollar. S’il advenait que celui-ci perdait de sa valeur, notre capital en fera de même ! Or, la valeur du dollar va baisser inéluctablement et de façon importante. Les Etats-Unis (comme la plupart des Etats européens du reste) sont surendettés. Les derniers événements (négociation sur le relèvement du plafond d’endettement américain et baisse des bourses mondiales) montrent clairement que le monde s’oriente vers une récession désormais inévitable. Le remboursement de la dette est, pour longtemps, impossible par un mécanisme vertueux, c'est-à-dire par la croissance. Pas de croissance (autour de 0% actuellement, en négatif pour bientôt) pas de nouvelles recettes fiscales, donc pas de possibilités de faire face à la dette par ce biais. Que reste t-il alors pour ne pas déclarer la faillite ? L’austérité et l’augmentation des impôts seront insuffisants, aggraveront la récession et entraîneront de graves troubles politiques et sociaux. La dévaluation de la monnaie par l’inflation devient la seule issue. Le dollar pourra ainsi perdre jusqu’à 30% de sa valeur pour rééquilibrer les déficits et diluer du même coup les créances détenues dans le monde (Chine, Japon, Algérie etc…). Autrement dit, pour acquérir un quelconque bien, qu’il soit industriel, alimentaire ou autre, il faudra débourser, dans ce cas, 30% de plus ! Ce qui revient à dire que nos avoirs en dollar auront perdu 30% de leur valeur (soit le tiers de 173 milliards de dollars) !
Ce raisonnement aurait pu n’être que de la théorie. Malheureusement, les marchés nous montrent que c’est exactement ce qui est entrain de se passer. En réalité et par rapport à l’or par exemple, le dollar a déjà perdu plus de la moitié de sa valeur en deux années, passant de 800-1000 dollars l’once en 2009 à 1700-1800 dollars actuellement. Et c’est loin d’être fini. Nous pouvons donc logiquement conclure ici, que le dollar est effectivement entrain de perdre de sa valeur et que par effet directe, nos avoirs en réserve également. Cela, sans compter que cet argent est immobilisé pour rien !


2) Sur la garanti contre le risque de change.
En diversifiant nos avoirs sur deux principales monnaies (dollar et euro), nos argentiers pensent se donner une garantie en cas de fluctuation de change ; une monnaie gagnant en valeur ce que l’autre perdrait. Cela aurait été vrai s’il n’y avait que ces deux monnaies sur les marchés de change, s’il s’agissait de la seule alternative. Or, les marchés offrent de multitudes issues à des investisseurs et à des spéculateurs cherchant refuge pour fuir les risques. L’euro étant tout aussi gravement malade que le dollar (bien que pour d’autres raisons), les fonds fuiront et le dollar et l’euro à la fois. Cela explique l’actuelle valorisation de l’or, de l’argent métal, des matières premières ainsi que plusieurs autres devises tels le Yuan, le Yen (malgré un surendettement japonais), le Franc suisse etc…
Autrement dit, miser sur le dollar et l’euro à la fois est un mauvais choix qui aggravera notre situation et ne peut en aucun cas garantir « le taux de change » !


3) Concernant la liquidité de nos avoirs.
Puisque c’est le cas, il faut alors vite les transformer en valeur sûre. Il aurait été intelligent, dès le départ, de les laisser en sécurité en Algérie, sous forme d’hydrocarbures dans le sous-sol. Mais puisque notre « or noir » a été exhumé, nous aurions pu prévoir la situation actuelle et transformer nos avoirs en or (avec d’autres, je l’ai proposé en octobre 2009). Nous aurions pu également agir avec plus de confiance en soi et avoir une démarche prospectiviste : Depuis au moins 2008, plusieurs secteurs industriels dans le monde sont en souffrance. Il fallait alors racheter partiellement (et à très bon prix) des entreprises performantes, dans certaines activités en relation avec nos choix de développement et d’investissement nationaux. Des négociations sérieuses en liant l’apport de capital de l’Algérie et l’ouverture de certains de nos marchés à ces mêmes entreprises nous auraient fait gagner sur plusieurs points : protéger nos avoirs, s’introduire dans les secteurs industriels mondiaux, former nos élites de managers et d’industriels, répondre à nos besoins nationaux par le biais d’entreprises internationales liées à nos propres intérêts. Cela n’a pas été notre choix. Cela n’a jamais été discuté.


4) Question subsidiaire :
D’aucuns poseront la question pourquoi donc des pays comme la Chine auraient-ils misé sur le dollar et les bons du trésor américain ? Seraient-ils, eux aussi, si naïfs pour prendre le risque de perdre des centaines de milliards de dollars ? En effet, la Chine, premier créditeur des USA, détient 1160 milliards de dollars en T-Bonds et de ce fait semble être en mauvaise posture. Pourtant, à voir de plus près, le choix chinois est des plus rationnels. D’abord, relativement à sa population, la Chine est beaucoup moins exposée que l’Algérie (rapport de 1 à 5 !). Deuxièmement, ce capital en dollars n’est pas la contrepartie d’une matière première extraite à contre courant de ses intérêts mais le produit d’une montée en puissance de l’économie productive, elle-même résultant de la délocalisation depuis 30 ans de l’industrie américaine et plus largement occidentale vers ce pays. La Chine a échangé ses dividendes en dollars contre l’acquisition de la technologie, le savoir, le développement. C’était le gage qu’elle devait offrir pour son expansion. C’était le prix qu’elle devait mettre pour s’offrir les marchés américains et européens. Par ailleurs, dans le cadre d’une « guerre géostratégique », que représenteraient 1160 milliards usd pour décrocher la position enviée de première puissance mondiale qu’elle est en passe de devenir ? Rappelons au passage que les Etats-Unis ont déjà dépensé plus de 3000 milliards de dollars dans leur guerre à l’Irak. Sans succès !
Quant à l’Algérie, quels étaient les termes de notre échange avec les Etats-Unis ? Nous leur avons donné notre pétrole contre du papier imprimerie qui, d’un coup, peut ne plus valoir que le coût de son impression ! Notre échange ne s’est pas fait au profit du peuple algérien mais « de la stabilité » du pouvoir !


En conclusion, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Nos avoirs sont, malgré les dénégations de Monsieur le ministre des finances, en danger. Il est d’ores et déjà illusoire de penser tout récupérer « sain et sauf ». Mais avec une volonté politique sincère et surtout sensible à l’intérêt national et une vision économique sérieuse, des choix bien plus heureux auraient dû être faits. Pour la suite, gageons que nos gouvernants viendront nous dire « Allah Ghaleb, tout allait très bien chez nous, mais la crise nous est tombée dessus venant, comme toujours, de l’étranger !

Soufiane Djilali Coordinateur de Jil Jadid

Diamond
16/08/2011, 12h14
Algérie est en passe de perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars en valeur. La crise financière américaine qui va très vite se transformer en crise boursière puis en dévaluation drastique du dollar aura des répercussions mondiales rapides et intenses. Comme nous l’avions écrit dès l’année 2009(1), cet effondrement très prochain de la valeur du dollar était attendu depuis plusieurs mois (en fait depuis au moins 2008)

Waw, il vient la de ravir la vedette aux analystes financiers de Bloomberg et Reuters, bravo champion.

maB2rOc
16/08/2011, 12h28
bof même si on analyse si on peut appeler sa comme sa était vrai , Algérie ne sera inchallah pas déstabilisé pour autant , et si inchallah Amérique s'effondre vous pourrez toujours exiger un transfert technologie :rolleyes::mrgreen:

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