PDA

Voir la version complète : Le malaise des jeunes en Kabylie


Page : [1] 2 3 4

morjane
17/05/2006, 17h29
La Kabylie n’a guère vécu ce genre de léthargie qui semble peser sur elle depuis quelque temps. En effet, la région, qui a toujours été à la pointe du combat pour la démocratie et les libertés et qui, un temps, a connu une tempête des plus difficiles, a retrouvé le calme et la sérénité, mais les problèmes ont-ils été pour autant réglés? «That is the question !»

Aujourd’hui que la colère semble avoir baissé et de beaucoup, suite à la situation ayant entraîné une partie de la population et notamment les jeunes à sortir dans la rue et à déclencher des événements difficiles et même sanglants. Les choses ont certes «bougé» quelque peu, mais il reste l’essentiel, et l’essentiel c’est justement le chômage des jeunes gens.

Si, ailleurs, l’agriculture et certaines entreprises de travaux publics arrivent à employer quelques bras, en Kabylie, c’est pratiquement le désert avec des secteurs économiques devenus des plus arides. Les entreprises de travaux publics et les sociétés employant beaucoup de main-d’oeuvre ayant, dès le déclenchement des événements dits du Printemps noir, choisi d’autres cieux plus cléments. Aujourd’hui, dans les villages, les mêmes jeunes gens qui se plaignaient aussi bien du chômage que de la malvie et du manque total des loisirs, recensent les mêmes causes ayant produit les mêmes effets.

Ils sont là à attendre une improbable opportunité et à espérer plutôt un emploi qui est une sorte de loterie. Rencontré à Takheribt, un hameau de Maâtkas, Ahmed est un jeune diplômé de l’enseignement supérieur. Une licence de psychologie en poche et beaucoup d’amertume, le voici comme il dit «tenir les murs du matin au soir». «De la djemaâ à la maison et de la maison à la djemaâ. Aller en ville, et pour quoi faire et avec quel argent?» dira-t-il. Un autre plus âgé, mais allégé des diplômes fait-il remarquer, car selon lui, «et qu’ont réussi à faire ces diplômés?» donc celui que le groupe appelle Seddik explique qu’avec sa table de revendeur de tabac il gagne chichement peut-être mais honnêtement sa vie. Il plaint Ahmed «qui n’est pas en mesure de se débarrasser de son complexe de cultivé et qui de ce fait rate le train. Il est temps de ramasser l’argent qui permettra de quitter ce pays», dira Seddik.

On laisse ce groupe à ses rêves et à ses peines et on va visiter un autre village: Bouhoukal dans la commune voisine de Boumahni. Là, nous trouvons des jeunes à Tajmaât. Ils étaient en train de discuter de tout et de rien, on les approche et on se mêle aux conversations. Tout y passe la dureté des temps, la cherté de la vie, et bien sûr le chômage. Le plus âgé du groupe de jeunes, Boussad prend la parole pour expliquer que «la situation est de plus en plus compliquée pour les jeunes. Que voulez-vous que l’on fasse ici? A moins de s’expatrier comme le faisaient nos parents il n’y a ni agriculture, ni artisanat et encore moins d’industrie par ici. Le matin on se lève pour venir à la Djemaâ et dans le meilleur des cas aller à Boghni et on rentre le soir avec cette désagréable impression d’avoir vécu cette journée inutilement». Lakhdar, quant à lui, dira: «Il ne reste que l’émigration et encore, même celle-ci est carrément impossible avec un visa des plus difficiles à obtenir, en fait, aujourd’hui le jeune algérien est mal vu partout. La poisse, je vous le dis, nous colle à la peau!» Un vieux bonhomme qui a traîné comme il le dit «ses savates sur les chantiers d’Europe», intervient pour expliquer aux jeunes: «Vous ne savez pas combien l’émigration est dure. Vous croyez que là-bas les choses sont roses et vous vous trompez!» Ensuite, il donne un aperçu de la difficile vie dans l’émigration: papiers difficiles à obtenir, travail au noir et donc carrément exploitation de la force de travail, peur des contrôles policiers, problème de l’hébergement etc. Et le vieux de conclure: «Attention, là-bas vous ne devrez compter que sur vous-mêmes. Ce n’est pas l’Algérie!» Les jeunes le regardent et incrédules lui répliquent: «Oui peut-être, mais là-bas au moins on aura un travail!»

Les filières du visa

Partir, aller loin en espérant pouvoir faire sa vie ailleurs. Partir avec, dans les yeux, plein de mirages, c’est, semble-t-il le destin des jeunes. Hier c’était uniquement les garçons qui cherchaient à partir se requinquer quelque peu et ainsi aider «les vieux restés au pays». Aujourd’hui même les jeunes filles ne pensent plus qu’à cela. En effet elles sont de plus en plus nombreuses celles-là qui ne voient d’alternative à leurs «problèmes» que partir, si possible, en France, question langue, proximité et aussi réconfort par la présence nombreuse des gens du pays. D’autres ont exploré d’autres voies tel le Canada. Cependant, pour aller vers ce pays, il faut bien de l’argent ne serait-ce que pour payer ces cabinets d’avocats- conseils qui sont censés vous préparer une immigration sans problème! Les prix demandés sont des plus exorbitants pour de jeunes gens. Aussi, rares sont ceux qui peuvent débourser les trente millions de centimes demandés. Aussi la France, malgré les difficultés de plus en plus inextricables, reste le pays le plus prisé. Le visa est de moins en moins accordé mais il semble que des filières sont en place pour ramener un visa en bonne et due forme contre paiement d’un pot-de-vin pouvant aller, selon certains, jusqu’à 20 millions de centimes. Quand ce «recours» n’est pas possible alors d’autres vous proposent de vous emmener jusqu’en Egypte et de là, vous rejoignez, avec des passeurs, Johannesburg et ensuite une longue traversée vers l’Europe et la France. Cette voie expérimentée par plusieurs, dit-on, est des plus difficiles. Avec, à la clé, les dangers qui pèsent sur les «victimes» qui auront alors à traverser les zones connaissant des turbulences! Lounès, lui, a essayé toutes les filières sauf, précise-t-il, celle de Johannesburg. Aussi et après avoir essayé la procédure normale, c’est-à-dire le dépôt d’une demande de visa au consulat français à Alger et essuyé maints refus, il s’est rapproché des gens qui lui ont promis de lui ramener ce fameux sésame. «Ils ont demandé trente millions de centimes et ce sera, m’ont-ils précisé, à mes risques et périls!» Un autre jeune qui a tenu à garder l’anonymat car, dira-t-il, «je veux essayer une autre fois encore!» parle des harraga. «On paie un marin, on se fait petit et au bout de deux jours on est à Marseille!» Pour lui les histoires de marins jetant à la mer des jeunes gens sont une invention de journalistes.

Les élus face aux problèmes

Les élus locaux, approchés, désespèrent face au problème car, pour eux, la solution réside dans la venue d’investisseurs dans la wilaya ou encore d’un effort considérable des pouvoirs publics. A leur niveau, les élus disent ne pas avoir les moyens colossaux que demandent des projets pouvant répondre à l’attente de la région. Ainsi, M.Aïssat Rabah, le président de l’APW, n’hésite pas à parler d’un programme spécial pour la wilaya qui a tant souffert et qui accuse tant de retard.

Les autres élus partagent son point de vue et certains d’ajouter que les communes sont à même de s’occuper d’une piste ou d’organiser la collecte des déchets ménagers et c’est beaucoup. Car selon eux, rares, les communes de Kabylie qui sont en mesure de faire quelque chose.
Les citoyens savent que seul le bâtiment est en mesure d’absorber les innombrables bras restés depuis belle lurette inexploités. Mais le problème du foncier allié à l’absence d’entreprises de réalisation, pour ne parler que de cela, semble freiner les énergies. La Kabylie attend donc que l’on veuille bien se pencher sur ses problèmes.

Les pouvoirs publics semblent s’être «secoués» et donnent cette impression d’avoir saisi le message et les appels au secours de ces jeunes gens qui, sans être violents, peuvent et, ils l’ont hélas démontré, céder à la...colère. Il y a comme une urgence et l’administration serait bien inspirée de saisir cette opportunité pour réfléchir vite et bien et trouver une solution durable à ce problème. La Kabylie vaut bien une messe.

Par L'expression

orandxb
17/05/2006, 18h40
l'article m'a donne l'impression que l'algerie hors kaylie est prospere.

ferrailleur
17/05/2006, 19h15
non ils ne sont pas prospères mais eux ça fait rien..

amarimaa
17/05/2006, 20h17
c'est pas propre à la jeunesse kabyle.... au moins eux ils ont de la verdure , des grandes villes pas loin..imagine quand t'habites en plein désert... tu as pour seul horizon le sable

salimde
17/05/2006, 20h47
Franchement je vois les kabyles comme tous les algériens même si ça déplait à certain kabyles qui renient ce qu'ils sont des Algériens

le loup
18/05/2006, 20h15
:redface: Les kabyles algeriens, c est comme des oranais algeriens et point c est toput, meme certains energumenes veulent exploiter une richesse culturelle, pour semer la zizani entre ls algeriens.
La difference n est quand dans les esprits de ceux qui veulent divisier l algerie ont ethnie, etpar le meme contexte retarder l algerie dans ces avances a etre une piece maitresse du maghreb et de la mediteranen.

orandxb
18/05/2006, 20h21
Les kabyles algeriens, c est comme des oranais algeriens

les oranais sont algeriens??? :mrgreen:

salimde
18/05/2006, 20h31
Des fois tu delire grave je t'image tous jouflu avec un aire tous naîf et je te remercie de me faire rire même si tu le fais pas exprès.Reste comme tu es!

orandxb
18/05/2006, 20h37
tu le fais pas exprès.

si tu crois ca,c'est toi le naif. :mrgreen:

salimde
18/05/2006, 21h00
je plaisante alors tu as perdu ton sens de l'humour

orandxb
18/05/2006, 21h02
non non je l'ai pas perdu.la preuve y a le visage vert. :mrgreen:

salimde
18/05/2006, 21h05
alors dis tu es jouflu

orandxb
18/05/2006, 21h19
attends,je cherche la definition du mot jouflu. :mrgreen:

FENNALA
19/05/2006, 00h07
Ubi solitudinem faciunt, pacem appellant. :rolleyes:

- ou ils font un desert, ils disent qu'ils ont donne la paix -. Tacite.

U.S.U
19/05/2006, 13h44
bonjour les jacobins....


revisez juste un peu l'histoire, les kabyles ont une histoire riches de plusieurs millénaires, une culture, une langue etc...on va pas refaire le débat... on sait tous ce qui s'est passé il y a 14 siecles....mais ce n'est pas une raison pour occulter la spécificité kabyle.

Restez dans votre aliénation mentale, le système algerien d'après 62 est toujours dans vos tête!

orandxb
19/05/2006, 13h52
Restez dans votre aliénation mentale, le système algerien d'après 62 est toujours dans vos tête.

y on a qui dormait pendant les cours d'histoire.

absente
19/05/2006, 14h43
C'est marrant, la seule chose qui ait retenu votre attention c'est que ça se passe en Kabylie. La misère et la galère des jeunesl le visa à 20 millions, la filière clandestine par l'Afrique du Sud n'ont suscité aucune remarque. :confused:

KAOUS
19/05/2006, 14h46
bonjour
il serait temps pour certains de revenir a la realité aussi triste qu'elle puisse etre.

salimde
19/05/2006, 17h28
Que veux tu que je te dise !!!!
Reste dans ton monde ou tu crois que nous sommes résponsable de vos dérives
Et je suis convaicu que la majorité des Kabyles son honnête et ne jouent ton jeu
qui consiste être un renégat et ce de façon consciente ou non.
Allé on n'a vraiment pas les mêmes valeurs.

zwina
19/05/2006, 18h25
Tu qualifies de renégat celui qui ne veut pas renier ses vraies racines ???? Prend un dictionnaire pour comprendre la signification des mots que tu emploies :mrgreen: Et retourne jouer à la marelle :lol:Et apprend bien tes leçons ça te servira plus tard quand tu voudras discuter avec des adultes :mrgreen:

salimde
19/05/2006, 18h36
la vérité est toujour difficile à entendre!!!
Honnêtement essaye de te gérer pour avoir une vrai objéctivité qui pourrais te permettre de sortir de ta paranoîa que je voit progrésser tous les jours un peu plus.Dans le monde réelle je peut t'assurer que les Algériens ne veulent aucun mal aux Kabyles et si tu ne me crois pas va à la rencontre d'Algériens ça te rassura et je pense que tes crises diminurons .Tu dois penser que je t'en veux mais je n'est rien contre toi.Mais tu as une facheuse tendance à fuir dès que tu manque d'argumentation et tu reviens avec un texte persuadé qu'il confirme tes pensées issues de ta paranoîa du moment.

zwina
19/05/2006, 18h44
Tu viens de démontrer à tout le monde ce que tu es......... :39: :39: :39: malheureusement pas de remèdes à la kabylophobie qui vire aux insultes gratuites :rolleyes:

orandxb
19/05/2006, 18h56
souvent,lorsqu'on manque d'argument on derive la discution.
l'article propose par morjane dont le titre"le malaise des jeunes kabyles" nayteh gheir saliha.sauf,si vous croyez vous tous et zwina specialement.que les autres algeriens ne manquent de rien ou du moins qu'ils vivent mieux que les kabyles.

zwina
19/05/2006, 19h21
Non justement pas mieux lis un peu ce qui suit :

ALiberté(Mercredi 17 Mai 2006)


Elles faisaient partie d’un groupe qui a tenté de rallier l’Europe
Des femmes harragas repêchées au large d’Oran


Par : F. Boumediene
Lu : (3435 fois)


Les gardes-côtes ont porté secours à 7 personnes, dont deux jeunes femmes, à bord d’un canot pneumatique endommagé à 4 miles au large de Bouisville.

Au moment où des familles de “harragas algériens” s’étaient regroupées, hier matin, au siège du Croissant-Rouge avec le désir de créer une association et dire tout le drame qui se joue quotidiennement au large des côtes algériennes, les garde-côtes de la frange marine ouest portaient secours à 7 harragas dont deux jeunes filles. Ils se trouvent en bonne santé, puisqu’ils ont pu descendre seuls et sans aucune aide du patrouilleur qui les a ramenés au port d’Oran.
Âgés de 23 à 30 ans, originaires d’Oran et de Tlemcen pour l’un d’entre eux, ce groupe de candidats à l’immigration clandestine a pu être secouru par les garde-côtes, hier à 10h30, alors qu’ils étaient depuis plusieurs heures dans l’eau s’agrippant avec la rage du désespoir à un canot pneumatique. Selon les déclarations faites aux agents de la sécurité, ils sont partis de Bouisville, sur la Corniche oranaise, mardi dernier à 6h30 à bord d’une embarcation pneumatique, achetée à Bouzedjar et qui n’avait aucun numéro d’immatriculation. Une demi-heure à peine après avoir quitté la côte, leur embarcation aurait heurté un rocher en raison de l’épais brouillard, et très rapidement, ils ont coulé. Organisés dans leur tentative de rejoindre les côtes espagnoles, les 7 harragas disposaient d’un portable, c’est ce qui leur a permis, eux-mêmes, de lancer un appel de détresse aux garde-côtes qui ont pu les récupérer alors qu’ils se trouvaient à 4 miles au large de Bouisville. Jusqu’ici, les 7 jeunes gens, qui ne disposaient d’aucune pièce d’identité, déclarent avoir voulu se rendre aux îles Habibas, sachant pertinemment qu’ils encouraient jusqu’à 6 mois de prison
pour tentative d’immigration clandestine.
D’ailleurs, ils seront présentés, aujourd’hui, au parquet du tribunal de Aïn El-Turk territorialement compétent. Durant tout le temps qu’ils ont passé à répondre aux questions des agents de police, leur regard fuyant était celui des personnes perdues, avec ce sentiment de malaise profond qui se dégageait de tout leur corps.
L’information que des candidats à l’immigration clandestine avaient été retrouvés vivants, à tôt fait de parvenir aux familles de harragas réunies au même instant au siège du Croissant-Rouge algérien d’Oran, avec les responsables du service des rétablissements des liens familiaux (RSF). En quelques minutes, la tension montait chez les pères et les mères que nous venions juste de rencontrer. Plusieurs d’entre eux se sont précipités au port d’Oran avec nous, espérant y retrouver le fils, qu’ils recherchaient, certains, depuis des mois. Vacillants presque, ils ne purent constater, une fois de plus, que pour eux c’était une fausse alerte, une de plus, malheureusement.
En effet, ces familles de harragas qui se comptent par dizaines, rien qu’au niveau d’Oran, ont déposé des demandes auprès du service RLF du CRA pour que des recherches soient menées en Espagne notamment par le biais de la Croix-Rouge espagnole. Pour la seule journée d’hier, les bénévoles du CRA ont enregistré 24 nouvelles demandes de recherche, alors qu’ils ont déjà à leur niveau plus de 20 dossiers. Sur 34 enquêtes menées, 8 se sont avérées positives et 6 négatives.
Mais pour ces pères et ces mères de harragas que nous avons rencontrés, la détresse, la souffrance est terrible. C’est un poids incommensurable qu’ils doivent porter chaque jour. Mohamed, qui est sans nouvelles de son fils de 23 ans depuis le 17 mars, vit en suspens.
Chaque information, chaque rumeur faisant état de harragas retrouvés ou de corps repêchés le rend fou : “Ouldi h’rag le 17 mars, à chaque fois que j’entends que la mer a rejeté un corps, je cours à la morgue…, j’ai été partout à Bouzedjar, à Béni Saf, j’ai appelé les consulats algériens au Maroc, en Espagne rien… IIs me raccrochent au nez !... Pourquoi ? Pourquoi dans ce pays, les responsables ne veulent rien faire pour ces jeunes, donnez-leur du travail !…” La colère s’empare du vieil homme qui ne comprend pas pourquoi on cherche avant tout à le culpabiliser lui en tant que père et d’ajouter : “Ils ont des milliards au gouvernement, pourquoi ne donnent-ils rien à ces jeunes pour les aider au lieu de les laisser partir comme ça et mourir…” Une mère, qui elle aussi reste sans nouvelles de son fils harraga parti en février dernier avec un groupe de 11 autres jeunes, nous lâche : “Je veux que les autorités fassent le nécessaire pour ramener les corps qui ont été retrouvés sur les côtes espagnoles… ça ne fait rien, mort ou vivant mais que je sache où est mon fils !… Est-ce qu’ils sont incapables de nous les ramener…”
Certains n’ont plus ni le courage ni la force de parler, la voix cassée, la gorge nouée par les sanglots. Plusieurs ont quitté la salle n’en pouvant plus. Un jeune homme venu de Tiaret pour tenter d’avoir des nouvelles de son frère, lui aussi, embarqué à partir de Bouzedjar à destination de l’Espagne, a toutes les peines du monde à contenir sa douleur : “J’ai aidé mon frère pour qu’il paye son passage, 3 ont été retrouvés vivants, 3 autres sont morts et 6 sont portés disparus… J’ai cherché partout et personne ne m’aide ou ne nous accorde de l’importance !…”Et c’est ce qui est le plus difficile à vivre pour ces familles qui sont seules face à ce drame inhumain, ne sachant si les leurs sont morts ou vivants.
Aujourd’hui, les familles de harragas à Oran veulent s’organiser, se constituer en association pour qu’enfin les autorités cessent de se voiler la face, qu’on écoute leur souffrance et qu’enfin, en Algérie l’on reconnaisse qu’il s’agit là, non pas d’un phénomène ponctuel, mais d’un véritable fléau. L’ensemble de la société est touchée et on se retrouve en fait devant une forme de suicide social collectif. “en restant ici, ils se considèrent comme morts, c’est pour cela qu’il y a tant de harragas en Algérie, ce pays est en train de tuer sa jeunesse !…” nous lâchera un jeune qui a ainsi perdu plusieurs de ses copains une nuit en partance vers ailleurs.
Pour l’un de nos interlocuteurs qui a trois membres de sa famille disparus, des jeunes universitaires, l’association est la seule solution pour que ces jeunes “ne soient pas que des chiffres, des faits divers… que les autorités assument leurs responsabilités !…” finira-t-il par dire.

Les services de sécurité ont fait mention dans leur rapport à la page 35 ce qui suit : «Depuis la crise pétrolière de 1986, des pans entiers de la société algérienne ont sombré dans la pauvreté. En l’an 2003, et malgré des réserves de changes dépassant les 30 milliards de dollars, un Algérien sur trois vit en dessous du seuil du seuil de pauvreté». alors que le ministre de la solidarité nationale parle de 72 302 personnes démunis en Algérie.

Certains réclament une autonomie, d'autres fuient au risque de leur vie, d'autres demandent des visas mais tous pour les mêmes raison essayer de se sortir de la misère dont tous le peuple algérien souffre. Certains font simplement plus de bruits que d'autres mais les raisons sont les mêmes partout.

orandxb
19/05/2006, 19h31
@ zwina,

tu vois.on n'a pas parler du"malaise des jeunes oranais", "malaise des jeunes oranaises"ou "maaise des jeunes oranais et oranaise".du cote d'Oran.y a aucun complexe.

zwina
19/05/2006, 20h01
Exact mais qui manipule la presse et la télévision algérienne ?????

orandxb
19/05/2006, 20h09
Exact mais qui manipule la presse et la télévision algérienne ?????
Aujourd'hui 22h31

heuuu,les kabyles?? :mrgreen:

je deconne.mais ecoutes qui que ce soit celui ou ceux qui manipule la presse algerienne.on doit etre d'accord que les kabyles veulent se demarquer des algeriens et pourquoi ca??parce que l'algerie est en difficulte.

p.s. je ne parle pas des kabyles oranais.ce probleme de kabyles arabes ne se pose meme pas.

zwina
19/05/2006, 20h23
Justement le problème ne se pose pas à Oran parce que arabe et kabyle cohabite depuis très longtemps ensemble sans que cela est créee le moindre problème entre eux. Dans la réalité, sur le terrain arabophone et berberophone cohabitent sans aucuns problèmes mais là il s'agit du peuple.... Mais tu prends les grands titres de la presse algérienne et régulièrement la Kabylie ou la jeunesse Kabyle ou l'insécurité en Kabylie font la Une des journaux alors que les problèmes que nous rencontront sont les mêmes dans toute l'Algérie (nous avons un problème de plus ils voudraient que l'on ne parle plus notre langue). Ce jeune oranais qui dit dans l'article : en restant ici, ils se considèrent comme morts, c’est pour cela qu’il y a tant de harragas en Algérie, ce pays est en train de tuer sa jeunesse C'est exactement la même phrase que la jeunesse kabyle scandait pendait les manifestations : "vous pouvez nous tuez car de toute façon nous sommes déjà mort". Ces phrases ce ne sont pas les "zimigrés " qui les ont prononcées mais bel et bien notre jeunesse algérienne. Justement de plus en plus d'émigrés prennent conscience que la jeunesse algérienne n'en peut plus et qu'ils seraient tant que nous les aidions à sortir de cet engrenage. Manifester en Algérie c'est s'exposer à recevoir des balles réelles alors si chacun arabophone ou kabylophone pouvant oeuvrer de quelques façons que ce soit pour les aider le faisait peut être que nous pourrions contribuer à les sortir de cette situation. Il est évident que ce n'est pas l'intérêt du gouvernement algérien que les berbérophones et les arabophones s'unissent pour réclamer un meilleur avenir pour la jeunesse algérienne.........Le livre de chevet de nos dirigeants a toujours été Machiavel et ils ont du constituer de sacré stock.

orandxb
19/05/2006, 20h35
@ zwina,

oui mais la difference est que ces harragas n'ont pas brules le drapeau algerien.moi je condamne tout act de se demarquer de son algerienite.je suis d'abord un algerien et je suis d'abord vu comme un algerien par les autres.

question parler la langue berbere,je suis absolument pas d'accord avec toi.personne n'a empeche les berberes de parler berbere.la langue berbereest dans les ecoles,la television,le parlement et on a meme un premier ministre qui repond en berbere a des questions poses en berbere.

moi qui ai "arabe"je fais des efforts pour apprendre le kabyle.mais on m'a apprit que les gros mots :mrgreen:

et pour l'union arabe kabyle,je trouve le mot UNION un peu fort car de mon cote,y a pas division.

p.s faut laisser le gouvernement tranqui,surtout quand on est capable de voler 300 couvercles d'egout en 2 nuits.meme les chinois ne sont pas si rapides. :mrgreen:

salimde
19/05/2006, 20h36
Tu tu peux constater en t'informant qu'un Kabyle peut se rendre ou il veut en Algérie.Mais un Arabe en Kabylie très difficile donc quand tu parle de l'union des Algériens s'est au Kabyle qu'il faut que tu d'adresse.Je te demande d'être sincère avec toi même si tu as le respect des tiens.

Cookies