PDA

Voir la version complète : Produits agricoles transformés: Bond de 23% à l’export


othmane26
17/08/2011, 04h55
Après une bonne campagne 2009/2010, les exportations des produits agricoles transformés ont marqué cette saison un bond de 23%. La campagne qui s’est déroulé du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, a enregistré un volume de près de 300.000 tonnes contre 244.000 environ à fin 2010.
Par produit, les olives de table représentent plus de 25%. Leurs expéditions ont atteint 69.100 tonnes, soit une augmentation de 7,5%. Les ventes restent, toutefois, concentrées sur l’Union européenne à raison de 65% des quantités exportées. Le reste ayant été écoulé sur les autres pays de l’Europe du Nord, du Moyen-Orient et d’Amérique.
Les autres produits traditionnels, comme les cornichons, les câpres ainsi que les produits surgelés et les jus de fruits et légumes ne sont pas en reste. A titre d’exemple, les câpres et cornichons ont amélioré leurs ventes de 11,7% d’une campagne à l’autre. Au total, les expéditions ont porté sur 17.240 tonnes contre 15.430. Les produits surgelés ont enregistré une progression de 5,8% à 54.940 tonnes au lieu de 51.940 tonnes. Quant aux jus de fruits et légumes dont les exportations s’étaient inscrites en forte baisse jusqu’en 2007 ont confirmé leur tendance à la reprise. Pour cette campagne, ils ont enregistré un accroissement de 15,2% à 3.000 tonnes contre 2.600 la saison dernière.
Mais l’évolution la plus fulgurante est affichée par les exportations des huiles végétales, et huile d’olive. Au total, les ventes ont porté sur 68.260 tonnes contre 38.290 à la fin de la campagne précédente. A elles seules, les expéditions ont quasiment doublé passant de 19.300 à 37.800 tonnes. Mêmes les autres familles comme les céréales, les épices et plantes aromatiques qui accusaient un fléchissement au cours des 3 dernières campagnes ont vu leurs expéditions orientées vers la hausse. Seules les conserves de fruits et légumes et les produits déshydratés tardent encore à renouer avec la reprise.
Mais de manière générale, d’importantes marges de progrès restent à réaliser au niveau de la valorisation. Plus particulièrement en ce qui concerne les olives de table qui s’érigent en produit phare du secteur. Surtout, que dans ce domaine, la valorisation y constituait la règle il y a à peine une décennie. Mais, ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, c’est le vrac qui prédomine à l’exportation. Il en est de même pour les conserves de fruits dont le principal débouché demeure l’industrie confiturière européenne. Une diversification des fruits et légumes en conserves ou surgelés est de nature aussi à étoffer l’offre exportable.


leconomiste

Cookies