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nacer-eddine06
17/08/2011, 21h13
Le favori de la primaire du PS souligne dans Le Nouvel Observateur certains des "efforts" que les Français devront "consentir" pour que la France profite à nouveau d'un "cercle vertueux"



Les questions économiques et les solutions à apporter à la crise sont au coeur du "Rêve français" de François Hollande, livre à paraître le 25 août, à six semaines de la primaire socialiste qui désignera le candidat à l'élection présidentielle. /Photo prise le 8 juin 2011/REUTERS/Ulrich Chofflet (c) Reuters
"Je veux dire la vérité aux Français." François Hollande a décidé de ne pas attendre une toujours hypothétique victoire à la primaire du parti socialiste pour dévoiler la vaste réforme fiscale qu'il mettrait en place si les Français lui confiaient les clés de l'Elysée. Car même s'il compte mener conjointement "le rééquilibrage des fiances publiques, le rétablissement d'une offre compétitive" et "la réduction des inégalités", le député et Président du Conseil général de la Corrèze juge que la réforme fiscale sera l"acte premier, la condition préalable à la formation d'un cercle vertueux".

Dans la Tribune publiée par Le Nouvel Observateur, François Hollande explique comment il entend améliorer le rendement de l'ensemble des prélèvements et simplifier l'impôt. Après avoir répété qu'il souhaitait fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG, il souligne qu'il faudrait aussi élargir l'assiette de tous les impôts, proposition plus radicale que celle qui figure dans le programme du PS.

50% d'IS en moins pour les très petites entreprises

L'ex-patron du PS se veut également plus précis, par exemple quand il prône "un abaissement de moitié de l'IS pour les très petites entreprises". Estimant qu'il n'est plus "possible d'alourdir le coût du travail" compte tenu des déficits commerciaux de la France, François Hollande va même jusqu'à proposer "un basculement des cotisations patronales de la branche famille vers des prélèvements d'Etat (notamment par la fiscalité écologique)".

Enfin, bien qu'il souligne les risques que prendrait "la France à s'écarter de la trajectoire qui l'a conduite à maîtriser son endettement public"? François Hollande prend bien soin dans cette tribune à ne pas évoquer explicitement la "règle d'or" que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel souhaitent désormais imposer aux Etats-membres de la zone euro.

par la rédaction de Challenges.fr

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