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Voir la version complète : Libye : Six mois de bombardements… et une confusion totale


benam
20/08/2011, 11h25
Alors que la guerre en Libye s’enlise, les doutes se multiplient sur l’issue du conflit.

Ce devait être une guerre éclair. Le régime du colonel Kadhafi devait tomber en quelques jours, comme un fruit pourri. Et la population libyenne allait forcément se soulever en masse contre le dictateur… Hélas ! malgré six mois de bombardements intensifs, rien de tout cela ne s’est produit. Cette guerre, qui coûte chaque jour un million et demi d’euros à la France, n’a pas atteint ses objectifs. D’où cette question : les Occidentaux ne se sont-ils pas lancés trop vite dans cette guerre, sur la base d’informations erronées ?

Exemple : pour obtenir l’intervention étrangère, la rébellion a fait état de « milliers de morts », sous les balles de l’armée de Kadhafi. Aujourd’hui, la plupart des observateurs estiment que ces chiffres ont été gonflés. Des médecins occidentaux, présents en Libye, avaient très tôt mis en doute ces bilans, indiquant qu’il y avait très peu de blessés dans les hôpitaux. Ces allégations ont pourtant justifié en partie l’intervention des Occidentaux.

Manipulations ?

Autre exemple : le Conseil national de transition (CNT), ce gouvernement provisoire opposé à Mouammar Kadhafi, reconnu par 30 nations dont la France, a exhibé, dès le début du conflit, des « mercenaires africains à la solde de Kadhafi ». D’après le CNT, ces mercenaires avaient perpétré des actes atroces contre la population. Cet argument a lui aussi pesé dans la décision occidentale d’intervenir en Libye « pour éviter un massacre de civils ». Or Amnesty international a révélé que ces mercenaires supposés étaient en réalité de simples travailleurs émigrés.

Erreur d’analyse

Il est vrai que ces informations étaient crédibles, car le régime de Kadhafi a multiplié, depuis 42 ans, les actes terroristes et la répression intérieure. Son régime a été lâché par l’ensemble de la communauté internationale. Mais l’intervention militaire ne fait pas pour autant l’unanimité. Pour certains, il y a eu des erreurs d’analyse du côté occidental. Contrairement à ce qui s’est produit en Tunisie ou en Egypte, le soulèvement populaire contre le dictateur ne s’est pas produit. Mouammar Kadhafi, malgré ses excès et ses opposants, bénéficie encore de soutiens parmi la population et les tribus. Dans ce contexte, Jean-Pierrot Mahi, président de l’Association panafricaine « We are Africa », demande : « Est-il légitime que l’Otan veuille renverser un chef d’Etat dont la population ne réclame pas en bloc le départ ? »

Pour renforcer les doutes, voilà que des dissensions, parfois violentes, apparaissent au sein du CNT. D’où l’interrogation de ce diplomate occidental : « Certes, le départ de Kadhafi est souhaitable. Mais s’il tombe, qui prendra le pouvoir en Libye ? Les démocrates ou les islamistes ? Personne ne le sait ! »

Résultat : les dirigeants de la coalition ne réclament plus, comme préalable à l’arrêt des bombardements, le départ de Libye de Kadhafi : « Il peut rester dans son pays, mais il faut qu’il abandonne le pouvoir », dit en substance Alain Juppé, notre ministre des Affaires étrangères.

Une source libyenne proche du pouvoir explique à France-Soir : « Chacun pressent que la guerre n’apportera pas de solution. Les deux parties doivent donc s’asseoir à une table de négociations. » Depuis plusieurs semaines, des discussions informelles ont lieu entre rebelles et représentants de Kadhafi… qui se connaissent depuis longtemps. Un proche du dictateur a même été reçu secrètement à Paris, il y a quelques semaines, pour tenter de trouver une solution. Certes, sans résultat, mais la démarche est significative, des deux côtés.

Difficulté inattendue pour parvenir à une solution négociée, selon un diplomate : «L’intervention occidentale, parce qu’elle a échoué jusqu’à présent, a renforcé le colonel Kadhafi. Un moment affaibli, le voilà à nouveau inflexible. Contrairement aux plans de l’Otan, il ne pourra pas être complètement exclu de la négociation.»

France Soir
16/08/2011

oukil salah
20/08/2011, 13h47
Alors que la guerre en Libye s’enlise, les doutes se multiplient sur l’issue du conflit.

il n y'a pas dedoute ce sera fini dans quelques jours et le peuple lybien fetera sa liberation de la dictature

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