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Voir la version complète : 22 personnes assassinées : Bachar Al Assad poursuit sa boucherie.


RoboCop
20/08/2011, 11h36
S’étant pourtant engagé à cesser sa guerre, Bachar Al Assad a quand même fait couler hier le sang de ses compatriotes.

Au lendemain du premier appel des Occidentaux au départ de Bachar Al Assad, le sang a coulé en ce troisième vendredi du Ramadhan dans le sud de la Syrie, où avait commencé mi-mars le mouvement de contestation contre le régime en place depuis près d’un demi-siècle. Sous le slogan «Les prémices de la victoire», des manifestants ont bravé les forces de sécurité, qui ont tué 19 personnes et fait de nombreux blessés, selon les militants.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH, basé à Londres), il y a eu 15 morts et 16 blessés dans des localités de la banlieue de Deraa, berceau de la contestation: 8 à Ghabagheb, dont 2 enfants de 11 et 16 ans, 5 à Hirak, 1 à Ankhel et 1 homme de 72 ans est tombé sous les balles à Naawa.

En outre, un manifestant a été tué à Harasta, dans la banlieue de Damas, selon l’OSDH, et trois autres ont été tués à Homs (centre), selon un militant sur place. De plus, deux manifestants blessés jeudi, l’un dans la banlieue de Damas et l’autre à Homs ont succombé hier à leurs blessures. Comme depuis le début du mouvement, l’agence officielle syrienne Sana a donné une version différente, annonçant que des «hommes armés» avaient tué trois policiers et un civil et blessé une dizaine de membres des forces de l’ordre à Ghabagheb, Ankhel et Harasta. Un quadrillage massif par les forces de sécurité des foyers de la contestation et les arrestations massives, visant en particulier des meneurs présumés, limitent l’ampleur des manifestations.

Pourtant des rassemblement ont eu lieu à Homs, dont l’un a réuni 20 000 personnes, et dans une moindre mesure à Deir Ezzor (est), à Lattaquié et Banias sur la côte méditerranéenne, dans deux quartiers de Damas et dans plusieurs localités de sa banlieue ainsi que près de Hama (centre), selon des militants. Et dans la région à majorité kurde du nord-est de la Syrie, près de 10 000 personnes ont défilé à Qamichli et Amouda, selon un militant sur place. Il était impossible de confirmer ces informations de source indépendante, les autorités limitant fortement les possibilités de déplacement pour la presse. Pour plus d’efficacité dans sa lutte contre le régime, l’opposition a décidé d’unifier ses rangs en créant une coalition, «l’Instance générale de la révolution syrienne», fruit de la fusion de 44 groupes et comités de coordination qui animent depuis 5 mois la contestation en Syrie.

Un vendredi rouge sang…

A Bruxelles, une réunion des ambassadeurs européens était prévue hier pour décider de nouvelles sanctions, qui pourraient se traduire par un embargo des importations de pétrole syrien, a-t-on appris hier de source diplomatique européenne.
Si les mesures punitives prises par Washington ont peu d’effets sur Damas puisque les relations commerciales étaient déjà quasiment inexistantes, il n’en est pas de même pour l’Europe, qui achète 95% du pétrole exporté par la Syrie, ce qui représente un tiers des recettes du pays. En outre, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et le Portugal ont annoncé jeudi vouloir obtenir une résolution de l’ONU imposant des sanctions, en particulier un embargo sur les armes, un gel des avoirs syriens et une interdiction de voyage pour certains responsables.

Face à cette avalanche de mauvaises nouvelles, Damas a obtenu hier le soutien de la Russie, qui dispose d’un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU. «Nous estimons que c’est maintenant qu’il faut donner du temps au président Assad pour qu’il puisse mettre en place les réformes annoncées», a déclaré une source russe au ministère des Affaires étrangères, citée par l’agence Interfax, estimant que beaucoup avaient déjà «été fait dans cette direction» à Damas. «Et le plus important, c’est l’annonce faite jeudi par Assad sur l’arrêt de toutes les opérations militaires. C’est une avancée très importante», a ajouté la source russe.

Par El Watan - Rédaction internationale.

oukil salah
20/08/2011, 13h44
comment l'iran le hizboullah et la russie soutiennent une telle boucherie ?

MEJENLO11
20/08/2011, 14h40
Malheureusement, il peut "faire mieux que ça", le mot boucherie est soft
par rapport à tout ce qu'il peut encore faire. Les prochaines semaines
attesteront cela. Cela ne peut que s'aggraver, et, des tueries il y en aura
encore. C'est une triste réalité!

MEJENLO11
20/08/2011, 14h45
L'Iran, le Hezbollah et la Russie ne peuvent que soutenir la Syrie,
avez-vous entendu parler du "baathisme", son origine, ses liens
avec ces Etats ou courants?

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