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Voir la version complète : Bouteflika en visite en Espagne


morjane
18/05/2006, 17h34
Bouteflika, invité d'honneur , est en visite en Andalousie, à Séville plus précisèment chez Juan Carlos afin de parler d'Ibn Khaldoun.

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Le président de la République se rend aujourd’hui à Séville, en Espagne, pour assister, en tant que personnalité et invité d’honneur du roi Juan Carlos, à l’ouverture des festivités de célébration du 6e centenaire du décès du penseur et savant Abderrahmane Ibn Khaldoun, qui débutent le 19 mai et ce, jusqu’à la fin du mois de septembre prochain. Les manifestations se dérouleront au Real Alcazar (Palais royal) de Séville.
L’invitation a été remise au Chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, par l’envoyé spécial du roi, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Bernardino Leon.

Au menu de cette célébration, des manifestations à caractère culturel et scientifique, des expositions, des conférences de chercheurs et ayant trait aux contributions de ce savant, né à Tunis en 1332, à la connaissance de son époque, particulièrement des deux côtés de la Méditerranée.
Contributions que lui reconnaissent les chercheurs qui ont décelé dans son œuvre des connaissances en matière de sociologie, d’histoire, de sociolinguistique, d’anthropologie, de chronique, de philosophie, d’ethnologie, de médecine et de droit, d’autant qu’il avait occupé des fonctions politiques et juridiques.

Cette rencontre, qui se veut également un hommage posthume, tournera donc autour des aspects économiques, sociaux et politiques à partir du XIVe siècle qui ont déterminé les pouvoirs en Méditerranée qui se reflètent dans le XXIe siècle.

L’objectif de cette manifestation est, selon les organisateurs, d'analyser le XIVesiècle, de présenter l'œuvre d'Ibn Khaldoun et ses apports à la connaissance du monde musulman de son époque.
D’autres manifestations ont déjà été organisées dans ce cadre. L’exposition intitulée “Ibn Khaldoun et la Méditerranée au XIVe siècle” — qui se décline sous les thèmes : “Le XIVe siècle : temps et espaces”, “La situation des États”, “Guerres et expansions”, “Commerçants et marchandises”, “Démographie et apocalypses”, “Géographie artistique”, “Profil historique et apports culturels d'Ibn Khaldoun (1332-1406)”, “Le chemin vers la Renaissance”, “Séville au XIVe siècle” — prévue dans le programme de Séville a déjà été organisée à l’Unesco et transitera ensuite par Paris. Par ailleurs, le 600e anniversaire de la mort du père de la Muqaddima a été au centre du colloque international, qui a duré deux jours, organisé par l’Université de Tiaret et qui a vu la participation de plusieurs chercheurs et enseignants venus de différents pays européens et arabes.

En célébrant celui qui a créé un pont par son œuvre et son parcours entre l’Occident et le monde musulman — à travers différentes villes arabes, Tunis, Tiaret, et européennes, Paris, Séville — implicitement, la vue est recentrée sur une actualité marquée certes par une agitation, mais dont les acteurs, à l’image du président du gouvernement espagnol, M. Zapatero tente, à travers son initiative, dont il a donné les contours lors du Sommet d’Alger de la Ligue arabe de rétrécir les clivages entre deux univers, deux civilisations, deux cultures, l’Occident et le monde arabo-musulman, dont les liens ont été rompus.

L’exemple d’Ibn Khaldoun vient à point nommé restituer la problématique en imposant une vision objective des perspectives des relations entre les deux “mondes”. En lieu et place du très péjoratif, subjectif et controversé “Choc des civilisations”, M. Zapatero a lancé l’Alliance des civilisations qui a vite fait de connaître un succès et une adhésion, y compris de l’ONU qui a institué et installé un comité des sages composé de 18 personnalités au mois de septembre 2005.

Par ailleurs, le choix d’Alger pour annoncer l’initiative de l’Alliance des civilisations a été dicté, selon les observateurs, par l’intérêt qu’accorde l’Algérie à l’aspect culturel et civilisationnel dans la fondation des relations avec l’Occident d’une part.

D’autre part, le sommet est intervenu à un moment où le débat sur “les civilisations”, entamé par les tenants de la radicalité exclusive commençait à s’exacerber. Il a été, ainsi, un moment de réconciliation, une ouverture vers la compréhension.

Séville, qui a été l’autre patrie d’Ibn Khaldoun, amorcera, 600 ans plus tard, sur le fond d’une œuvre universelle, exemplaire et d’actualité, une nouvelle perception des deux univers dont les relations ont été jusque-là souvent sujettes à des conflits politiquement conjoncturels.
La rencontre entre les universitaires, les chercheurs, les philosophes, les historiens et les hommes politiques remettra probablement ces passerelles et le débat dans un “terrain sain”.

La qualité des personnalités invitées, présidents, rois… dénote, à bien des égards, une volonté de revenir à “des rapports équilibrés” entre les pays du pourtour méditerranéen.

Par Liberté

Mockba
18/05/2006, 20h43
La qualité des personnalités invitées, présidents, rois… dénote, à bien des égards, une volonté de revenir à “des rapports équilibrés” entre les pays du pourtour méditerranéen.

C'est pas tant l'exposition (interessante du reste) qui revet un interet mais les rencontres qui auront lieu en marge. Bien vu, Bouteflika.

joandemilan
18/05/2006, 21h44
Excellente initiative de l'Espagne que j'adore, et qui affiche haut et fort sa reconnaissance à l'action positive et civilisatrice de la colonisation marocaine pendant près de 700 ans. Et Dieu sait s'il y en a eu des actes de barbarie.

Maintenant, il faut expliquer pourquoi ces dinosaures de la pensée ont subitement disparu du paysage intellectuel musulman.

Après la révision de la constitution vous allez retrouver Boutef avec une couronne sur la tête, et une fédération de royaumes.
A force de fréquenter ou d'admirer des têtes couronnées ça peut donner des idées.

Mockba
18/05/2006, 21h47
l'action positive et civilisatrice de la colonisation marocaine.

Malek Bennabi, dont je ne partage pas les idées, avait raison de parler de concept de colonisable. N'est pas libre donc Amazigh qui veut.

algerois16
18/05/2006, 23h21
... et qui affiche (l'Espagne, NDA) haut et fort sa reconnaissance à l'action positive et civilisatrice de la colonisation marocaine pendant près de 700 ans.

Ca c'est vraiment fort... :mrgreen:

3mplq
19/05/2006, 08h16
Mr juan Carlos lui il n'a rien a foutre toute la journée

on peut le comprendre s'il assiste à ce genre de manifestation

mais boutef c'est le chef du conseil des ministres ,

il y a du boulot à faire en Algérie ,

Ibn khaldoun a fait son boulot maintenant si un président centralise le pouvoir les données et les jugements il n'a pas une minute à perdre avec des célébrations à deux balles faites pour attirer plus de touristes allemands dans leur plages

Tau_Alpha
19/05/2006, 11h51
et fort sa reconnaissance à l'action positive et civilisatrice de la colonisation marocaine pendant près de 700 ans

Encore heureux que le ridicule ne tue pas.

Je trouve encore plus positif le fait que les universites algeriennes se decident enfin a etudier les oeuvres de gens tels que Ibn Khaldoun. A voir ce qui en ressortira

tariqlr
19/05/2006, 12h51
C'est quoi cette histoire de colonisation de l'Espagne par le Maroc ?
Les révisionnistes n'ont plus de limites.
Autre exemple: le sémitisme ne concerne que les juifs !!!!
La démocratie n'est valable que pour certains....

Sorayamar
19/05/2006, 13h25
Il parle de l'occupation marocaine de l'Espagne durant huit siècles
laissant derrière elle un grand héritage scientifique et culturel

Certains historiens considiraient d'ailleurs l'Espagne musulmane comme le centre culturel le plus important du monde à cette époque.

La langue arabe est, à cette époque, la langue scientifique internationale. De plus, elle est synonyme de raffinement et d' érudition. L'arabe était non seulement étudié et parlé par les musulmans mais aussi par les mozarabes (chrétiens sous domination musulmane) et les juifs, communautés très actives dans la vie publique.

C'est dans la période de la conquête arabe de l'Espagne que furent traduites pour la première fois en arabe les oeuvres philosophes grecs, en particulier Aristote et que se développa un vif intérêt pour cette matière malgré le regard sévère des autorités religieuses.

Il parle d'Alhambra d'averoès de prose de musique de poésie d'architecture...

D'ailleurs la splendeur des monuments y est encore visible à nos jours au sud de l'espagne...LA MAROCCAN TOUCH

bref il parle de choses qui vous dépassent :mrgreen:

tariqlr
19/05/2006, 13h43
Ceci confirme ce que je dis. Révisionniste.

Sorayamar
19/05/2006, 16h18
Ceci confirme ce que je dis. Révisionniste.

Le terme révisionnisme renvoie à plusieurs sens plus ou moins proches, désignant de façon globale des mouvements tendant à remettre en cause une idéologie ou des faits établis.

Parmi les historiens, le mot a été traditionnellement utilisé dans un sens pouvant être tout aussi bien neutre ou péjoratif, pour décrire les travaux ou idées d'un historien qui remet en cause une perception répandue d'un sujet particulier, or il n'y rien de plus vrai que l'andalousie :lol:

Le terme peut également désigner plus spécifiquement la remise en cause de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, par la minimisation ou la négation du génocide commis par les nazis. Les historiens lui préfèrent aujourd'hui le terme de négationnisme.????

Le terme de révisionnisme fut utilisé pour qualifier la position de courants marxistes qui remettaient en cause certaines des thèses révolutionnaires.
Plus généralement, le révisionnisme est également un terme péjoratif, utilisé par des observateurs non historiens, qui désigne un travail historique biaisé qui vise à établir que certains événements passés n'ont pas eu lieu.

Le sionisme révisionniste fut un mouvement créé par Vladimir Jabotinsky, qui affirmait que les termes du Mandat britannique en Palestine devait être revus pour faire apparaître explicitement l'objectif de la création d'un État juif. Aujourd'hui, le parti israélien Likoud est un descendant direct des sionistes révisionnistes.

SOURCE DICO

algerois16
19/05/2006, 18h42
Sorayamar, c'est ça que je reproche aux marocains en fait, foncer tête baissée dès qu'un "gawri" les caresse au sens du poil. Un peu de dignité à la fin ! Ne vois-tu pas qu'il veut passer sa prétendue théorie de "rôle positif" en Afrique du Nord ?! Pathétique...

joandemilan
19/05/2006, 18h46
Soramayar a bien résumé la question sur cette rencontre féconde de l'Europe et d'un monde musulman ouvert aux idées.

Si j'ai parlé de Maroc avant qu'il n'existe sous cette dénomination, c'est pour bien faire ressortir que cette colonisation n'était pas arabe mais berbère : du nord d'abord avec Tarik, puis les berbères du sud.

Que Tarik a passé le détroit de Gibraltar à la demande d'un roi Wisigoth en conflit avec les autres.

Mais que ces peuples voisins entretenaient depuis très longtemps des relations. Précisons que les Wisigoths venaient du Nord-est de l'Europe, et que leur capitale était Toulouse (un exemple de colonisation de notre pays).

Leur tolérance (des marocains), et leur ouverture d'esprit a permis le développement d'une civilisation d'une splendeur telle que de futurs papes y allaient pour apprendre l'arabe en vue de traduire le Coran, et découvrir les mathématiques. C'est le cas de Gerbert d'Aurillac futur pape sous le nom de Sylvestre II.

Charlemagne était émerveillé par cette civilisation; il n'allait pas en Espagne uniquement pour combattre les Maures, et il a eu plus de problèmes avec les basques qu'avec eux.

Ce que nous regrettons, c'est que beaucoup trop de musulmans n'aient pas l'ouverture d'esprit et d'innovation de leurs modèles anciens.

S'en tenir à une phraséologie en "iste" fait un peu court. Je suis surpris de cette méconnaissance de ce brillant passé. Comment expliquez-vous que son enseignement soit obligatoire chez les non musulmans et pas chez vous. Peut-être préfère-t-on fabriquer des bombes humaines que des hommes ouverts aux autres cultures.

algerois16
19/05/2006, 18h56
Si j'ai parlé de Maroc avant qu'il n'existe sous cette dénomination, c'est pour bien faire ressortir que cette colonisation n'était pas arabe mais berbère : du nord d'abord avec Tarik, puis les berbères du sud.

Faux ! Elle était musulmane ! Et j'imagine qu'elle n'était pas positive pour les espagnoles puisqu'ils nous ont jeté à la mer... ;)

joandemilan
19/05/2006, 20h21
Je te cite algérois "Faux ! Elle était musulmane." La religion oui, mais pas les hommes qui étaient berbères de religion musulmane ! Et un Islam qui magnifiait la femme non en tant que pondeuse, mais capable de séduire. Elles chantaient, buvaient du vin, étaient vétues "à la mode". La pensée y était libre, les imans cantonnés aux mosquées. Mes ancêtres paysans faisaient du commerce avec eux depuis 1215, le lourd secret que doit transmettre l'aîné de la famille, c'est que nous avons une aiëule qui vient de la-bas.

Nos troubadours ont été les fils des conteurs et chanteurs arabes d'Al Andalous

Pour donner une idée des relations qui existaient entre musulmans et chrétiens à cette époque, j'emprunte une citation au livre se Saint-Jacques de Compostelle.

"Diego Gelmirez (évêque de Saint jacques de Compostelle) reçut un jour une délégation de l'émir de Cordoue. Sur la nuque de l'un des arabes apparut une tumeur genre mortel tant elle était extensive. C'est pourquoi l'arabe engagea une chrétienne pour prier St Jacques et lui porter un cierge. Tout disparut sauf une cicatrice indélébile".

Avant les femmes guérissaient les bosses avec des cierges maintenant elles en font avec des roulots à patisserie.

La fin d' Al Andalous a correspondu avec la montée de l'intégrisme. Averroes a été renvoyé à Marrakech où il a été assassiné. "Après Averroes la philosophie musulmane a été ensevelie dans les sables du désert"

La civilisation arabo-andalouse nous a émerveillés. La tournure qu'ont pris depuis certaines interprétations de l'Islam, nous préoccupent tous, nous les "fascistes" européens de Lepen à Arlette Laguillier.

Et je suis là pour le dire. Nos frères musulmans qui ont fait le choix de la vie, de l'humanisme, et de la science libératrice peuvent compter sur nous.

tariqlr
19/05/2006, 20h53
Alors IbnSina et Averoès étaient Marocains !!!

kuchiki
19/05/2006, 20h54
Je n'ai qu'un mot à dire pitoyable!!!!(je ne parle pas de la colonisation de l'Espagne par les Maures mais de Joan). Je te prierai s'arréter tes insultes voilés et d'arréter de faire de la désinformation. Crois tu vraiment crédible le soi disant témoignage de cette homme sur le musulman allant demander à une Soeur de prier un Saint chrétien pour lui(encore une fois les Chrétiens appairessent comme les sauveurs) :rolleyes: Selon toi(si on lis bien tes propos) l'Islam aujourd'hui glorifie la femme en tant que Pondeuse(je te cite là) :confused: Et selon toi avant l'Islam les glorifiés en tant que séductrices pffff... De plus j'aimerais te rappeler que vers la fin de la présence Maure en Espagne, les musulmans buvaient effectivement du vin et tout le tralala ce qui a été condamné par la plupart des théologiens(sauf certains "progressistes"). Mais on peut pas t'en vouloir, chacun préche pour sa paroisse ;)

tariqlr
19/05/2006, 20h55
Et les algériens et les Tunisiens sont slovaques!

kuchiki
19/05/2006, 20h56
Hep hep hep dis pas de bétises là les algériens sont Russes :mrgreen:

safyo
19/05/2006, 21h05
Ibn Khaldoun , père de la sociologie moderne .

tariqlr
19/05/2006, 21h06
T'as raison moi qui pensait que Tariq était de Cirta. Quelle gaffe!

kuchiki
19/05/2006, 21h08
C'est qui Tariq??

tariqlr
19/05/2006, 21h09
Safyo! que dis-tu, Ibn Khaldoun est marocain, voyons.

tariqlr
19/05/2006, 21h14
Tariq, parait-il, était un berbère qui commandait l'armée musulmane, si je me trompe pas, et traversa le détroit de Djebel Tariq d'où le nom Gibraltar.
Et parait-il, c'est tjs lui qui a dit qque chose du genre: la mer est derrière vous , l'ennemi en face (après avoir brulé les bateaux) si ma mémoire est bonne.

kuchiki
19/05/2006, 21h17
Ok merci, je suis content j'irai pas m'endormir béte ce soir :mrgreen:

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