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AARROU
02/09/2011, 16h30
Les fils du général Younes, soutenus par une centaine de chefs tribaux,demandent la vérité sur l'assassinat en juillet du chef militaire de la rébellion.
Dans le salon de réception de leur villa, celle de leur père assassiné, les trois fils du général Abdel Fattah Younes fixent un ultimatum: «Si le résultat de l'enquête sur la mort de notre père n'est pas entièrement connu le quatrième jour de l'Aïd, nous réagirons.» L'Aïd el-Fitr, la fête de fin du Ramadan, a été célébrée le 30 août. La date butoir est donc fixée à samedi, le 3 septembre. Le gouvernement provisoire, le Conseil national de transition (CNT), a promis de publier à cette date les conclusions des investigations judiciaires. Le général Younes, ancien ministre de l'Intérieur de Kadhafi, devenu le chef militaire de la rébellion, a été assassiné à Benghazi dans des circonstances troubles le 23 juillet. Depuis, ses fils réclament la vérité. Hussam, infirmier, Tareq, ingénieur et Moatassem, étudiant en médecine, disent ne pas êtres seuls à prendre date. «Plus de cent tribus sont avec nous», assurent-ils.

Leaders tribaux
Un document a en effet été signé par 119 représentants tribaux, appartenant à la plupart des grands groupes libyens, au début du mois d'août. Il exige une enquête transparente sur la mort du général et l'intégration des milices sous un commandement unique. Ces leaders tribaux soutiennent tous les Obeidat, la tribu d'Abdel Fattah Younes. Quelques jours après sa mort, nombre d'Obeidat avaient pris les armes pour descendre dans les rues de Benghazi. Afin de les calmer, le CNT a couvert la ville de posters rendant hommage au général. Mais les tribus demandent plus. Pour elles, comme pour ses trois fils, Abdel Fattah Younes a été assassiné parce qu'il cherchait à faire rentrer dans le rang toutes les milices, dont plusieurs sont dirigées par des islamistes.

Sans vouloir devancer la justice, Tareq, Moatassem et Hussam estiment que les islamistes ont bénéficié de soutiens au sommet du CNT. Ils rappellent que le jour de sa mort, leur père avait été ramené du front sur convocation de l'ex-vice-premier ministre Ali Aïssaoui, limogé depuis. Une convocation dont le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a par la suite déclaré n'avoir pas eu connaissance. Le général est tombé dans un piège, dit Tareq: «Il m'a appelé d'une voiture, me disant qu'il avait été arrêté par une force de 400 hommes et qu'on le ramenait à Benghazi. Il a été emmené à l'université, qui servait de base à des milices. Nous ne l'avons jamais revu vivant.»

Le corps du général a été retrouvé le lendemain. D'après les rapports médicaux, il avait été affreusement torturé. Pouvait-il s'agir d'une vengeance perpétrée par des victimes de la répression mise en œuvre à Benghazi du temps de Kadhafi ? Les motifs ne manquent pas. Ses fils assurent que c'était bien le chef militaire de la rébellion qui était visé, non l'ancien ministre de l'Intérieur. À les écouter, leur père était l'enjeu d'une lutte de pouvoir. Ils pointent du doigt la présence au sein des autorités, aujourd'hui, de nombreux islamistes, Frères musulmans et anciens du Groupe de combat libyen, un mouvement qui se revendique djihadiste et a subi une terrible répression du pouvoir kadhafiste dans cette région, la Cyrénaïque, à la fin des années 1990. Un combattant de ce groupe, Abdelhakim Belhadj, est réapparu en chef militaire de Tripoli. Il a juré de fondre les milices en une seule armée. Mais à l'est, en tout cas, cette intégration ne semble pas en route. Au poste avancé de Nofilia, en direction de Syrte, les membres de l'embryon de nouvelle armée côtoient des hommes à la barbe broussailleuse peu diserts.

Ressentiment
La mort du général Younes cristallise les dissensions entre ces hommes, le CNT et les tribus, plus conservatrices qu'extrémistes. Les ressentiments ne s'arrêtent pas aux frontières libyennes. Le document des tribus demande également la création «d'une armée pour le pays, et non contrôlée par des gens de l'extérieur». Les fils d'Abdel Fattah Younes accusent: «Les milices ont pris 90% des armes livrées par le Qatar.» Le riche émirat du Golfe, membre de la coalition anti-Kadhafi, a effectué de nombreuses livraisons de matériel, souvent par avion, avec l'accord de l'Otan.

Quoi qu'il en soit, ces certitudes sont ancrées dans les esprits des Obeidat, la tribu de Younes, et des tribus qui la soutiennent. Leur ultimatum devrait expirer au même moment que celui donné par le CNT à Syrte, bastion kadhafiste, pour se rendre. Un mauvais moment pour Benghazi. Mercredi, ces vives tensions n'apparaissaient pas au grand jour, noyées dans la joie du premier Aïd el-Fitr sans Kadhafi. Les rues étaient désertées par les habitants, qui ont couru les boutiques jusqu'aux petites heures de mercredi matin, pour acheter les cadeaux traditionnels, gâteaux et vêtements pour les enfants.

Le Figaro 31 08 2011

djamal 2008
02/09/2011, 17h11
Comment apaiser tous ces tribus en même temps avec l'avènement de Al Qayda whahabiste et la nouvelle composante Qatarie, un pays de seulement 12 000 km2 mais avc une chaîne de télévision qui rivalise les stations BBC et CNN, du moins dans nos régions.


Et cette chaîne agira avec brio contre l'Algérie, D'ailleurs c'est surprenant que nos jounalistes n'aient pas remis de démissions suite aux accussations à l'endroit de notre pays.

river
02/09/2011, 17h13
Les fils du général Younes, soutenus par une centaine de chefs tribaux,demandent la vérité sur l'assassinat en juillet du chef militaire de la rébellion.

On l'a liquidé pour placer celui que les puissants ont choisi pour le poste .

mehdi-amazigh
02/09/2011, 17h16
Je vous avais dit que les loups se boufferaient et ce n'est que le début!

De plus en plus de tribus se désolidarisent du CNT pour combattre les troupes d'occupation!

Le gouverneur de Tripoli veut la peau du patron du CNT

Lamosta
02/09/2011, 17h30
De plus en plus de tribus se désolidarisent du CNT pour combattre les troupes d'occupation!

la révolution n'a pas encore commencé !!

j'espère que l’Algérie ne reconnait pas cnt avant qu(ils fassent des élections !

djamal 2008
02/09/2011, 17h45
Le gouverneur de Tripoli veut la peau du patron du CNT

On attentd toujours sa visite de Tripoli et de qeulques protagonistes perfides de ce coup d'état international.

Faut arriver à admettre que la capitale est sous contrôle de l'AQMI pendant que l'on fait notre saisie de texte.

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