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Voir la version complète : suicide chez les personnes agées


Absente
21/05/2006, 14h24
EN FRANCE :
10 664 décès ont été identifiés en 2003 mais on estime à 13 000 le nombre réel de personnes qui se seraient donné la mort.

En 2003, 7 943 hommes et 2 721 femmes se sont suicidés en France, selon des données encore provisoires établies sur la base des certificats de décès.
Les suicides masculins représentent près de 80% de l’ensemble des suicides chez les 15-24 ans et les 25-34 ans, alors que les suicides constituent près du tiers des suicides parmi les 55-64 ans, selon la drees.
Si les décès concernent surtout les hommes, les « tentatives » TS sont majoritairement le fait des femmes surtout des jeunes.
Au total, quelque 195 000 tentatives seraient prises en charge chaque année par le système de soins. Si l’on prend en compte le nombre de suicides, les 33-44 ans et les 45-54 ans sont les classes d’âge les plus touchées .

LE TAUX DE SUICIDE CROÎT FORTEMENT AVEC L’AGE ET ATTEINT SON MAXIMUM CHEZ LES HOMMES DE 85 ANS ET PLUS.

Si ce sujet n’est pas tabou pour vous, avez-vous des données à transmettre concernant vos pays respectifs.

merci

Abdelhakimz
21/05/2006, 15h32
oui, l'année passée, à Oran, un vieil homme s'est suicidé alors qu'il était soigné à l'hopital pour des problèmes pulmonaires. C'était choquant, il s'est jeté par dessus la fenêtre de sa chambre d'hopital :22:

Thirga.ounevdhou
21/05/2006, 16h01
Non, il n’y a aucune honte, car c’est un phénomène inquiétant qui atteint tous les pays.
En Algerie, et d'apres les statistiques, se sont les personnes âgées entre 18 et 48 ans qui sont le plus touchees (62,13%), puis les plus âgées plus de 49 ans (soit 27,21%), puis vienne la population de moins de 18 ans (10,66%).

Voici un article que j’aie lu sur la nouvelle république qui en parle, les données concernent la ville d’ElHarrach a Alger, mais le problème, le fleau touche ttes les régions.

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Dans la commune d’El-Harrach seule, nous avons constaté 21 cas de suicide en l’an 2000 et 38 cas en 2004. Ces chiffres inquiétants nos ont donné l’idée d’organiser cette rencontre afin d’arriver à encadrer les couches les plus vulnérables de la population touchées par le fléau. A cet effet, nous appelons à la création d’une association nationale contre le suicide, et ce, afin de réduire le nombre de victimes», a déclaré M. Abdelkrim Abzar, le P/APC d’El-Harrach, lors de l’ouverture du séminaire. Ce dernier a connu la participation des professeurs et docteurs de plusieurs secteurs et des représentant du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, des Affaires religieuses, de l’Intérieur et des Collectivités locales et du Travail et de la Sécurité sociale.
Lors de son intervention, le professeur Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche, a présenté une étude épidémiologique du suicide dans le monde et particulièrement en Algérie. Le conférencier a expliqué que le suicide est un problème de santé publique énorme mais évitable malgré le fait qu’il cause un nombre de décès annuel supérieur à celui causé par les accidents de la route. Dans notre pays, le suicide et les tentatives de suicide touchent beaucoup plus la population âgée entre 18 et 48 ans, soit 62,13%, les personnes âgées de plus de 49 ans, soit 27,21%, puis les jeunes de moins de 18 ans qui représentent 10,66% des victimes. Notons, également, que le phénomène est concentré dans les wilayas du nord du pays, à savoir Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Tlemcen, Alger, Batna, Aïn Defla, Sidi Bel Abbès et Sétif. Parmi ses causes principales enregistrées entre 1993 et 2003, les cas de désespoir, soit 14,78% des causes, les déficiences mentales, soit 19,07%, les dépressions, soit 15,69% et les problèmes familiaux constituant 12,31% du reste des causes. La répartition des cas de suicide par professions des victimes relève que 63% des suicidés sont sans profession, 11% sont des fonctionnaires, 8% exerçaient des activités libérales, 6% sont des étudiants et encore 12% sont des employés dans différents secteurs. Pour ce qui est des moyens les plus utilisés dans les tentatives de suicide, le Pr Khiati a cité, selon les statistiques enregistrées entres 1999 et 2000, 563 cas d’ingestion de produits chimiques, un moyen utilisé beaucoup plus chez les sujets féminins, 80 cas de chutes volontaires, 70 cas par objets tranchants, 13 cas par arme à feu, 6 cas de noyade, 4 cas par pendaison et un cas par électrocution. Après avoir identifié les catégories à risque du comportement suicidaire et les causes les plus fréquentes, les participants à ce séminaire, premier du genre en Algérie, ont ouvert le débat afin de cerner les mécanismes de prévention et les facteurs de protection possibles tels que l’existence d’un appui social ayant des relations stables, un engagement religieux ou spirituel, un traitement approprié des troubles mentaux, une formation des agents de santé primaires à l’identification et au traitement des personnes présentant des troubles de l’humeur et la création d’une association nationale contre le suicide.
Ce fléau, faut-il le rappeler, cause la mort d’une personne dans le monde toutes les quarante seconde, un mort toutes les quarante minutes en France et un mort toutes les douze heures en Algérie.
Inquiétant, le fléau prend de plus en plus de l’ampleur dans notre société, à savoir 251 cas du suicide réussi en 1993 pour atteindre 699 cas en 2003. Réagissons du moment que nous somme conscients.

Absente
21/05/2006, 19h21
merci thirga et abdelhakimz

d'autres données, d'autres pays ?

ETTARGUI
22/05/2006, 23h02
La question des personnes âgées est la grande plaie du systême français, en dépit des sommes investies. En fait le principal problème est l'isolement de ces personnes, qui ont besoins d'être écoutée.
La société ne veut pas de ses vieillards, le vieillard ne veulent pas de leur société. C'est le divorce entre deux générations qui malheureusement s'exprime souvent par le suicide.

Dans nos pays, notre culture, notre réligion nous protègent encore contre ce phénomène, les personnes âgées, même lorsqu'elles sont dépendantes sont vénérées et respectées. Elles reçoivent quotidiennement la visite de leurs enfants, proches ou amis, occupent une partie de leur journée à la mosqué et sont accompagnées jusqu'au bout. C'est un bien inestimable, espérons que cela durera le plus longtemps possible.
Beaucoup de retraités français s'installent au Maroc où, semble-t-il, ils mènent une vie autrement plus agréable que dans les maisons de retraite.

Je garde en mémoire l'image de ce monsieur qui m'a abordé, alors que j'auditais la maison de retraite où il était pensionnaire et après quelques échanges il m'a avoué "Vous savez, monsieur, mon psychiatre ne m'écoute pas".

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