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Thirga.ounevdhou
21/05/2006, 15h04
Refusant la privatisation, près de 15.000 travailleurs des dix ports commerciaux du pays seront en débrayage d’une journée aujourd’hui, suite à l’appel lancé le 17 mai dernier par la Coordination nationale des syndicats des ports, à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire tenue au port de Ghazaouet.

Une journée sans travail qui coûtera à l’Etat, selon des sources portuaires, une perte sèche qui avoisinera les 30 milliards de centimes. S’agissant du Conseil syndical du port d’Arzew, dont le mandat vient d’arriver à terme, comme c’est le cas d’ailleurs pour trois autres conseils syndicaux des ports, cette question organique vient d’être réglée par l’unité locale d’Arzew, a affirmé M. Mebarki, secrétaire général du Conseil syndical du port d’Arzew. «Le Conseil syndical continuera d’exercer jusqu’à la tenue des élections et la désignation d’un nouveau conseil», a-t-il affirmé avant de confirmer la participation du port d’Arzew à la journée de protestation prévue aujourd’hui. Au moment même où les dix ports seront paralysés, les présidents-directeurs généraux des entreprises portuaires devraient être en réunion avec la direction des ports au niveau du ministère des Transports pour examiner «l’état d’avancement du dossier lié à la séparation des activités commerciales et l’autorité portuaire».

En faisant coïncider leur débrayage avec la réunion direction des ports-PDG, les syndicalistes ont voulu ainsi manifester leur protestation face à ce qu’ils ont qualifié de «mépris» affiché à leur égard et leur «exclusion du dialogue sur une question qui les concerne directement, à savoir la privatisation des ports». Le coordinateur national des syndicats des ports, M. Benbraïk Driss, avait condamné cette attitude de l’administration, la jugeant contraire aux «engagements pris lors de la rencontre du 10 avril» qui avait, pour rappel, regroupé le ministre des Transports et les syndicalistes de la Coordination, en présence de deux secrétaires nationaux de la Centrale syndicale UGTA. Les deux parties, avait-il rappelé, s’étaient même fixé une échéance de deux mois pour aboutir à un programme de travail concerté.

- Le Quotidien d'Oran

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