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Voir la version complète : Le tiers des étudiants de 1re année quittent l’université


Thirga.ounevdhou
21/05/2006, 15h15
Selon des chercheurs: Plus du tiers des étudiants inscrits en première année quittent l’université sans diplôme. Les causes sont nbreuse, mais la principale cause de l’échec est l’absence d’objectif et de motivation, selon eux tjrs.

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« Plus du tiers des étudiants inscrits en première année quittent l’université sans diplôme». C’est ce qu’a révélé un sondage concernant l’échec en première année universitaire, réalisé sur une population de 80 étudiants toutes filières confondues.
Cette étude, réalisée par les professeurs Rahmani et Chaker de l’université d’Oran, s’est intéressée à l’échec en 1ère année du tronc commun général de l’Ecole nationale supérieure d’enseignement technique (ENSET).

«On s’est efforcé, dans ce sondage, d’explorer les différents facteurs qui l’expliquent, des données biographiques de l’étudiant jusqu’aux méthodes d’enseignement, en passant par les difficultés rencontrées par l’étudiant à gérer son nouveau métier», selon les deux professeurs. Ils affirment que «la principale cause de l’échec à l’université est l’absence d’objectif et donc de motivation. Cette absence d’objectif provient souvent de la croyance qu’il ne sert à rien d’avoir un objectif car, de toute manière, on va à l’échec. Donc, si on espère on sera fatalement déçus».

Et d’ajouter: «Lorsqu’on combine cet état d’esprit avec des difficultés d’apprentissage objectives, un manque de méthodes, parfois des manques dans la scolarité, voire des problèmes sociaux, l’échec et prévisible et même programmé». Ils soulignent encore que «l’expression +université de masse+ reflète pourtant bien l’évolution spectaculaire que le monde universitaire a connue au cours de ces dix dernières années, après l’école qui est devenue au début des années 60 une école pour tous. Puis c’était au tour du lycée dans les années 80".

Les deux chercheurs ajoutent, par ailleurs, que «l’enseignement supérieur a suivi le mouvement tout au long de ces dernières années: d’une formation de l’élite, il s’est transformé à son tour en enseignement de masse dans lequel s’engouffre actuellement une grande population de jeunes. Avec l’énorme augmentation de ses effectifs, l’université a été confrontée à un échec massif en première année».

«Les réformateurs refusent d’admettre que cet échec est dû à des lacunes profondes chez les étudiants, héritées du primaire et du secondaire, et que tout le système est mis en cause. Il ne faut pas prétendre que le niveau baisse et que les étudiants seraient globalement incompétents. On confond qualité et quantité. On se réjouit d’une amélioration purement statistique qui ne correspond pas à des compétences réelles», concluent les deux chercheurs.

- Le Quotidien d'Oran

3mplq
21/05/2006, 16h07
une bonne étude
mais c'est dommage que les chiffres et l'étude elle même se limitent juste à une seule école à peine connue dans le milieu universitaire algérien

et la considérer comme une école modèle pour cette étude

je sais que le taux d'échec dans mon temps d'université à Alger était plus élevé à l'USTHB (Bab el zouar) qu'a l'ENP (école polytechnique) et plus de l'ENP qu'à Kharouba (économie et sciences humaines)

je salue le travail de ces 2 professeur , je trouve que le peuple algérien et les décideurs ont besoin de ce genre d'études.

mais ça serait préférable qu'elle soit réalisée au niveau national ou bien au moins un échantillon plus large en population d'étudiants.

une autre remarque je ne vois en aucune ligne l'apport supposé de l'office national des statistiques à Alger dont le rôle est de réaliser ce genre d'étude et de les rendre publiques

et je ne sais pas la périodicité de ces publications et la façon avec laquelle le choix est fait pour choisir un sujet de d'étude.

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