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zek
22/05/2006, 11h28
Le CNSPA paralyse les dix ports d'Algérie: «Il faudra nous passer sur le corps pour privatiser les ports»

Bonjour, encore des travailleurs qui n'ont rien compris ou plutôt le syndicat, les entreprises publiques vont être vendues au dinar symbolique, parce que privatisation trop tardive et ayant perdu des parts de marchés, alors pour les ports même chanson.
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Les dix ports d’Algérie ont été paralysés hier, suite à l’appel de la Coordination nationale des syndicats des ports d’Algérie (CNSPA). Les 3 900 travailleurs du port d’Alger, à l’instar de leurs 11 000 collègues qui travaillent dans les autres ports du pays, ont adhéré à l’appel de leur syndicat. Mis à part le service minimum qui n’a concerné que le car-ferry et le gazier, les travailleurs ont bloqué toutes les activités quotidiennes du port. La journée de protestation, décidée lors de la réunion de la coordination les 16 et 17 mai derniers, intervient après l’examen de la note n°223 datée du 5 mai 2006 émanant du directeur des ports. Celle-ci informe de la tenue d’une séance de travail concernant uniquement les P-DG des entreprises portuaires pour l’examen de l’état d’avancement du dossier lié à la séparation des activités commerciales et de l’autorité portuaire, et ce, sans associer le partenaire social.

Dénonçant «le mépris affiché envers le partenaire social», le CNSPA par la voie de son secrétaire national, M. Maamar Guermache dit Abbes, rejette la décision de privatiser les ports. «Nous nous opposons à la privatisation des activités portuaires», martèlera-t-il. Les revendications du syndicat, il les résumera en le rejet de la mise en place des autorités portuaires instituées par le décret de 1999, le rejet de l’ouverture des activités de remorquage, de manutention et d’acconage prévue par le décret adopté par le gouvernement, le 28 mars 2006, le refus de la privatisation des ports et la demande de révision de certaines dispositions de la convention signée avec Sonatrach.
M. Abbes précisera : «Nous ne voulions pas recourir à cette confrontation mais ils nous ont poussés à l’extrême.» Par «ils», le syndicaliste vise les pouvoirs publics, notamment le ministre des Transports qui a signé avec la coordination un accord le 10 avril dernier.

Dans la copie du procès-verbal(P-V) qui porte la signature du ministre, en l’occurrence M. Mohamed Maghlaoui, et le chargé des conflits sociaux de la Centrale syndicale, M. Boualem Bouzidi, le ministre réaffirme les positions de principe contenues dans le programme du gouvernement relatives au secteur portuaire tout en soulignant «le caractère public du domaine portuaire, la nécessité de dissocier les prérogatives de puissance publique des activités commerciales et la nécessité de rechercher les meilleures formes de gestion commerciale et d’exploitation de ces ports notamment à travers l’implication des standards internationaux». Somme toute, une démarche qui s’inscrit dans l’option de la préservation de l’emploi et de l’amélioration des performances. Pour cela, les deux parties ont convenu de «poursuivre la concertation et le dialogue sur toutes les questions abordées, fixer un délai de deux mois pour aboutir à un programme de travail concerté et soumettre à l’arbitrage les éventuels points de désaccord».

«La convocation des P-DG est une indication claire du désengagement de la tutelle», dira M. Abbes. Il expliquera que la privatisation des ports ne signifie pas moins qu’un «bradage de la souveraineté nationale car ce sont nos frontières qu’on s’apprête à vendre» avant d’ajouter : «On ne peut être plus libéral que les Américains qui se sont élevés contre la privatisation de leurs ports.» Il dira que «si l’Etat est incapable aujourd’hui de contrôler l’entrée des produits pyrotechniques, avec l’avènement des privés, ce sera les armes à feu qu’on introduira au pays» et de s’indigner : «Comment peuvent-ils encore faire confiance aux privés après les affaires de Khalifa et acolytes ?» M. Abbes n’hésitera pas à clamer que «le secteur public est le garant de la prospérité et de la préservation de la souveraineté». De son côté, M. Kamel Zergane, syndicaliste et adjoint du secrétaire national de la coordination, précisera que «le CNSPA ne revendique pas moins que le retrait ou le gel du décret susdit». Faute de quoi, «la coordination recourra à des formes de protestation plus radicales», et M. Abbes de renchérir : «Il faudra nous passer sur le corps avant de privatiser nos ports.»

La Tribune d'Algerie
22/05/2006

safyo
22/05/2006, 15h11
Le port et la logistique maritime est amené a jouer un rôle très important dans l'avenir .
Les syndicats portuaires semblent le savoir .

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