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Voir la version complète : Des directeurs de prisons algériens en formation en France


morjane
23/05/2006, 15h42
Une délegation de directeurs de prisons algériens sont actuellement en France pour une durée de près de deux mois afin de s'initier à la gestion des établissements pénitenciaires.

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Une délégation de chefs d’établissements pénitentiaires algériens est depuis hier en France pour s’initier à la gestion pénitentiaire moderne et pour profiter de l’expérience des Français dans ce domaine. Une session de formation sur «la gestion des établissements pénitentiaires» au profit de quinze directeurs d’établissements pénitentiaires algériens est organisée à l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire française d’Agen, du 22 mai au 17 juillet prochain, a indiqué hier le ministère de la Justice dans un communiqué repris par l’APS.

Cette session de formation, la troisième du genre, s’inscrit dans le cadre de l’arrangement administratif conclu entre les ministères de la Justice des deux pays, du protocole d’entente entre les deux administrations pénitentiaires, ainsi que de la convention de jumelage signée en Algérie, en mars dernier, entre les deux Ecoles nationales de l’administration pénitentiaire algérienne et française, précise le ministère de la Justice.

Les 15 directeurs d’établissements pénitentiaires engagés dans ce stage de formation de près de 2 mois pourront, à la faveur d’un programme combinant la théorie et la pratique, prendre connaissance de l’expérience française en matière de gestion administrative et sécuritaire des établissements pénitentiaires, souligne la même source. Cette formation permettra également aux gestionnaires d’établissements pénitentiaires algériens de «s’enquérir de nouvelles méthodes de traitement des détenus ayant pour finalité la consécration réelle et effective des concepts de rééducation et de réinsertion sociale des détenus», note encore le communiqué. L’Algérie a mis en place, dans le cadre de la réforme globale de la justice et notamment de la réforme pénitentiaire, une vaste politique de défense sociale axée sur l’humanisation de la peine et la rééducation des détenus, rappelle-t-on.

Pour rappel, en 2003, un accord de partenariat avait été signé entre le ministère de la Justice algérien, l’administration pénitentiaire et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Cet accord avait donné naissance à un projet visant à faire bénéficier l’administration pénitentiaire des expériences relatives à la gestion et au traitement des condamnés par l’administration de la justice, déjà appliquées avec succès dans d’autres pays. Cette entreprise se fonde sur le principe que la peine a une finalité de rééducation et de réinsertion sociale, ce qui implique que l’Etat a pour objectif principal d’offrir des alternatives à même de prémunir la société contre les risques de récidive, tout en respectant la dignité des condamnés en leur donnant l’espoir de réintégrer la société sans complexe d’infériorité. Ces projets ont pour grand sceau «la réforme de la justice», pour laquelle une Commission nationale avait été mise sur pied. Commission qui a d’ailleurs consacré dans son rapport final plusieurs recommandations relatives à la réforme pénitentiaire, qui ont été adoptées dans le programme d’action du gouvernement afin d’atteindre un certain nombre d’objectifs. Parmi ces objectifs, la réhabilitation du travail pénal par la création d’établissements pénitentiaires intégrés associant l’exécution de la peine avec la mise en valeur et l’exploitation des terres et la modernisation des méthodes de traitement des détenus condamnés.

Coopération judiciaire entre l’Algérie et la France

Paris veut soutenir «la révolution algérienne» que constitue le dossier de la réforme de la justice. Lors de sa visite en Algérie en mai 2005, le ministre français de la Justice d’alors, Dominique Perben, l’avait clairement exprimé: «Il s’agit de prendre acte de manière constructive de l’ensemble des réformes lancées en matière de justice en Algérie et d’être tout à fait en partenariat avec l’institution judiciaire algérienne pour accompagner ce mouvement de réformes, avec en particulier la formation des magistrats, des greffiers et des cadres de l’administration pénitentiaire». Visite qui a vu, rappelle-t-on, la signature par M. Perben et Tayeb Belaïz de deux protocoles d’accord sur la formation et le jumelage de juridictions ainsi qu’une convention entre les écoles de formation de magistrats des deux pays.

Par Le Quotidien d'Oran

Tau_Alpha
23/05/2006, 17h33
Je ne pense pas que la France soit la meilleure ecole dans le domaine... Si c'est pour commettre les memes erreurs que l'institution carcerale francaise alors, non merci! Qu'ils fassent du tourisme et visitent le musee du Louvre, mais qu'ils ne prenent surtout pas de notes quand ils visiteront les prisons gauloises

Kruger
23/05/2006, 18h46
Salut Tau Alpha,

Qu'entends-tu par "les erreurs de l'institution carcerale francaise"? S'il est de notoriete publique que les prisons francaises souffrent de vetuste et de surpeuplement, les "erreurs" lorsqu'il y en a ont souvent donne lieu a la condamnation de la France (j'entends par la justice francaise). Enseigner aux responsables algeriens la responsabilite de l'Etat pour les dommages infliges aux prisonniers ne serait pas mal du tout.

Tau_Alpha
23/05/2006, 18h50
Kruger,
J'ai justement dit de l'institution carcerale et non de la justice francaise.
Nous parlons de prisons, donc de gens condamnes. De leur gestion, de leur preparation a affronter le monde apres leur sortie,...etc. Avoue que l'administration Francaise n'a aucune lecon a donner a quiconque a ce sujet!

Kruger
23/05/2006, 19h09
Alors la, il y a rien a dire! Je partage ton opinion. Au-dela de la comparaison des deux pays, c'est la conception de la prison comme moyen de reinsertion qui devrait etre remis en cause. Oui pour punir et maintenir au loin les elements dangereux (tout en cherchant a les "soigner") mais helas pour un grand nombre de delinquant, la prison ne sert a rien sinon qu'a les deshumaniser.

lucky-luciano
23/05/2006, 19h47
Les prisons francaises sont des club med comparées aux algeriennes...Les directeurs devraient plutot aller en Turquie pour prendre des notes!! Autant comparer des pommes avec des pommes!

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