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Voir la version complète : En france la dette publique est a 86% du pib


soufiane-oujda
01/10/2011, 13h18
La dette publique représente 66 000 euros par actif occupé


La dette publique a augmenté de 46,4 milliards d'euros au deuxième trimestre 2011 pour s'établir à la fin du mois de juin à 1 692,7 milliards, a annoncé, vendredi 30 septembre, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) , elle se situe approximativement à 86,2 %, en hausse de 1,7 point par rapport au trimestre précédent. Elle représente une charge de 66 126 euros par personne en emploi (les 15-64 ans au sens du BIT).

Cette augmentation est liée à la hausse de l'endettement de l'Etat (+ 52,6 milliards d'euros au deuxième trimestre) alors que les organismes divers d'administration centrale (ODAC), les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale se sont toutes désendettées.

La dette publique n'a pas cessé de s'alourdir ces dernières années. Elle représentait 63,8 % du PIB en 2007, 68,1 % en 2008, 79 % en 2009, année de la plus forte récession qu'ait connue la France depuis l'après-guerre, et 82,3 % en 2010.

Dans son projet de loi de finances (PLF) pour 2012, le gouvernement prévoit qu'elle atteindra 85,5 % en 2011 et un pic de 87,4 % en 2012 (dont 1,9 point est imputable à l'effort français d'aide à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal). Ce n'est qu'en 2013, une fois le déficit public ramené à 3% du PIB, que l'endettement public commencerait très doucement à décroître.

Hors concours financiers de l'Etat aux collectivités territoriales, la charge de la dette (48,77 milliards en 2012) représentera toujours en 2012 le deuxième poste budgétaire de l'Etat, derrière la mission enseignement scolaire (62,34 milliards en 2012). Les ministères de l'économie et du budget précisent qu'en 2011, cette charge a été revue à la hausse (+1,4 milliard d'euros) par rapport à la loi de finances initiale en raison d'une inflation plus forte que prévu dans l'ensemble de la zone euro.

Pour 2012, Bercy a prévu d'inscrire cette prévision en baisse : 48,77 milliards contre 50 ; 51 prévus dans la loi de programmation des finances publiques, du fait du niveau plus faible des taux d'intérêt, particulièrement ceux à court terme.

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