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Voir la version complète : Le Maroc : un potentiel estimé à 1,5 million de tonnes de poissons


oujdi
24/05/2006, 10h47
Le Maroc dispose d'un potentiel de production de poissons estimé à près de 1,5 million de tonnes renouvelables tous les ans. Il est ainsi le premier producteur de poissons en Afrique avec 1,2 % de la production mondiale et occupe le 25e rang à l'échelle mondiale. Cette performance est en fait largement due à une seule espèce, la sardine (sardinia pilchardus), dont le Royaume est à la fois premier producteur et exportateur mondial.

Le secteur contribue pour près de 2,5 % dans la formation du PIB national et pour 56 % dans celle des exportations des produits alimentaires. Il emploie près de 450.000 personnes dont 152.000 marins. La production globale moyenne au cours des cinq dernières années s'élève à plus de 900.000 tonnes pour une valeur de 4,5 milliards de DH en 2004.

Il y a 9 ports de pêche, 11 ports de commerce abritant l'activité pêche, 30 points de débarquement aménagés et 9 villages de pêche sur l'ensemble du territoire.
La pêche artisanale recense 17.670 bateaux (2004) et plus du tiers de cette flotte est concentré dans la région de Dakhla. L'effectif de la pêche côtière est de 2.495 (2004). La flotte opérationnelle de ce type de pêche reste constituée de 544 palangriers, de 504 chalutiers et de 497 sardiniers. La flotte de la pêche hauturière se compose de 293 céphalopodiers et de 57 crevettiers.
La consommation...

Le marché local de poisson frais est approvisionné par la pêche côtière et, dans une faible mesure, par la pêche artisanale. Bien que riche en disponibilité de poissons, le Maroc connaît l'un des niveaux de consommation les plus faibles, ne dépassant pas 9,5 kg de poissons par an et par habitant, contre une moyenne mondiale de 16 kg.

En 2004, la production halieutique nationale s'est élevée à 907.628 tonnes, soit 4,4 milliards de DH. Elle est encore, plus que par le passé, une production principalement côtière, la pêche hauturière contribuant pour un peu plus de 3 % sur le total en volume. Les captures sont essentiellement opérées dans l'Atlantique et 97 % des prises sont débarquées sur la côte, notamment dans les ports de Laâyoune, Tan Tan et Agadir. La côte méditerranéenne ne joue qu'un rôle tout à fait marginal, avec des quantités débarquées dans les ports de Nador et Al Hoceïma qui représentent moins de 3 % de l'ensemble.

L'industrie…

L'industrie de transformation et de valorisation des produits de la pêche occupe une place privilégiée dans l'économie marocaine en assurant 50 % des exportations agroalimentaires et 12 % des exportations totales.
Cette industrie traite près de 70 % des captures de la pêche côtière et exporte environ 85 % de sa production sur une centaine de pays dans les cinq continents. En 2004, cette industrie a réalisé un tonnage à l'export de 301.631 tonnes pour une valeur de 7,6 milliards de dirhams.

L'industrie de la conserve de poisson au Maroc est le fruit d'une longue évolution et d'accumulation de savoir-faire. Elle regroupe actuellement 43 unités de traitement actives, et réalise un chiffre d'affaires à l'exportation de plus de 2,3 milliards de DH pour un tonnage de 106.845 tonnes, plaçant le Maroc au rang du premier exportateur mondial de conserves de sardine de l'espèce sardina pilchardus.

L'industrie de la semi-conserve porte surtout sur la salaison et le traitement de l'anchois ainsi que sur les marinades des produits de la pêche. Cette industrie regroupe 20 unités de production (filetage et conditionnement) et une dizaine d'unités de salaison. En 2004, l'industrie de la semi-conserve de poisson a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 855 millions de DH pour un tonnage exporté de 15.026 tonnes.

L'industrie de congélation à terre regroupe environ 150 unités, dont la majorité se trouve concentrée dans la partie sud du pays en raison du développement de la pêche céphalopodière et de la pêche pélagique. En 2004, cette industrie a réalisé 74.343 tonnes à l'export pour une valeur dépassant les 2,8 milliards de DH, comprenant les réalisations des chalutiers congélateurs.

L'industrie du frais regroupe environ 80 unités de conditionnement dont une trentaine seulement sont opérationnelles. Cette industrie traite annuellement environ 42.000 tonnes de poisson blanc, destinés principalement au marché européen dont le marché espagnol représente, à lui seul, près de 50 %, pour un chiffre d'affaires global, en 2004, de près de 1,3 milliard de DH.

L'industrie de farine et huile de poisson, installée au Maroc à partir des années 40, a pris son essor depuis une vingtaine d'années. Cette activité est assurée par une trentaine d'unités localisées essentiellement dans les ports sardiniers d'Agadir, Safi, Tan Tan, Essaouira et Laâyoune. En 2004, l'industrie de farine et huile de poisson a exporté plus de 29.906 tonnes de farine de poisson et près de 29.497 tonnes d'huile de poisson, soit un chiffre d'affaires de 314 millions de DH.
L'industrie d'extraction d'agar a plus de 50 ans d'âge au Maroc.

Au cours de ce demi siècle d'existence, elle s'est attachée à développer une valorisation maximale de cette matière première naturelle renouvelable du littoral que sont les algues. L'industrie de transformation des algues marines compte deux établissements localisés à Casablanca et à El Jadida, qui traitent près de 8.000 tonnes de matière première pour l'extraction d'environ 1.250 tonnes d'agars-agars destinés en quasi- totalité à l'exportation.

Les exportations…

La structure des exportations fait ressortir la prépondérance des conserves, lesquelles accaparent 50 % des cessions à l'étranger en volume et 45 % en valeur. Et par catégorie de poissons, le marché espagnol demeure le plus important débouché pour le poisson frais, polarisant ainsi 64 % de la valeur des expéditions vers l'étranger.

Ceci démontre que le manque de diversification des débouchés peut, à terme, constituer un grand tort pour la profession.
Les principaux pays clients du poisson marocain sont : l'Espagne, la France, la Norvège et l'Italie.

Les perspectives…
Une flotte à restructurer et des infrastructures à moderniser

Bénéficiant d'une attention particulière de la part des pouvoirs publics, le secteur de la pêche a connu, depuis les années 70, diverses réformes visant à créer un cadre de développement propice.

En dehors d'un nombre limité de ports, les infrastructures portuaires sont aujourd'hui jugées vétustes pour leur grande majorité non seulement en termes d'équipements et de gestion mais également en ce qui concerne l'aménagement des points de vente et de halles répondant aux normes internationales.
Par ailleurs, la flotte côtière souffre de plusieurs problèmes parmi lesquels une forte désorganisation issue de l'octroi massif de licences aux armateurs, une vétusté alarmante des navires dont la moyenne d'âge dépasse les vingt ans, une faible puissance motrice et une insuffisance marquée des systèmes de conservation à bord.

Stratégie de développement
La stratégie du gouvernement marocain vise :
- la préservation des ressources biologiques et les écosystèmes marins par une pêche responsable et une gestion plus efficace des espèces maritimes en envisageant des plans d'aménagement des pêcheries ;
- la consolidation de l'assise juridique ;
- le renforcement des statuts et des moyens de la recherche halieutique ;
- l'amélioration de la position du Maroc comme producteur et exportateur des produits halieutiques au niveau international ;
- l'augmentation de la valeur ajoutée du secteur dans l'économie nationale ;
- la promotion des conditions socio-professionnelles des gens de la mer ;
- le développement de l'aquaculture ;
- une valorisation optimale des produits de la pêche.

779 millions de DH pour la mise à niveau
de la pêche côtière et artisanale

En 2005, il a été décidé de consacrer un budget quinquennal d'investissement de 779 millions de DH pour la mise à niveau du secteur de la pêche. Le plan d'investissement 2005-2009 concerne la modernisation de la flotte de pêche côtière et des équipements des ports, l'aménagement des villages de pêcheurs dans les provinces du Sud et la construction de 9 halles de poissons nouvelle génération.

(Source) : Etude de la Mission économique
de l'ambassade de France

zek
24/05/2006, 11h04
Le potentiel me paraît un peu exagéré, puisque les Espagnol et les Japonais sont déjà sur les zones, et eux c'est des usines flottantes qu'ils ont, par des barques ou l'on rame. :)

Tizinissa
24/05/2006, 11h14
Zek, ton ignorance n'a vraiment pas de frontiere !! a quoi ca te sert les tonnes d'article que tu postes si tu ne les comprend meme pas !!

Pour ta gouverne :
le potentiel de poisson veut dire la quantité de poisson dans la mer !! pour te le faire comprendre : la quantite de poisson qui vient encore, qui respirent et nagnet dans la mer ? compris fiston !!

pour la quantité le Maroc est le premier exportateur ! tu veux quoi de plus !!

Allah yesterna men l'ignorance

riati
24/05/2006, 11h42
et puis y a plus de japonais sur les côtes marocainnes.

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