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Voir la version complète : Maroc Export raconte sa saga africaine


chedadi
03/10/2011, 20h17
730 millions de DH de chiffre d’affaires en 3 ans
Sénégal, Mali, Ghana, Angola… les marchés ciblés

http://www.leconomiste.com/sites/default/files/p9_42.jpg L’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et l’électrique enregistrent les meilleurs taux de concrétisation des contrats conclus par les exportateurs marocains
Pari réussi sur l’étape africaine. En trois années, Maroc Export aura mené quatre caravanes, rassemblé 450 participants et établi 4.000 contacts.

A en croire les conclusions d’une étude réalisée par Public Affairs & Services, un cabinet conseil spécialisé en relations institutionnelles, mandaté par Maroc Export, sur un panel de 42 participants, les résultats sont jugés satisfaisants. L’étude a pour objectif de vérifier l’impact des caravanes sur le mouvement et les flux des exportations ainsi que la fluidification des relations liant les entreprises marocaines aux africaines.
Chiffres à l’appui, sur l’ensemble des caravanes, les exportateurs marocains ont démarché 60 clients pour un chiffre d’affaires global de plus de 730 millions de DH. Ce qui correspond à une moyenne de quelque 27 millions de DH de chiffre d’affaires par caravane. Dans le détail, pour les 42 entreprises participantes étudiées par le panel, chacune d’entre elles a pu conclure au moins un contrat d’une valeur moyenne de 12,25 millions de DH. «L’évaluation de la rentabilité de la caravane relève que pour chaque dirham investi par participation, le chiffre d’affaires généré est de 233 DH. C’est dire que la caravane a permis de catalyser un nombre important d’opportunités commerciales», affirme Saad Benabdellah, DG de Maroc Export.
Ainsi, 100 promesses de commandes ont été comptabilisées pendant cette période de 3 ans. Elles ont généré un chiffre d’affaires prévisionnel total de près de 1,2 milliard de DH. Chaque exportateur aurait ainsi pu générer près de 50% de son chiffre d’affaires moyen à l’export. Ainsi, chaque participation se traduit par un chiffre d’affaires prévisionnel moyen de 445,3 millions de DH par caravane. S’y ajoute le niveau de concrétisation commerciale qui est jugé considérable. Par secteur d’activité, l’on assiste à la dominance de l’électrique, qui a cumulé près de 40% des clients pour un chiffre d’affaires global de 300 millions de DH. Le BTP vient en deuxième position avec 13 clients acquis pour un chiffre d’affaires de 9,8 millions de DH. Quant au secteur industriel, il n’a généré que 323 millions de DH de chiffre d’affaires, avec seulement 3 clients.

Sur un tout autre registre, la caravane de l’export a permis aux participants de découvrir de nouvelles zones africaines, relais d’export. Outre le Sénégal et Mali qui représentent à eux seuls 30% de l’activité commerciale générée, l’Angola et le Ghana, deux zones présentant a priori des barrières culturelles et linguistiques pour les participants, ont généré un vif intérêt auprès du panel. Ce qui a permis aux exportateurs de prospecter deux autres marchés anglophones: le Nigeria et le Kenya. Côté communication et réseautage, les conclusions de l’étude viennent confirmer que la caravane présente un levier et un outil d’extension des réseaux d’affaires pour les entreprises marocaines. En effet, les 42 entreprises interrogées ont cumulé 1.163 contacts sur l’ensemble des caravanes, dont 260 prospects chauds (contacts établis sur la base d’échanges à titre commercial). Les partenaires locaux, qui sont de véritables porteurs d’affaires, restent cependant minoritaires.

Bien évidemment, la caravane a joué un rôle de passerelle de communication avec les décideurs et les pouvoirs publics africains. Ce qui a permis aux exportateurs de surmonter les difficultés administratives et institutionnelles. Le Networking des décideurs publics compte aujourd’hui près de 48 contacts institutionnels acquis.
Globalement, la caravane aura permis de catalyser un nombre important d’opportunités pour l’activité export. L’événement a également joué un rôle dans la prospection d’autres régions africaines moins sollicitées auparavant. Nouvelles pistes
La caravane de l’export a certes eu un succès considérable, mais elle montre encore quelques limites. Du côté des participants, l’organisation de l’événement pourrait gagner en efficacité. Plus encore, des opérateurs recommandent d’assurer une meilleure collecte de l’information sur le terrain et capitaliser sur l’expérience africaine des participants seniors. D’autres participants préconisent l’optimisation du temps et de l’espace lors des caravanes, en allongeant la durée des B2B et en réduisant le nombre de pays visités. Autre piste : une meilleure qualification des entreprises africaines lors des B2B, avec plus de qualité des vis-à-vis africains, plutôt que de quantité. Il est aussi recommandé d’activer un système de veille sur les marchés africains afin d’identifier les opérateurs économiques actifs et émergents.
L'economiste

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