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Voir la version complète : Départ d’Ahmed Ouyahia, Les archs s’en mêlent


Thirga.ounevdhou
24/05/2006, 15h42
La polémique suscitée par les dernières rumeurs évoquant un “éventuel” départ de l’actuel chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, capte tout l’intérêt de la Kabylie…..le silence qui régnait va être brisé par les Archs

Si la classe politique locale s’entête à se cloîtrer derrière son déconcertant désintéressement (volontairement observé depuis les dernières partielles) ou préfère tout simplement s’en remettre aux résolutions de leur état-major, la population, elle, s’y intéresse plus intensivement. A l’heure ou nous sommes, et hormis la déclaration publique de l’UDR, qui s’est, par l’occasion largement expliquée sur la question, les débats politiques traitant du “sort” du chef de l’Exécutif et ses conséquences, surtout, n’ont pas fait grand bruit en Kabylie.
Néanmoins, nous venons d’apprendre qu’une autre force politique a décidé de se rallier à l’initiative de l’UDR pour briser ce terrible silence qui entoure la chose. Les archs, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, se sont résignés à se départir de leur mutisme pour, nous dit-on, prendre officiellement position. D’après les informations en notre possession, les présidences tournantes de l’interwilayas se seraient entendues pour tenir une réunion dite de “concertation” dès demain, jeudi à Tazmalt. A l’ordre du jour, un seul et unique point est inscrit : réagir à tout ce qui se trame dans les coulisses des centres de décision à Alger. Les travaux seront certainement sanctionnés par une déclaration commune (qu’on annonce très explicite) qui résumera l’intégralité des réactions du Mouvement citoyen. De fait, et même s’il est quasiment impossible (voire imprudent) de pronostiquer sur le contenu exact dudit document, des indices peuvent toutefois avancer certaines certitudes. Tout d’abord, il est attendu des archs de rééditer, à cette occasion, leurs traditionnelles positions vis-à-vis de la crise de Kabylie, et d’appeler encore une fois à la satisfaction de leurs revendications. Il est également très plausible que les délégués de l’interwilayas fustigent, à leur manière bien entendu, tous les cercles politiques dont les schémas s’inscrivent en contresens des perspectives politiques auxquelles aspire la Kabylie à plus forte raison que ces mêmes cercles étaient les premiers à s’agiter autour du départ du chef du gouvernement.
Pour ce qui est d’Ahmed Ouyahia, les archs auront recours sans nul doute à leur légendaire sens de réserve et de retenue (pour ne pas dire plus !) pour s’exprimer sur la question de son départ, et ce pour au moins deux raisons : la première est que l’actuel chef du gouvernement a bien été le premier responsable de l’Etat algérien à s’être réellement investi pour le dénouement de la crise de Kabylie. Il est également l’architecte du processus du dialogue entamé avec les représentants du Mouvement citoyen. De fait, M. Ahmed Ouyahia reste le seul haut fonctionnaire à avoir “osé” débattre du conflit avec les concernés et ce avec la clarté et beaucoup d’objectivité. N’en déplaise à ses détracteurs de Kabylie ou d’ailleurs, Ouyahia était derrière les acquis les plus importants que la région a pu décrocher ces trois dernières années. Cette vérité que la Kabylie ne s’est pas dite tout haut, demeure l’une des convictions les plus partagées par la population locale.Les archs en tiendront certainement compte.

- La depeche de Kabylie

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