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Voir la version complète : Les téléphones portables “Taïwan” inondent l'Algérie


nassim
25/05/2006, 00h58
Le marché de la téléphonie mobile en Algérie est inondé, ces derniers jours, confient des sources concordantes, par une quantité considérable de portables importés frauduleusement via les frontières terrestres marocaines ou provenant essentiellement de Dubaï, d’Angleterre, d’Allemagne, de France, de Chine et de Hong Kong. Ces téléphones portables sont introduits illégalement sur le territoire national par des importateurs qui, indiquent nos sources, ne possèdent pas de registre du commerce et ne payent aucune taxe douanière ou fiscale.

Ces importateurs ramènent, confient-ils, entre 200 et 300 téléphones portables par semaine et ce, sans payer aucune taxe, puis les cèdent aux grossistes activant dans les marchés de Belfort (Alger), El-Eulma (Sétif) et Zouia à Oran. Les téléphones portables importés portent souvent les sigles d’opérateurs étrangers, tels que T-Mobile (Allemagne), Vodafone (Angleterre), Orange (France) ou Méditel (Maroc), car destinés, notamment à ces opérateurs avec des cartes SIM bloqués, précisent-ils.

Ces téléphones portables d’occasion sont vendus, affirment-ils, comme étant “neufs”, mais à des prix moins cher de 20 à 30% que le tarif officiel appliqué par les distributeurs légaux alors qu’“ils ont été ouverts et flashés généralement avec des logiciels anciens qui ne sont pas actualisés”, soutiennent-ils. Les importateurs illégaux achètent à bas prix une quantité importante de téléphones portables haut de gamme, dont Samsung D600, D500, Sony Ericsson K750, W800 ou Nokia N92 et N70, puis les cèdent à des prix dérisoires sur le marché noir, sans payer aucune charge fiscale et parafiscale. Ce qui représente, argumentent-ils, un manque à gagner considérable estimé à une dizaine de milliers de dinars par semaine en termes de recettes fiscales et douanières surtout si l’on tient compte du fait que le marché informel représente, aujourd’hui, entre 30 et 40% des téléphones mobiles commercialisés en Algérie.

À titre indicatif, il y a eu, selon des sources bien informées, près de 600 000 téléphones portables importés frauduleusement en 2005 sur un volume global de 2,9 millions d’unités. Pis, il n’y a aucun texte ou loi réglementaire interdisant la flashage de téléphones portables en Algérie bien que cette pratique soit considérée comme étant “illégale”, expliquent-ils. Ce vide juridique est exploité, relèvent-ils, par ces importateurs indélicats et véreux pour exercer leur activité, alors que même certains points de vente n’hésitent pas à assurer des formations sur le flashage de téléphones portables.

Cette situation d’“anacrhie” s’est élargie aux quatre coins du pays en l’absence d’organisme chargé du contrôle et de la régulation du marché de la distribution des téléphones portables en Algérie, analysent-ils. Ce marché se trouve, aujourd’hui, dans une situation anarchique et reste mal organisé au moment où l’on parle de 16 millions d’abonnés. Ces derniers ne savent pas à quel saint se vouer en l’absence d’une association de défense des intérêts des consommateurs de téléphonie mobile.

Une distribution caractérisée par l’anarchie : le lit aux transactions au noir Le marché algérien a, également, enregistré l’introduction de certains téléphones portables contrefaits émanant frauduleusement de la Chine et de Hong Kong, révèlent-ils. Les importateurs illégaux ramènent, ajoutent-ils, des téléphones portables sans aucun certificat d’homologation ni aucune facture. D’où la difficulté de vérifier la qualité de ces téléphones portables dont les vendeurs assurent uniquement “une garantie de magasin” n’excédant pas 48 heures, c’est-à-dire, si le mobile ne fonctionne pas l’acheteur ne sera pas remboursé. Certains observateurs ont estimé qu’“il est préférable de demander aux importateurs de présenter un certificat d’origine du téléphone portable délivré par le constructeur au lieu d’exiger une fiche technique et un échantillon du produit importé pour obtenir un certificat d’homologation”.

Ces observateurs ont souligné que “l’absence de contrôle a encouragé davantage la clochardisation de ce marché où certaines cartes prépayées sont cédées entre 130 et 50 DA, soit trois fois moins leur prix officiel”. Et d’estimer : “La multiplication des offres commerciales de la part des trois opérateurs a créé une guerre sans merci de prix entre les points de vente
afin de réaliser des chiffres de vente importants et non pas assurer la commercialisation de cartes prépayées activées et bien identifiées tel que prévu dans la réglementation.”

Cette guerre engendre, arguent-ils, une situation unique ou le revendeur n’a aucune marge bénéficiaire qui justifie l’obligation de remplir un contrat de vente pour chaque client avec une pièce d’identité. Ceci étant dit, l’abonné utilise certaines cartes prépayées comme carte de recharge qu’il abandonnera sitôt le crédit initial épuisé.

Par Liberté

Thirga.ounevdhou
25/05/2006, 09h24
Cela explique les prix...
Et les normes justifient les prix, quand la qualité est médiocre et la quantité dépasse les limites.

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