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Voir la version complète : L’Algérie signe une convention avec Desertec


LIXUS
10/10/2011, 21h05
Le PDG du groupe algérien Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, a annoncé ce lundi 10 octobre la signature d’une convention avec les promoteurs du projet Desertec. « Cette convention définit le processus de travail », a‑t‑il déclaré à Alger lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan du groupe. Une convention similaire sera également signée avec Medgrid, autre projet européen sur les énergies renouvelables anciennement appelé Transgreen, a‑t‑il révélé.

En dépit d’un intérêt manifeste de l’Algérie pour le projet Desertec illustré par un engagement public du président Bouteflika devant son homologue allemande Angela Merkel lors de sa visite à Berlin en 2010, des responsables algériens continuent depuis d’avancer quelques préalables. L’enjeu étant de créer une industrie locale de nature à accompagner le programme des énergies renouvelables adopté il y a quelques mois par le Conseil des ministres. Pour M. Bouterfa, « c'est une affaire d'acquisition de stratégie industrielle. Il faut que l'équipement nécessaire soit fabriqué en Algérie ».

Dans ce cadre, des appels à manifestation d'intérêt et des appels d'offres seront lancés et ouverts à tous dans le domaine du partenariat, de la construction d'usines, de la fabrication de pièces de rechange, de la réalisation de centrales ou d'acquisition d'équipements. Des appels à manifestation d'intérêt seront prochainement lancés également pour la réalisation d'une usine de silicium et la fabrication de systèmes photovoltaïques, d'équipements de fluide caloporteur et de stockage d'énergie, ainsi que de rotors d’éoliennes. La réalisation d'un réseau de sous‑traitance nationale pour la fabrication des équipements entrant dans la construction des centrales solaires et éoliennes est aussi envisagée.

D’ici 2030, les autorités algériennes ambitionnent de porter à 40 % le niveau de consommation de l’électricité fabriquée à partir des énergies renouvelables. Mais aussi d’exporter vers l’Europe. Quelque 1 500 milliards de DA seront ainsi destinés au développement de la production d'électricité d'origine renouvelable durant les dix prochaines années, a affirmé le PDG de Sonelgaz.

Concernant le bilan du groupe, M. Bouterfa a indiqué que le total du bilan (somme de tous les actifs) est passé de 1 573 milliards denDA en 2009 à 1 791 milliards DA en 2010, tandis que le chiffre d'affaires "énergie" est passé de 162 milliards de DA à 168 milliards de DA durant la même période. Enfin, le montant des investissements liés au programme de développement global des sociétés du groupe d'ici 2021 est de l'ordre de 4 600 milliards de DA dont 3 700 sont à la charge des sociétés du groupe.

TSA
Sonia Lyes

LIXUS
10/10/2011, 21h17
Pour info, je poste une vidéo pour expliquer Medgrid (ex Trangsreen) qui est cité dans l'article.

MEDGRID est un consortium créé pour favoriser le développement des interconnexions électriques entre le Nord, le Sud et l’Est de la Méditerranée. Il réunit plus de 20 entreprises d’origine française, allemande, espagnole, italienne, marocaine, égyptienne, syrienne, et jordanienne depuis sa création en décembre 2010. Tous les métiers de la production, du transport et de la distribution d’électricité, du financement d’infrastructures sont désormais réunis dans une entité méditerranéenne commune.

A la question MEDGRID et Desertec sont-elles des initiatives concurrentes, le site de Medgrid répond :

L’objectif principal de DII est la production d’électricité renouvelable, et la promotion des technologies solaires, avec une vision long terme à 2050. L’objectif de Medgrid est de se concentrer sur le transport d’électricité et les interconnexions, en mettant en avant les technologies de transport à courant continu haute tension, avec un schéma directeur à court-moyen terme pour 2020 – 2030.

DII et Medgrid coordonnent leurs actions pour éviter les recouvrements.

http://www.youtube.com/v/C6KZ4qyCzYU

Mohamed_Rédha
11/10/2011, 09h08
Salam LIXUS,

En d'autres termes Desertec pour produire et Medgrid pour transporter..

J'espère que dans cette convention la partie algérienne n'aura rien à verser.. si les européens veulent venir en algérie pour investir dans le solaire alors marhaba, mais qu'ils le fassent avec leur argent..
Développer le solaire nécessite de gros effort de développement avant d'atteindre un niveau de production industriel..

Les grandes compagnies européennes ne veulent pas investir beaucoup dans la recherche.. et puisque leurs gouvernements manquent de moyens en ces temps de crise, ils cherchent à pousser les bougnoules à mettre la mais aux portes monnaies.. ils ne veulent pas du maroc ou de la tunisie.. c'est l'algérie qui les intéresse. Mais maintenant qu'ils ont la libye, la situation va changé.. ils détiennent le gros lot.

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