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Voir la version complète : medecine en algerie, quel avenir ?


elga_pataki
23/09/2004, 13h22
Apres une enieme manif' des medecins a diplomes etranger en france dont un grand nombre d'algeriens ,un certain nombre de questions reste sans reponse
Pourriez vous me dire pourquoi tous les médecins algériens se trouvent actuellement en France ?
Pourquoi si peut refusent de rester travailler dans le service public ? Par manque de moyen dans les hôpitaux et les polycliniques publiques certainement me direz vous
Pas seulement pourquoi parallèlement a ce manque de moyen du service publique se multiplie a coté des cliniques et des cabinets privés ? Voudrait on en haut lieu faire devenir l’accès au soin un produit de luxe ?
Quel avenir pour un jeune interne qui a fait ces études plus par vocation que grâce a papa et a maman ?
Pauvre ne connaissant pas les ficelles ni les bonnes personnes il aura deux alternatives croupir dans un hôpital miteux ou les infirmiers et les aides soignants lui diront comment travailler. ..ou partir
Riche la place est déjà trouvé soit dans la clinique de ben 3amiss soit en ouvrant un cabinet dans l’appart qu’on vient de lui ouvrir pour son doctorat
Bien sur ces caricatural et pourtant…
Qui en voudrait a ces jeunes praticiens d’ailleurs quant on voit que même le ministre s’est offert sa propre clinique privée (tout en gardant bien sur son poste a l’hôpital : quel humanisme, quel altruisme !)
Est ce une volonté de détruire le service publique (suivant la vague des année 95 de ne plus laisser la médecine gratuite) est ce une politique de valorisation du secteur privée ?
N’allons nous pas faire face à un déficit de praticien ? Déjà des signes avant coureurs d’une grave crise sanitaire se font sentir : rien qu’a voir le nombre de décès suite a un accouchement tout est dit !!
Les cliniques privées d’obstétriques se sont multiplié face au grave vide et manque de moyen des hôpitaux faut-il s’en réjouir ? A Peine 24H après la naissance du bébé la mère est gentiment mise a la porte au mépris du délai minimum de 3jours (compris pourtant dans le forfais !!) Pourquoi ? Pour faire de la place non quant même pas ils n’oseraient pas mettre en péril la vie du jeune nourrisson et de sa mère pour des motifs si vils et pourtant…

Alors je vous pose la question quel avenir pour la médecine dans l’ Algérie de demain ??

morjane
27/09/2004, 15h25
Bonjour,

Je t'avoue qu'actuellement les services de santé en Algérie sont en grève et en effet quelle médecine pour l'Algérie? Il est difficile pour un étudiant de vouloir travailler dans les mauvaises conditions qui lui sont accordés à l'hopital publiques. Tout est fait pour orienter vers le secteur privé comme tu l'as souligné.
Oserais je reparler du taux de néo mortalité qui est trop elèvé, on ne devrait pas mourir en couches en 2004. Les services publiques sont mal gérés et quand il y a un bon directeur qui gère de façon rationnel son établissement il est congédié. (cf la manifestation où abrika a pris part pour le maintien du directeur de l'hopital) Les crédits sont accordés mais il y a réellement une mauvaise gestion de l'hopital à tous les niveaux. J'ai en memoire lors du déces des prématurés de djelfa , la mort d'un bébé car la couveuse où on devait placer le bébé était dans une salle qui etait fermé à clé et celui qui détenait la clé etait absent)
Là je viens de lire un article abominable . Il s'agit de traffic d'organe (de rein) qui sont acheminés vers l'Irak.
"Nombre d’Algériens insuffisants rénaux sont tombés dans le filet des rabatteurs d’un réseau Orient-Algérie », déclare M. M., membre de l’Association d’aide aux insuffisants rénaux, appelé pour une transplantation à Paris....dialysés dans 120 centres publics et privés à travers le territoire national, en attendant de bénéficier d’une greffe par don d’un membre de la famille en général, le prélèvement dans le cadre d’une mort encéphalique n’étant pas encore pratiqué chez nous, mais possible à réaliser quand le malade bénéficie d’une prise en charge en France généralement. Tout cela est parfait. Mais depuis qu’il y a 5 000 dialysés, jeunes pour la plupart, en Algérie, dont un grand nombre l’est à vie faute de transplantations suffisantes dans le pays, un réseau mafieux s’est développé entre l’Algérie et l’Irak, en passant par la Jordanie. Nos dialysés, épuisés par tant d’attente pour une transplantation dans leur pays, qui a lancé ce genre d’intervention en 1984 avant que chirurgiens et néphrologues de grande envergure soient sacrifiés sur l’autel de la bêtise et du massacre, se jettent dans les bras de rabatteurs qui les mènent en Irak via la Jordanie où le rein d’un enfant ou d’un adulte en difficulté est transplanté contre une somme oscillant entre 30 et 40 000 dollars depuis six années. "

Mort de 90% des Algériens ayant subi une greffe du rein en Irak
(http://www.algerie-dz.com/article1145.htm)
Elga, si le sujet t'intéresse, je te conseille ce lien et tu liras ( entre autre) un très bon article sur la formation médicale en Algérie Algérie- Santé (http://www.algerie-dz.com/mot42.html)

Tiens en exemple, un hopital qui est actuellement en réfection celui de Constantine

«Par ailleurs, le service de radiologie est quasiment à l’arrêt si on devait exclure le seul examen fonctionnel, à savoir l’échographie. Et ce n’est pas un scoop puisque cette situation dure depuis dix ans !», ajoutera notre interlocuteur. Concernant ce point épineux, le responsable du parc radiologique de l’hôpital, le Pr S. Draouat, ne manquera pas d’appuyer les allégations du directeur en soutenant : « Je gère un cimetière. Le service regorge d’appareils vétustes qui ne fonctionnent plus, véritable bric-à-brac : un angiographe inutilisable depuis quatre années, un mammographe hors service installé dans les années 1970 et un scanner saturé avant de céder cette fois pour de bon. En effet, depuis le mois de mai, les bilans effectués par ledit appareil sont faussés à cause de l’apparition de bulles sur les images. Installé en 1996, le scanner surexploité assurait jusqu’à 40 bilans par jour. La norme étant de 25 maximum et une durée de vie de cinq années. Résultat des courses : un service défaillant et un personnel qui se roule les pouces.» Une sollicitation a été adressée à la tutelle pour l’acquisition d’un scanner, IRM et angiographe. La requête, qui remonte à janvier 2004, est toujours en instance de concrétisation. En attendant, le malade est orienté à chaque fois vers les cliniques privées qui ne manquent de rien, mais qui lui font payer très cher le moindre examen.
El Watan

malmsteen
29/09/2004, 14h18
ben elga je crois que tu as tout dis
la derniere reforme qui a touche la gratuitee des soins a etait mal recue par la population alors ils sont reduit les pris des souins
puis un docteur qui a fais 7ans d etudes minimume n accepte po de travailler dans les conditions actuelles
ou bien etre derige par un ignare qui n a jamais etait a l ecole

morjane
29/09/2004, 14h53
Azul,

Il faut lire cet article La formation médicale en algérie (http://www.algerie-dz.com/article876.html) et tu comprendras pourquoi cela va si mal.
Encore une autre histoire et après j'arrête car je vous assure que je pourrais en relater au moins deux a trois fois par semaine du même genre mais c'est tellement désolant quand cela arrive car ce sont des drames qui devraient être évité à notre époque. Mais en attendant des gens meurent et ça c'est tellement injuste. Ce matin, j'etais completement désolée, triste de lire cela, je ne voulais pas en parler mais il faut que cela change et pour que cela change il faut prendre conscience que cela existe et peut très bien nous arriver ou arriver à une soeur et non ce n'est pas dus la fatalité , il faut aussi changer les mentalités.

Le nouveau-né, un garçon, Farouk A. son combat pour survivre n’a en fait duré que 24 heures. Sa maman, en dépit de la gravité de la situation et de l’urgence, a été méprisée au niveau de la polyclinique de Damous et de l’hôpital de Gouraya. Trop de temps perdu alors qu’elle était sur le point d’accoucher à Gouraya. Pourquoi a-t-on fait attendre cette maman qui criait de douleur et ayant subi des souffrances ? Le directeur de la santé de la wilaya de Tipaza avait autorisé les responsables des secteurs sanitaires de se doter d’un téléphone portable, afin que chaque directeur de garde des hôpitaux de la wilaya puisse l’utiliser en cas de situation grave, notamment pour ces cas de gynécologie compliqués, car la vie d’un bébé n’a pas de prix. Il semble que l’instruction du responsable n’a pas été scrupuleusement suivie.
La gynécologue, qui était à la polyclinique de Damous, a mis beaucoup de temps pour décider de l’évacuation de cette femme enceinte. Il faut préciser que cette grossesse désirée a été très bien suivie, comme l’attestent les documents, d’autant plus que la maman est atteinte de diabète. Justement, à propos de cette maladie, les secteurs sanitaires se dérobent à chaque fois devant une femme diabétique sur le point d’accoucher. Pour éviter les problèmes, les mamans sont dirigées vers l’hôpital de Zéralda. Au niveau de l’hôpital de Gouraya, au moment où la jeune maman souffrait des douleurs des contractions, l’accoucheuse qui avait accompagné la femme malade devait abandonner l’ambulance pour retourner à la polyclinique de Damous. Ainsi, dans les bureaux de l’administration de l’hôpital de Gouraya, faisant fi de la situation d’urgence, on se chamaillait pour désigner l’accoucheuse qui devait remplacer sa collègue de Damous, pour se rendre à l’hôpital de Sidi Ghilès. C’est entre Gouraya et Sidi Ghilès que la femme a vécu l’enfer. Elle n’a bénéficié d’aucune assistance. L’accoucheuse a fait subir à la maman énormément de mal. C’est durant ce trajet que la mère a entamé l’accouchement. Impossible de décrire ces moments difficiles qui se sont déroulés à l’intérieur de l’ambulance. L’accoucheuse demeurait indifférente devant la dégradation de l’état de santé de la maman et du bébé. Elle voulait continuer la route jusqu’à Zéralda. C’est le responsable du service des urgences de l’hôpital de Sidi Ghilès qui a été attiré par les cris qui fusaient de l’ambulance. «C’est inhumain, nous dit-il, il ne restait que la tête du bébé à dégager.» Le nouveau-né a trop souffert. Son corps a consommé le liquide amniotique. Le pédiatre était sceptique. Néanmoins, il fallait une prise en charge dans un service de néonatalogie. La maman a été sauvée in extremis de la mort. Après la réanimation, le nouveau-né a été mis dans une couveuse toute neuve. Quelques heures après sa naissance, il a têté quelques gouttes de lait. Cela a donné espoir aux parents. Au lendemain, l’évacuation du nouveau-né vers l’hôpital de Koléa est devenue impérative. Son état de santé s’est dégradé. En dépit des efforts du docteur Kara, du service pédiatrie, Farouk A. est décédé. L’accoucheuse s’est distinguée par un comportement qui n’a rien à voir avec la médecine. Laxisme, laisser-aller, inconscience sont à l’origine de la mort du nouveau-né. Une enquête est déclenchée par le DSP.

Par M’hamed H, El watan

A noter aussi que ce drame peut se passer dans n'importe quel pays aussi mais pas tout à fait de la même façon, la maman a été laissée, on ne s'occupait pas d'elle, c'est cette forme de mépris qui est plus de l'indiférence. Mais même si cela peut se passer ailleurs cela n'excuse en rien ce drame. Un enfant est mort par imcompétence et indiférence et la maman, je n'ose même pas songer dans quel etat elle se trouve après cette boucherie.

aghiless
01/10/2004, 22h07
:sad:

Quelle mèdecine algérienne...Médecine de misère,de ***** pour le peuple...Il faut avoir vu dans quelle condition sont soignés nos frères et soeurs pour comprendre mon coup de gueule:il faut voir les draps noirs de saleté sur lesquels virvoltent des nuées de mouchent,il faut voir la saleté des oreillers,la saleté des couloirs pleins de mégots,de boulettes vertes de tabac à chiquer...Il faut entendre les cris de la douleur des femmes ,des enfants,il faut voir les regards perdus dans la tritesse et l'impuissance des viellards agonisants...Il faut faire un tour en été à l'hpital de Tizi-ouzou pour voir tout cela...Pendant ce temps Mr le président fait état des caisses de l'état qui se remplissent...Encore un beau butin à se partager!...Vous avez dit médecine algérienne!Quelle médecine!...Pour tous les voleurs de l'état,ce n'est et ne sera jamais un problème car les hopitaux parisiens seront toujours prêts à les accueillir...Aghiless.

Rino
03/10/2004, 13h18
Bonjour,
trop pessimiste aghiless !!! peut etre que tu as tes rasions.

Tu parles principalement de saleté mais qui est responsable??? les produits de nettoyage existent a volonté dans tous les hopitaux, s'ils ne sont pas volés, mais meme dans ce cas qui est le responsable??
C'est un probleme d'inspection et de rigueur!! dans le meme hopital on trouve des services propores et d'autres sales et cela depend fortement de la rigueur du chef de service en premier lieu.
Je connais un service propre, ou les murs des couloirs sont frequement lessivés, ca fait plaisir.

Autre chose, la gratuité des soins??? les patients n'ont pas la moindre idée sur le cout de leur sejour a l'hopital, qui est souvent faramineux!!! ils quittent l'hopital et n'ont sur la bouche que les mauvais traitements qu'ils ont subi souvent de facon caricaturale.

Enfin, en parlant de paris, en un mois deux malades (pauvres types, enfants du peuple) ont été transportés sur paris pour subir des interventions. Le cout de chaque sejour s'est elevé a plus de 40000 euro!!!! c'est bien sur l'etat qui tout pris en charge.

Je n'ai pas la moindre intention de dire que tout va bien, mais quand je vois le pessimisme atteint son sommet, je ne peux m'empecher de reagir
Bien a vous

ema
04/08/2007, 23h27
merci je connais très très bien ce milieu qui est hélas pouri car c'est devenu un vrais bisnesse des corps humain .Il ya des groupe de médcin qui n'ont pa de consciense profétionnel ont formé un groupe de mafia qui ne s'interèsse qu' a remplir leur poche meme si ça coute des vies humain:sad: :mad:

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