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Voir la version complète : Arabie Saoudite : nombreux projets industriels


zek
27/10/2011, 12h08
Le 21 octobre, la banque d’investissement saoudienne Jadwa a publié ses dernières projections économiques sur l’économie saoudienne. Un rapport qui aurait certainement satisfait les 32 entreprises françaises qui exposaient du 16 au 19 octobre au Salon international de la construction, Saudi Build, à Riyad. Non seulement Jadwa annonce que l’économie saoudienne va croître de plus de 7 % cette année, mais cet établissement financier, en raison des nombreux travaux d’infrastructure dans le royaume, prévoit parallèlement une hausse continue des importations.

Entre janvier et juillet 2011, les achats de matériaux de construction dans les ports auraient déjà bondi de 8 % en provenance de l’étranger par rapport à la même période de 2010. Selon le ministre du Pétrole Ali Al-Naimi, la production d’or noir s’est élevée sensiblement, passant de 8,1 millions de barils par jour (b/j) en septembre 2010 à 9,39 millions b/j un an plus tard. Comme le montre un document de la Mission économique (ME) à Riyad, distribué aux exposants français à Saudi Build, les projets industriels en cours sont légion, allant de l’énergie à la mécanique, en passant par l’extraction minière, l’eau, les transports, l’automobile et, bien sûr, les infrastructures.

Créations d’universités, extensions d’aéroports, réalisations d’hôtels – Accor va enrichir son parc de 12 hôtels Mercure, Sofitel et Novotel avec quatre nouveaux établissements, dont trois Ibis – développement de cités économiques : le programme d’infrastructures (2010-2014) porte sur un montant faramineux de 375 milliards de dollars, auxquels s’ajoute un volume de 180 milliards dévolu à un plan social, comprenant la construction de logements.

De vastes complexes hospitaliers ou cités médicales sont aussi en projet au ministère de la Santé. La France est le cinquième pays investisseur en Arabie Saoudite. En particulier, Sanofi-Aventis a décidé de s’implanter à King Abdullah Economic City (KEAC). C’est dans la zone industrielle de cette cité économique à 150 kilomètres au nord de Djedda que ce groupe, présent en Arabie Saoudite depuis 40 ans et qui y dispose d’une filiale de vente de 200 personnes, produira en 2014 des médicaments pour le diabète et les maladies cardiovasculaires. Dans la santé comme dans l’alimentation, les entreprises françaises doivent contacter la Saudi Food and Drug Authority (SFDA), autorité chargée du contrôle des normes techniques et sanitaires.

Malgré les bonnes performances du secteur de la navigation aérienne (Airbus, satellites commerciaux, systèmes de protection des frontières…), la part de marché de la France « estimée entre 5 et 6 % en 2010 régresse pour revenir à un niveau plus proche de celui de 2009, 4 % », d’après une note du Service économique (SE) à Riyad. « La concurrence est féroce. Présente autant dans la construction, le matériel ferroviaire que les biens de consommation, la Chine grignote les parts de marché de tous ses compétiteurs et se trouve maintenant juste derrière les États-Unis », commente Philippe Fouet, le chef du SE en Arabie Saoudite.

D’autres acteurs sont puissants, comme les Coréens qui arrachent bon an mal an 60 % des contrats d’ingénierie dans les hydrocarbures. Sans parler des Espagnols, qui sont en bonne position, car moins disants, pour arracher le contrat de train à grande vitesse Djedda-La Mecque-Médine. Riyad devrait annoncer son choix définitif d’ici la fin de l’année.

« En Arabie Saoudite, le prix est un élément primordial », rappelait Jacques Bourgeois, président de la section locale des Conseillers du commerce extérieur de la France et délégué général d’EADS, lors d’un séminaire d’information organisé par la ME à Riyad, à l’occasion du salon Saudi Build. Parmi les exposants français, certains connaissant déjà le pays insistaient sur la nécessité « de donner du temps au temps » et « d’effectuer des visites de suivi ». « Réalisez un suivi immédiat et vous serez surpris, car les contacts peuvent alors déboucher rapidement sur des affaires », affirmait, pour sa part, Michel Gélénine, directeur de la ME en Arabie Saoudite.

Michel Gélénine et François Sporrer, son homologue aux Émirats Arabes Unis (EAU), ont décidé d’unir leurs forces pour organiser des missions d’entreprises conjointes dans la région, en associant, le cas échéant, d’autres pays, comme le Qatar, Koweït et Oman. C’est ainsi qu’une mission de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence (CCIMP), prévue à l’origine du 2 au 8 décembre à Riyad, Djedda, Dubaï et Abu Dhabi, à la demande de certaines entreprises, sera précédée d’un déplacement à Doha, à compter du 29 novembre. « Deux dominantes sont retenues, le développement durable et les hydrocarbures », révèle Martine Lécureuil, en charge de l’opération à la CCIMP.

Le Mocci

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