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Voir la version complète : Arabie Saoudite : Projets industriels en cours


zek
27/10/2011, 12h24
Energie

Les secteurs de l’amont pétrolier et gazier, du raffinage et de la pétrochimie sont appelés à rester les deux véritables moteurs de la croissance*en Arabie saoudite : 60 Md USD d’investissements (28 Md USD pour l’amont, 32 Md USD pour l’aval) ont été programmés par l’Aramco d’ici à 2014 dans la consolidation et l’extension de ses capacités existantes. En aval de la filière, un accent particulier est mis sur les industries stratégiques et de transformation, notamment celles de la filière «*gaz*».

Tirant sa force d’une source abondante et bon marché (l’éthane), le conglomérat SABIC s’appuie sur la garantie d’une plus grande facilité d’accès aux principaux marchés liée à l’adhésion du pays à l’OMC pour faire de l’Arabie un des tout premiers producteurs mondiaux de la filière pétrochimique*: éthylène et polyéthylène, polymères, polypropylène, aromatiques, styrène, benzène, oléfines, etc. La valeur des projets en cours ou lancés depuis 2007 s’élève à 37 Md USD. Les villes industrielles de Yanbu sur la Mer Rouge, de Jubail et, à terme, de Ras Al-Zour sur le Golfe persique, ont été désignées comme des pôles régionaux majeurs de développement industriel

L'Arabie Saoudite produit 70 Mt de produits pétrochimiques.Elle vise à passer du 7ème au 3ème rang mondial des pays producteurs d'ici 2015. La valeur globale des investissements programmés d'ici à 2013 est de 70 Mds USD. La production pétrochimique saoudienne devrait croitre à un rythme annuel de 12% au cours des prochaines années et atteindre 100 Mt en 2015. La part de l’Arabie saoudite dans la production mondiale pétrochimique est de 10%. L’objectif est 13% en 2012 et 15% en 2015

L’Arabie souhaite devenir l’un des leaders mondiaux dans la production de produits pétrochimiques. L’Arabie est classée 10ème en termes de production de dérivés du pétrole et 7ème en termes de pétrochimie de base.
L’ensemble des projets réalisé ou en développement soit plus de 80 dans l’ensemble pourrait conduire l’Arabie saoudite à être le 3ème producteur mondial d’ici 2015.

La production pétrochimique du Royaume est passée de 2 Mt en 1970 à près de 60 M tonnes aujourd’hui soit 8 % de la production mondiale. Le Royaume devrait atteindre les 100 Mt en 2015 avec un taux annuel de croissance de 12%.

Le développement de l’industrie minière est attendu comme un facteur clé dans le processus de diversification du tissu industriel saoudien grâce à la transformation de matières premières en produits semi-finis ou finis.

C’est le ministère du Pétrole et des Ressources minérales qui est chargé de promouvoir et de superviser les investissements dans ce secteur. Les investissements en cours de Ma’aden (Saudi Arabian Mining Company) s’élèvent à 60 Md SAR principalement dans des projets de mines de phosphate (Al Jalamid, Ras Az-Zour), de beauxite (Al-Zabirah), d’or (Sukhaybarat, Mahd Ad Dahab, Bulgah), de magnésite (Zarghat) et d’aluminium (Ras Az-Zour), le plus important de tous étant celui d’une fonderie d’aluminium d’une capacité de 700*000 t/an à KAEC (la plus importante ville économique).

Méga-projet de Ras Az-Zour

Ambitieux plan de développement du potentiel minier du Royaume, le méga-projet de Ras Az-Zour a pour objectif l’érection sur le site du même nom, situé sur la côte du Golfe arabo-persique, au Nord de Jubail (province Est), d’une vaste cité industrielle appelée à devenir un pôle industriel majeur.
In fine, il s’agit pour Ma’aden de développer à Ras Az-Zour une vaste zone industrielle comprenant un complexe chimique pour la production d’acide sulfurique, d’acide phosphorique et d’engrais, ainsi qu’un complexe de production d’aluminium. Pour faire fonctionner la totalité du futur méga-complexe de Ras Az-Zour, un port, une cité industrielle, des capacités de stockage et de manutention, ainsi qu’une centrale électrique devraient être construits. Le projet repose sur la mise en exploitation des mines de phosphates d’Al-Jalamid, situées près de la frontière jordano-irakienne et des gisements de bauxite d’Al-Zabirah, situés dans la région Centre-Est du Royaume.

Eau

L’Arabie est le premier producteur d’eau dessalée au monde . La demande croît rapidement et devrait atteindre 9 M m3/jour en 2024. Environ les deux tiers devraient être satisfaits par le dessalement d’eau de mer. Avec la mise hors service programmée de certaines des unités de production et la création de capacités nouvelles, le ministère de l’Eau et de l’Electricité estime qu’environ 40 Mds SAR seront investis dans le secteur du dessalement au cours des 20 prochaines années.

Le parc de production de la SWCC (*Saline Water Conversion Corporation ) est de 30 unités de dessalement d’une capacité globale de 3,35 M m3 par jour, contre 105 251 m3 /jour en 1978. La SWCC produit 16% de l’eau déssalinisée mondiale. A cette capacité de production vient s’ajouter un réseau de distribution (3 000 km de long) .La capacité de stockage est de 9 M m3. La SWCC produit également de l’électricité dans ses unités combinées de dessalement et de génération d’électricité.

National Water Company a la tutelle des usines de retraitement des eaux usées de Riyad et Djeddah qui à elles deux représentent 48% de la population nationale.

Toutes les obligations contractuelles gouvernementales en matière d’eau potable et usées, de réseaux d’eau et assainissement des villes de Riyad et Djeddah ont été transférées à la NWC.

A suivre...

zek
27/10/2011, 12h25
Infrastructures

L’Arabie saoudite est le fer de lance du secteur de la construction dans le CCG. Deux tiers des entreprises déclarent que leur activité s’est déplacée de Dubaï en direction d’Abu Dhabi, du Qatar ou de l’Arabie saoudite.

De plus, la croissance de la population, de l'ordre de 2,5% par an, entraîne une demande de logements estimée à 6 millions d'unités pour les 15 ans à venir, soit autant que ce qui a été construit depuis 50 ans.

Les groupes Saudi Bin Laden et Saudi Oger, acteurs majeurs du BTP dans le pays, et l’ensemble du Royaume bénéficient de la multiplication des projets, en particulier les grands centres urbains en pleine expansion. La seule ville de Riyad devrait bénéficier de 10 Md USD pour la construction de bureaux et d’hôtels. Dans le même temps, 600 000 logements seront construits en 4 ans, ce qui reste malgré tout insuffisant à moyen terme pour faire face à la demande.

Le secteur public prend également une part importante dans le développement de l’industrie du bâtiment. Les investissements publics planifiés dans le BTP sur dix ans s’élèvent ainsi à 135 Md USD, 600 projets d’envergure sont planifiés à travers le pays pour la construction de bâtiments de service public : écoles, usines de dessalement, centrales électriques. Au-delà, l’amélioration des infrastructures éducatives reste la priorité des autorités : le seul ministère de l’Education prévoit 4 Md USD pour la construction de 4000 écoles dans les prochaines années.

Ce budget n’inclut pas l’enseignement supérieur où de nombreux projets sont également en cours de développement, à commencer par l’université King Saud de Riyad qui bénéficie d’une enveloppe de 3,75 Md USD offerte par le roi pour la construction de nouveaux hôpitaux et résidences ou la modernisation des bâtiments existants.

Projets phares:

Princess Noura University de Riyad
King Abdallah Financial District de Riyad
Extension de l’aéroport de Djeddah
Extension de la King Saud University de Riyad

Les autres chantiers majeurs de l’Arabie saoudite sont ceux de la diversification économique du pays et du logement des foyers à revenus bas ou moyens. Largement dépendant des recettes de sa rente pétrolière, le royaume entreprend des efforts majeurs de diversification de son économie.

Ceux-ci se matérialisent par les projets de « Nouvelles Villes Economiques », ou « Economic Cities ». Ces villes, au nombre de quatre, ont pour but de diversifier l’économie saoudienne en lui donnant une nouvelle force industrielle, de créer des opportunités d’emploi à une jeunesse de plus en plus nombreuse ainsi que de permettre une meilleure répartition de la croissance nationale et de la population sur le territoire.

Les quatre villes nouvelles représentent un volume global d’investissements évalué à 70 Md USD d’investissements, à raison de 80 Md USD pour King Abdullah Economic City (KAEC) à Rabigh, 27 Md USD pour Jizan Economic City (JEC), 8 Md USD destinés pour la Prince Abdulaziz Bin Musaid Economic City (PABMEC) de Hail et 7 Md USD pour la Knowledge Economic City (KEC) située à Médine.

Transports

Concernant les investissements sur les transports, le royaume a lancé un plan qui comprend 1,4 MdUSD d’investissements aéroportuaires et 3,1 MdUSD d’investissements dans les infrastructures routières. Quant à son réseau ferroviaire, peu développé, cinq projets majeurs sont lancés, dont l’emblématique projet TGV Médine – La Mecque (2,5 MdUSD), le « North South Railway » (14 MdUSD), qui reliera les zones minières du Nord du pays à la côte Est, le métro de Riyad (3 Mds EUR), le métro de la Mecque (1,8 Md USD), ainsi que le projet de liaison ferroviaire unique, dit « land bridge », qui reliera les côtes Ouest et Est du royaume saoudien (7 MdUSD).

Les autres projets de moindre importance ou moins avancés sont les suivants :

Monorail de Princess Noura University
Trolleybus de la King Saud University
Light Rail Train de Djedda
Monorail du King Abdallah Financial District de Riyad
Extension du métro de La Mecque
Monorail de l’aéroport de Djedda

Industrie automobile

Bien que le plus gros importateur de voiture dans la région (2 M de véhicules sur 4,5 M), l’Arabie saoudite n’a pas d’industrie automobile. Cependant, le Gouvernement veut le développement d’une industrie automobile avec la conception et production de véhicules saoudiens. Deux projets sont à signaler : Ghazal 1, un SUV (sport utility véhicule) crée par la King Saud University (KSU) en collaboration avec Mercedes et Volkswagen, et Aseela une berline à bas coût faite par la King Abdulaziz City for Science and Technology (KACST) en coopération avec l’ingénierie coréenne.

Le Gouvernement essaye aussi de favoriser la création d’unités de productions pour les composants et les équipements automobiles. En 2007 SABIC (Saudi Basic Industries Corporation) à acheté pour 3,1 Mds USD Général Electric Plastic.

Avec une croissance de 15% par an, le marché automobile saoudien est un secteur prometteur pour les années à venir.
La voiture reste le principal moyen de transport des Saoudiens en l’absence de moyens de transport en commun (métro, bus, etc.) qui ne correspondent pas aux habitudes locales.

C’est un marché en forte croissance, de l’ordre de 15% en volume par an et la progression devrait être encore plus forte dans les années à venir, notamment compte tenu de la poussée démographique.

Industrie mécanique

Longtemps négligé le marché de l'industrie mécanique se développe, grâce à la stratégie gouvernementale de diversification de l’économie.
Dans la région l'Arabie saoudite est un gros marché avec plus de la moitié des projets industriels. La valeur combinée communément citée pour les composants faisant appel à l’industrie mécanique et les projets de l'industrie mécanique dans le royaume est de 87 Mds USD.
L'industrialisation est d'actualité en Arabie saoudite. Les autorités souhaitent diversifier l’économie , développer une industrie lourde lutter contre le chômage et préparer l’après - pétrole.

Secteurs porteurs

Industrie
- Produits et services parapétroliers
- Programmes d’économie d’énergie et cogénération
- Métallurgie / Sidérurgie
- Chaudronnerie industrielle
- Emballages plastiques pour l’industrie agro-alimentaire
- Production d'électricité
- Energie solaire
- Transport et distribution d'électricité et maintenance des réseaux électriques
- Télécommunications : équipements, futures licences privées ; maintenance des réseaux de télécoms
- Electronique professionnelle dans les secteurs des télécommunications, des équipements de sécurité et de défense
- Equipement et ingénierie aéronautiques
- Systèmes de péages pour autoroutes
- Services informatiques
- Ingénierie industrielle dans les secteurs de la chimie, du textile, de la chimie minérale et de l’agro-alimentaire
- Ingénierie et exploitation dans le domaine de l'eau (dessalement, traitement, réseaux d'adduction) et de la gestion des déchets
- Ingénierie dans le domaine des transports (chemins de fer, transports urbains)
- Matériel de forage, de pompage et de gestion de l’eau en environnements agricole et urbain

Opportunités de croissance unique

Une exception régionale et mondiale

L’Arabie saoudite présente des spécificités uniques dans son contexte régional sur les plans géographique, démographique et économique. Elle compte en effet 27 des 38 millions d’habitants des pays qui composent le CCEAG, jouit d’un PIB pesant plus de la moitié de celui de la région et occupe les deux tiers de la superficie de cette même zone.
La manne pétrolière a apporté à ce pays de considérables capacités d’investissement qui lui ont permis de soutenir d’immenses efforts de développement, de bâtir un tissu d’infrastructures de premier ordre et d’accompagner une croissance démographique considérable. Le pays ne comptait, en effet, que 6 millions d’habitants en 1971.

Les perspectives démographiques – 33 millions d’habitants en 2020 selon le Ministère de l’Economie et du Plan – et la nécessaire dotation en infrastructure d’un pays de 2 millions de km² sont les facteurs principaux qui, avec en outre un volontarisme politique affiché en matière de développement et de solvabilité de l’état, garantissent au secteur des biens d’équipements en Arabie saoudite de belles perspectives de croissance à moyen-long terme.

Les entreprises françaises jouissent d’une image de qualité en Arabie saoudite et doivent tirer profits des relais de croissance dont dispose le royaume, à l’instar d’entreprises internationales qui cherchent à investir, par l’établissement de partenariats stratégiques, un marché saoudien en forte croissance.

source Mission Economique

zek
28/10/2011, 07h57
Les investissements directs étrangers en Arabie saoudite connaissent une progression significative depuis 2005 et n’ont cessé de se développer depuis pour atteindre un flux de 28 Mds USD en 2010. Ils restent dominés par les investissements nord-américains. Cette progression doit beaucoup à l’amélioration des conditions d’accueil et à l’ouverture récente de nouveaux secteurs à l’investissement étranger.

La France, qui se situe au 5e rang des investisseurs étrangers dans le Royaume, concentre sa présence dans les secteurs pétroliers et des services financiers. Les investisseurs saoudiens restent discrets dans notre pays, avec une présence limitée au secteur immobilier.

1. L’investissement direct international en Arabie saoudite

L’Arabie saoudite est devenue depuis 2005 le premier récipiendaire d’IDE au Moyen Orient. Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts des autorités et de la Saudi General Investment Authority (SAGIA) qui a accéléré et simplifié la procédure de délivrance de licences et ouvert de nouveaux secteurs aux étrangers dans le prolongement des engagements du Royaume lors de son accession à l’OMC en décembre 2005.

Ces efforts ont été reconnus dans le classement « Doing Business » de la Banque mondiale, le pays étant passé du 38e rang en 2005 au 11e rang en 2010 au classement des pays ayant le climat le plus favorable à l’investissement établi par cette organisation.

Alors que les flux d’investissements étaient pratiquement nuls, voire négatifs, jusqu’au début des années 2000, ils ont véritablement décollé à partir de 2005 (12,1 Mds USD à comparer à 1,9 Mds USD en 2004) et n’ont pratiquement pas cessé de progresser depuis pour atteindre 28 Mds USD en 2010 (6,3% du PIB du Royaume).

Le stock d’investissements étrangers atteignait ainsi 170 Mds USD fin 2010 selon la CNUCED et les statistiques officielles saoudiennes, plaçant le pays à la 26e position des bénéficiaires d’IDE (0,9% du stock mondial), à comparer à 76 Mds USD au Émirats arabes unis, second pays d’accueil de la région du Golfe, et à 31,4 Mds USD au Qatar.

Les principaux investisseurs étrangers sont les États-Unis (25,9 Mds USD), les Émirats arabes unis (18,5 Mds USD, mais de nombreux investissements réalisés depuis ce pays sont le fait de filiales de sociétés non-émiriennes domiciliées dans ce pays), le Japon (15 Mds USD), le Koweït (13,5 Mds USD) et la France (10,4 Mds USD).

Les investissements étrangers sont concentrés dans le secteur de la pétrochimie (16,7% du total des IDE en 2009), du raffinage (14,4%), de l’immobilier (12,3%) et des services financiers (11%). Les secteurs de*la construction et de la production d’eau et d’électricité enregistrent une forte progression.

2. Les IDE franco-saoudiens

a) Les IDE français en Arabie saoudite

Avec un stock de 1,4 Mds € fin 2010 selon la Banque de France, soit 0,16% du stock d’investissement français à l’étranger, l’Arabie saoudite se classe au 48e rang des destinations de nos IDE. Le flux d’investissement français vers le Royaume est régulier mais se situe à un niveau assez bas (entre 100 et 200 M € par an mais -71 M€ en 2010), malgré un renforcement depuis l’adoption en avril 2000 d’un nouveau code des investissements étrangers.

La ventilation sectorielle des investissements français dans le Royaume souligne leur importante concentration dans le secteur des services (1,1 Md €) et plus particulièrement des services financiers qui représentent 73% du stock total d’investissement (997 M €). Cette situation est liée à la participation de 31,1% détenue par le groupe CALYON dans la Banque Saudi Fransi, aux filiales de BNP PARIBAS de SOCIETE GENERALE et à la présence d’AXA dans le secteur de l’assurance et de NASCO dans le courtage en assurance. Dans le secteur de la distribution, CARREFOUR, via sa filiale constituée avec la société dubaïote Majid Al Futtaim (MAF), est bien implanté dans le Royaume.

Le groupe GDF-SUEZ a également fortement investi dans le Royaume dans le cadre d’IWPP. Sa part dans le projet Marafiq à Jubaïl (production d’eau et de l’électricité), d’une valeur de 3,8 Mds USD, atteint 20%, alors que le groupe détient également 20% de la centrale électrique Riyadh PP11 (investissement total de 2 Mds USD. Dans le secteur des services à l’industrie pétrolière, CGG-Veritas a créé une filiale, Argas, spécialisée dans les campagnes sismiques (4,7*M*USD de capitaux français).

Trop peu présente dans l’industrie, la France s’est jusque-là tenue à l’écart de secteurs aussi importants que la pétrochimie, qui a pourtant attiré la majeure partie des IDE en Arabie saoudite. TOTAL, qui a cédé sa participation dans l’exploration gazière acquise fin 2003, participe à hauteur de 37,5% à la construction d’une raffinerie d’un coût de 12 Mds USD.

Quatre autres investissements dans ce secteur peuvent être cités : STESA, filiale de ThALES, spécialisée dans le secteur des télécommunications (4,6 M USD de capitaux français), Schneider, qui fabrique du matériel électrique (1,6 M USD de capitaux français) et SAINT-GOBAIN qui produit des textiles techniques (24 M USD) ainsi qu’AIR LIQUIDE (450 M USD pour une unité de production d’hydrogène à Yanbu). Dans le secteur agro-alimentaire, DANONE a repris en octobre 2000 la majorité du capital de la société laitière Al Safi (47,6 MUSD).

b) Les IDE saoudiens en France

Les IDE saoudiens restent faibles. Les Saoudiens, à l’exception notable du Prince Walid bin Talal qui dirige le groupe Kingdom, préfèrent en effet le plus souvent les placements de « bons pères de famille », c’est-à-dire en bons du Trésor (généralement américains), aux prises de participation actives au capital d’entreprises étrangères.

Le flux des investissements directs est structurellement fortement déséquilibré depuis plusieurs années, les Saoudiens investissant moins à l’étranger que les étrangers en Arabie saoudite (21,6 Mds USD en 2010 d’investissements reçus par l’Arabie saoudite pour 3,9 Mds USD d’investissements réalisés à l’étranger).

La situation est inversée pour les investissements de portefeuille (19 Mds USD en 2010 d’investissements réalisés à l’étranger pour 1,5 Md USD d’investissements reçus par l’Arabie saoudite). Le stock des investissements directs peut empiriquement2 être évalué à 59*Mds USD. Ils seraient dirigés à hauteur de 60% vers les États-Unis, de 30% vers l’Europe (essentiellement Royaume-Uni) et de 10% vers le reste du monde.

Fin 2010, les investisseurs saoudiens détenaient 544 M € d’IDE en France, se classant au 28e rang des investisseurs étrangers dans l’hexagone. On relève une forte concentration des capitaux saoudiens dans le secteur immobilier, où près de 75% (401 M €) sont investis. Les flux d’IDE saoudiens vers la France restent, globalement, très faibles (quelques dizaines de millions d’euros par an).

Mission Économique.

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