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Voir la version complète : Lancement d’un fonds d’investissement pour soutenir des startup en Algérie


icosium
01/11/2011, 19h11
Un fonds d’investissement privé a été lancé par l’Algerian Startup Initiative (ASI), une organisation fondée par la diaspora algérienne basée dans la Silicon Valley, en Californie, aux États‑Unis. « Ce fonds est destiné aux opérateurs économiques algériens. Nous allons travailler avec le gouvernement algérien pour le programme de l’Ansej, lequel est orienté vers les PME et les startup. Ce programme d’aide à la création est exceptionnel, il n’existe pas ailleurs. Il est nécessaire d’avoir des mentors, des personnes qui vont coacher les startup, les accompagner jusqu’à ce qu’elles réussissent », a annoncé Smaïl Chikhoun, président du Conseil d’affaires algéro‑américain, invité lundi de la Chaîne III de la radio nationale.


Cette décision a été prise lors de la visite, qui s’achève aujourd’hui, d’une délégation de douze entrepreneurs dits capital‑risqueurs (venture‑capital) et investisseurs appelés business angels (BA) américains menée par Lorraine Hariton, la représentante spéciale des affaires commerciales au Département d’État américain. Les « business angels » investissent généralement dans une entreprise innovante comme les startup (technologie de la communication, internet, logiciel, etc.). En plus de l’argent, ils apportent leur expérience dans leur domaine d’activité. Ils mettent aussi les jeunes créateurs d’entreprises en contact avec leurs propres networking (réseaux).


Le nouveau fonds d’investissement porte le nom Casbah Business angels. « Cela passera par plusieurs niveaux. Aux États‑Unis, on commence à financer une startup à partir de 5 000 dollars, pris en charge par un business angel. Ensuite, viendra le venture‑capital qui mettra plus d’argent. Tout dépend de la portée qu’on veut faire de cette compagnie. Pour les startup algériennes, le budget va varier entre 10 millions de dinars jusqu’à un milliard de dinars. La contrepartie est que les investisseurs américains vont prendre des actions dans ces futures PME pour ensuite faire partie du management. Il n’y aura pas de transfert vers l’étranger. La startup restera en Algérie et, à terme, entrera en bourse », a indiqué Smaïl Chikhoun.


Selon lui, une quinzaine de startup algériennes ont été sélectionnées pour bénéficier du programme d’appui. Il a précisé que M. Yacine Rahmoun a lancé l’initiative en Algérie et travaille actuellement en étroite collaboration avec la diaspora algérienne de la Silicon Valley pour lancer les programmes destinées aux startup qui sont les nouvelles technologies et de les accompagner. « Nous avons la chance d’avoir ces algéro‑américains qui ont beaucoup d’expertise et qui veulent travailler en Algérie. Il y a eu un concours et le vainqueur a bénéficié d’un voyage aux États‑Unis. Il a visité un incubateur d’entreprises au niveau du Michigan. Là‑bas, il a passé quatre mois à étudier dans une université », a‑t‑il dit. Il a plaidé pour le regroupement des initiatives visant à soutenir la création des PME au niveau national.

TSA

zek
01/11/2011, 20h28
Jean-Louis Guigou, délégué général de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen, fait quelques révélations sur la diaspora maghrébine. Selon lui, la Silicon Valley américaine abrite 132 Maghrébins milliardaires, dont 112 Algériens. Il se demande pourquoi on ne s'appuie pas sur ces compétences pour créer des technopoles championnes en Méditerranée. C'était lors des 7es rendez-vous économiques de la Méditerranée tenus mi-octobre.

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