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Voir la version complète : Les pays du Conseil de coopération du Golfe : Un marché de 3000 milliards de dollars


zek
06/11/2011, 10h41
Bâtir une économie prospère sur des fondements durables, préparer l’inévitable « après pétrole » et entrer pleinement dans l’économie du IIIème millénaire, voici les défis que se sont imposées les pays du CCG pour construire un oasis de prospérité et offrir à leurs citoyens confort et bien-être. Un vaste programme qui implique des investissements colossaux dans tous les domaines de la vie et tous les secteurs de l’économie et offre par la même occasion des opportunités certaines à tous ceux qui veulent accompagner ce développement et participer aux chantiers de l’avenir

« C’est le moment d’investir, nous offrons de grandes opportunités dans tous les secteurs » lançait tout récemment le prince Turki Alfayssal aux investisseurs français lors de la journée « L’Arabie Saoudite en France » organisée par la Chambre de commerce Franco – Arabe. Un appel devenu, depuis, un leitmotiv adopté par tous les pays du CCG engagés dans cette course aux investissements grâce, notamment à l’afflux des pétrodollars et aux immenses réserves de liquidité accumulés après la flambée des prix de l’or noir. Des investissements colossaux qui prévoient de vastes programmes dont le souci premier est de répondre aux aspirations de la population à une vie meilleure et à des perspectives d’avenir prospères surtout pour la jeunesse.

Priorité aux travaux d’infrastructure

Villes nouvelles, routes, autoroutes, ports et aéroports… Des investissements qui s’annoncent dans des secteurs aussi variés que le pétrole, l’électricité et les énergies nouvelles ou les secteurs de l’éducation, de la santé, du logement et du tourisme…

Les programmes dans chaque secteur sont à la hauteur des aspirations et des ambitions d’une région qui se veut désormais la vitrine du progrès social, à l’heure où le souffle de changement secoue plus d’un pays voisins. On y évoque des dépenses qui dépasseraient les 2000 milliards de dollars pour les dix prochaines années et 3000 milliards à l’horizon de 2030.

Un premier rapport économique de la Banque industrielle des Emirats, paru le mois de mai dernier, évalue l’enveloppe prévu aux travaux d’infrastructure dans les pays du Golfe pour la période 2011 - 2015 à 985 milliards de dollars dont 405 mds ( 41%) pour l’Arabie Saoudite, 230 mds pour les Emirats, 135 mds pour le Qatar, 110 mds pour le Koweït, 80 mds pour Oman et 25 mds pour Bahreïn.

Une autre étude émanant cette fois-ci du cabinet (Euro Monitors) estime les projets d’infrastructure en cours dans les six pays du Golfe à 1360 milliards de dollars et prévoit un doublement du marché des équipements pour les cinq prochaines années. De son côté, la banque américaine City Bank estime les projets en cours dans les pays du Golfe à 1900 mds et en y ajoutant l’Iraq et l’Iran, cette somme pourrait atteindre les 2500 mds de dollars. Une chose est sûre, « Le printemps arabe » a mis en lumière les grands défis que les gouvernements doivent relever au plus vite et donné un coup d’accélérateur pour relancer des projets qui ont été gelés ou ajournés pendant la crise mondiale de 2008.

Transport ferroviaire

Un réseau de transport rapide qui règle les problèmes du trafic interne et du transport inter-régional, qui accélère le désenclavement des régions et relie toutes les capitales et grandes villes dans la région. Voilà ce à quoi aspire la plus grande majorité des pays du Golfe. Parmi les nombreux programmes évoqués, on y trouve le projet « Gulf railway », un réseau ferroviaire qui relie Koweït city à Mascate (Oman) et qui pourra s’étendre à l’avenir au Yémen. Gulfrailway, un projet de 100 milliards de dollars qui devrait entrer en service en 2017.

D’autres projets aussi ambitieux envisagent notamment de construire une ligne de chemins de fer qui relie cette fois le Golfe, via l’Iran, avec des pays riches en hydrocarbures et agriculture mais privés d’accès maritimes, comme le Turkménistan, et l’Ouzbékistan. Au niveau national, chaque pays prévoit son propre réseau ferroviaire local et entend équiper ses grandes villes des moyens de transport moderne.

C’est le cas de l’Arabie saoudite, le plus grand pays de la région qui affiche son intention de se prévaloir du réseau ferroviaire le plus moderne au monde et le plus long dans la région. Parmi les projets les plus connus : la ligne à grande vitesse, la Mecque – Médine –Jeddah, estimée à dix milliards de dollars ou le Métro de la Mecque, en prélude à d’autres projets du même genre dans les grandes villes saoudiennes (Riyad, Dammam…). Aux Emirats Arabes Unis le « Train de l’Union », d’un coût estimé à 11 mds de dollars, desservira avec ses 1200 km de rails toutes les villes émiriennes.

La fin de ce chantier est prévue pour 2020, mais le premier train pourrait circuler dès 2013. Dans le même temps, Dubaï a inauguré les deux lignes de son Métro du futur et le Koweït finalise le sien, alors que le Qatar, après le Tram de la ville nouvelle de Lusail, se lance dans la construction du Metro de la capitale Doha.

Parallèlement à cela de vastes chantiers de routes, autoroutes et ponts, sont actuellement en cours de réalisation dans les six pays. Et l’on parle de relancer un projet d’un pont routier, doublé d’une ligne de chemin de fer, entre le Qatar et le Bahreïn de 40 km de long et d’un coût estimé à 5 mds de dollars rien que pour l’autoroute.

Une étude récente de la société Ventures chiffre ainsi les investissements dans les infrastructures routières (ponts, routes, autoroutes…) en chantier actuellement à 142 mds de dollars, dont 58 mds aux Emirats Arabes Unis, 50 mds en Arabie Saoudite, 17 mds au Qatar, 8 mds au Sultanat d’Oman, 2 mds à Bahreïn, et le Koweït, qui se prépare à lancer son grand projet d’autoroute Jaber Al Ahmad Al Sabah caseway, prévoit d’investir pas moins de 9.4 mds.

Aéroports

Selon les statistiques de l’IATA ( International Air Transport Association), le Moyen Orient affichera la croissance la plus rapide en nombre de passager dans les années à venir avec une hausse annuelle moyenne de 9.4%. Le marché du low cost jouera un rôle important dans cette évolution.

Pour faire face aux flux croissants des passagers et aux besoins logistiques nécessaires pour accueillir les 400 millions de passagers par an prévus dès 2020, les pays du golfe se sont engagés dans de vastes programmes de dépenses et ont consacré 90 mds dollars pour développer les aéroports de la région et construire de nouveaux aérogares dans les dix années à venir.

Ainsi le nouvel aéroport international Almaktoum aux Emirats coûtera 32 mds, celui de Doha 11 mds. A cela s’ajoutent des projets d’agrandissement des aéroports de Dubai (7.8 mds), Abou Dhabi ( 7 mds), des aéroports de Jeddah et Madina (20 mds), Mascate (1.2mds), Bahreïn (335millions) et enfin celui du koweit (2.1 mds).

La croissance du transport aérien implique aussi l’augmentation du nombre des avions de la flotte régionale. Pour Airbus les pays du Moyen-Orient et tout particulièrement ceux du Golfe participent dès maintenant à 9,5% des commandes et constituent un marché majeur qui représente 15% des commandes en cours.

La suite...

zek
06/11/2011, 10h41
BTP

Le secteur du bâtiment occupe une place prépondérante dans les investissements des pays du Golfe. Ainsi le cabinet Big5 a estimé les projets pour la construction de nouveaux logements pour les deux prochaines années à 915 milliards de dollars dont 75% en Arabie Saoudite et aux Emirats. Il faut dire que le parfum du printemps arabe a accéléré les annonces ici et là sur la volonté de faire face à la crise du logement qui affecte une grande partie de la population.

Car selon une étude récente les pays de la région souffrent d’une pénurie de 3.5 millions de logements à prix abordables : 400.000 pour l’Arabie Saoudite, 40.000 pour le Bahreïn, 20.000 pour les Emirats et 15.000 pour Oman.

Pétrole, électricité, eau et énergie renouvelables

Pétrole : Quoi de plus normal que de concentrer les plus gros efforts au développement de la source principale de revenus pour tous les pays du CCG et d’adopter des stratégies qui visent à augmenter les capacités d’exploration, d’exploitation et de production de cette manne. Entre avril 2010 et mars 2011 les six pays du Golfe ont ainsi dépensé, selon MEED, 48 mds de dollars dans l’ingénierie pour améliorer leur production.

Et selon M. Nicolas Sarkis, pour l’ensemble des pays arabes, les investissements attendus dans le secteur de l’énergie sont estimés à près de $520 milliards sur la période 2011-2015. Sur ce total, la part du pétrole est de l’ordre de $210 milliards, contre $170 milliards pour le gaz naturel et $140 milliards pour la génération d’électricité. Quand à la répartition par pays elle indique que la part du lion reviendra à l’Arabie Saoudite avec près de $130 milliards, les E.A.U. et le Qatar près de $70 milliards chacun, le Koweït $50 milliards et Oman $15 milliards.

Électricité et énergies nouvelles : Les pays du golfe sont parmi les plus gros consommateurs d’électricité dans le monde, un vrai casse tête pour les autorités et un défi qui les pousse à faire appel aux nouvelles technologies pour augmenter leurs productions afin de préserver leur capacité d’exportation en pétrole et gaz et répondre aux besoins croissants de leurs industries.

C’est dans cette optique que les pays du Golfe ont mis en place un organisme, doté de 1407 mds pour superviser la création d’un réseau électrique commun en vue de créer un marché électrique du golfe. Ce réseau prévoit dans ses phases finales une possible liaison avec le réseau électrique arabe et le réseau européen.

Énergies nouvelles : Si le nucléaire s’octroie la part de lion des investissements dans ce secteur, les autres sources d’énergie nouvelles ne sont pas pour autant négligées. Abou Dhabi se félicite d’ailleurs de pouvoir compter, avant 2050, pour 80% de ses besoins sur ces nouvelles sources d’énergies.

Et la ville de Masdar est devenue le leader mondial dans l’adoption de l’énergie propre. Les Emirats se préparent, d’ailleurs, à lancer une série de projets ambitieux dans ce domaine. Ils annoncent 2020.

L’Arabie saoudite, qui a inauguré en septembre dernier, à Jezzan, sa première station solaire pour la production d’électricité, prévoit d’investir 100 mds de dollars dans l’énergie propre dans les dix prochaines années et poursuit son programme pour produire 5 gigawatts d’énergie solaire.

nucléaire

Nucléaire : Les Emirats Arabes Unis ont été les premiers dans la région à avoir misé sur le nucléaire pour assurer jusqu’à 25% de leurs besoins énergétiques. La première des quatre centrales, qui sont en construction par les Coréens, entrera en service en 2017. De son côté, l’Arabie saoudite souhaite aussi rentrer dans ce club fermé et s’apprête à lancer son programme pour la construction de seize réacteurs d’ici 2030 pour un cout évalué à 100 milliards de dollars.

Dans cette perspective, L’Arabie a signé un accord de coopération dans le nucléaire avec la France et les Etats- Unis et discute un accord similaire avec la Russie.

Eau

La consommation par personne y est estimée à plus de 250 litres par jour soit 50% supérieure à celle des américains.

Les pays du Golfe sont parmi les plus gros utilisateurs au monde de cette énergie bleue. La consommation par personne y est estimée à plus de 250 litres par jour soit 50% supérieure à celle des américains. A cela on peut ajouter les besoins énormes de l’industrie, grande consommatrice de cette denrée et surtout de l’agriculture qui a été, pendant des décennies, un secteur privilégiée dans le but d’assurer la sécurité alimentaire recherchée.

L’eau est considérée comme un secteur vital, et tous les pays de région investissent dans les technologies innovantes pour s’assurer un approvisionnement constant et mieux gérer les sources existantes. C’est ainsi qu’en Arabie saoudite l’on estime aujourd’hui à 11 milliards de dollars les projets de dessalement d’eau en cours pour augmenter les capacités de production du pays de 6 à 8 millions m3. Aux Emirats Arabes Unis, 20% des 100 mds alloués aux énergies nouvelles vont au secteur de l’eau.

Pétrochimie

L’industrie est l’un des principaux axes pour la diversification de l’économie des pays du Golfe et le moteur central pour la création d’emplois pour les jeunes. L’industrie pétrochimique occupe une première place de premier choix dans les investissements futurs puisqu’elle concentre plus de 73 milliards de dollars.

En 2010 l’Arabie Saoudite, dixième producteur mondial de produits pétrochimiques a contribué à hauteur de 70% des investissements des pays du CCG dans ce secteur avec 51.2mds, suivie par le Qatar (10.5 mds) et le Koweït (4.6), Oman (4.2).

Les six pays comptent 1006 entreprises dans ce secteur : 405 en Arabie Saoudite et aux Emirats, 80 à Oman, 48 au Koweït, 37 à Bahreïn et 31 au Qatar. En juillet Aramco, la compagnie nationale saoudienne de pétrole, s’est associée à l’américain Dow Chemical Company pour la construction d’une des plus grande usine de pétrochimique au monde avec un coût estimé à 20 milliards de dollars.

Tourisme

Diversifier l’économie et réduire sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures, passe aussi par le développement du secteur du tourisme. Dans son plan économique vision 2030 le gouvernement d’Abou Dhabi place l’industrie touristique au premier plan dans sa politique de diversification et vise les 15 millions de touristes en 2020.

A cet effet, le ministre de l’Economie et du Plan prévoit d’augmenter le nombre des chambres d’hôtel disponibles pour qu’il atteint les 49.000 unités en 2020.

Le Qatar, de son côté, a décidé de consacrer dans les dix années qui le séparent du Mondial 2022 entre 20 et 25 milliards de dollars pour le développement de ses infrastructures touristiques.

Ces investissements seront concentrés dans l’hôtellerie, les parcs d’attraction et les centres de loisirs. Il compte rajouter cette année 5500 chambres aux 10.000 existantes et planifie la construction de 5000 par an jusqu’en 2022 afin d’atteindre le chiffre de 30.000 en 2013. Ce plan prévoit aussi la construction d’un port de plaisance en eau profonde, d’un cout estimé à 5,5 milliards de dollars et pouvant accueillir trois bateaux de croisière. De son coté, Oman va investir 8 milliards de dollars dans l’hôtellerie.

Education, recherche et formation...

On a souvent reproché aux pays du golfe de concentrer le plus gros de leurs investissements à l’énergie ou l’infrastructure au détriment détriment de l’éducation. Depuis cinq ans les pays de la région mettent les bouchées doubles pour rattraper ce retard et consacrent aujourd’hui des sommes considérables dans l’éducation, la recherche et la formation.

Des investissements qui dépassent souvent les 5% de leur PIB, c’est le cas, notamment des Emirats Arabes Unis. D’ici 2015, plus de 15 mds de dollars seront dépensés dans ce secteur d’avenir pour la jeunesse.

Et si certains pays, comme le Qatar, les Emirats Arabes Unis ou Bahreïn ont choisi de s’associer à des établissements étrangers de renommée (Sorbonne, HEC, Saint Cyr et autres universités américaines…), l’Arabie saoudite a fait le choix de développer ses propres universités d’excellence, et l’université du roi Abdallah pour les sciences et la technologie à Jeddah en est le plus bel exemple.

C’est ainsi, que les six pays du Golfe entendent apporter les réponses au problème du chômage, par une formation qualifiée et d’excellence en parfaite adéquation avec le développement économique de leur pays pour assurer un avenir meilleur à la jeunesse.

Chambre de Commerce Franco-arabe

arayzon
09/11/2011, 18h15
Hbibna zek bonsoir!

« L’Arabie Saoudite en France » organisée par la Chambre de commerce Franco – Arabe.C'est au tour de l'Arabie Saoudite (après Qatar) d’être séduite par le "séduisant" Français à ce que je vois...:mrgreen:

3000 milliards $ investis dans le développement des pays Musulmans dont la locomotive serait le CCG, aurait été plus approprié en ces temps de Croisades...

Dommage...

A+.

zek
09/11/2011, 19h25
C'est au tour de l'Arabie Saoudite (après Qatar) d’être séduite par le "séduisant" Français à ce que je vois...

3000 milliards $ investis dans le développement des pays Musulmans dont la locomotive serait le CCG, aurait été plus approprié en ces temps de Croisades...

Dommage...

A+.

Le but de ce forum organisé en France par l'Arabie avait pour mission d'attirer les investisseurs et entreprises françaises dans ce pays, c'est pas le contraire. ;)

chedadi
09/11/2011, 20h12
3000 milliards $ investis dans le développement des pays Musulmans dont la locomotive serait le CCG, aurait été plus approprié en ces temps de Croisades...

T'inquietes, le Maroc et la Jordanie rejoindreont bientot le CCG :lol:

numidia-4-ever
09/11/2011, 21h29
T'inquietes, le Maroc et la Jordanie rejoindreont bientot le CCG

Le Maroc ne sera qu'un "partenaire avancé" du CCG pas un membre a part entière

chedadi
09/11/2011, 21h33
Le Maroc ne sera qu'un "partenaire avancé" du CCG pas un membre a part entière Oui je sais, les pays du golf ont invité le Maroc pour devenir membre de leur CCG, mais puisque ca serait contre nature, le Maroc porposera un cadre de statut avancé qu'il s'agira de negocier :lol:

Anis25
09/11/2011, 21h42
C'est pas logique, le maroc ne peut pas rejoindre le CCG, puisque c'est le pays arabes le plus loin de ses pays. jcomprends plus rien !

numidia-4-ever
09/11/2011, 21h46
Oui je sais, les pays du golf ont invité le Maroc pour devenir membre de leur CCG, mais puisque ca serait contre nature, le Maroc porposera un cadre de statut avancé qu'il s'agira de negocier

A savoir si le CCG veut encore du Maroc, Le Printemps Arabe ne menace plus le trône des Bédouins

russkov
10/11/2011, 00h32
T'inquietes, le Maroc et la Jordanie rejoindreont bientot le CCG :lol:
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Pour faire la manche...!

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