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Voir la version complète : Produits miniers "Hausse des importations, recul des exportations"


Thirga.ounevdhou
29/05/2006, 11h16
Pendant le même exercice, les recettes algériennes issues de l’exportation de la même catégorie de produits a reculé pour se situer à un peu plus de 24 millions de dollars, alors qu’elles dépassaient les 26 millions de dollars un an plutôt.

L’explication de ces statistiques en est rendue aux importants besoins exprimés par le marché algérien, en particulier, par les secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique.

En effet, les projets inscrits au titre du plan quinquennal de consolidation de la croissance (60 milliards de dollars), notamment dans le domaine du BTPH, exigent de conséquents volumes en produits miniers. C’est ainsi, qu’a expliqué le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, les chiffres susmentionnés. A titre d’exemple, les importations de ciment pour l’exercice précédent ont dépassé les 51 millions de dollars.

C’est le cas aussi pour l’argile et les pierres décoratives dont les achats sont allés au-delà des 34 millions de dollars.
Sur les six dernières années, la branche mines et carrières maintient un rythme de croissance annuelle de l’ordre de 10%. Cette cadence maintenue est essentiellement tractée par la production de l’or, du fer et d’agrégats. Le secteur privé n’est pas en reste de cette dynamique, puisque plus d’un millier de PME investissent dans l’extraction de marbre, de sel, d’agrégats et autres matières.

Les injections de capitaux privés se sont traduites par un chiffre d’affaires de 28 721 millions de dinars et par une forte utilisation de la main d’œuvre. La branche a enregistré 16 594 employés à fin 2005. C’est la conséquence de l’entrée en vigueur de la loi minière promulguée par le département de M. Khelil.

A la faveur de ce nouveau texte, seize opération d’adjudication de la petites et moyennes mines ont pu être conclues entre 200 et 2005. Deux milliards de dinars ont été versés au Trésor public. Des revenus générés par l’octroi de 491 titres miniers. Outre l’importance en nombre des titres, il est aussi fait part d’une satisfaction quant à la forte ventilation des activités intéressant les investisseurs. Ainsi, les adjudications ont porté sur plusieurs substances minérales entrant dans la production de matériaux de construction.

Les étrangers ne cessent de manifester de l’intérêt pour l’activité minière. Pour illustration, 50 millions de dollars ont été comptabilisés au chapitre de l’Investissement direct étrangers (IDE). Les firmes étrangères cherchent à exploiter, selon l’ordre de priorités, les minerais d’or, de fer et de calcaire.
Par ordre d’importance, le département de l’énergie et des mines cite le développement des gisements aurifères de Tirek Amesmessa. D’un montant de 12,5 millions de dollars, les gisements sont exploités par l’association de l’ENOR et les australiens de Gold Mines. Les Libanais s’intéressent, aussi, à l’or algérien avec les 200 000 dollars qu’a apportés Zakhem pour l’exploitation et le développement du gisement de Tirinine Hanane.

A Boukhadra et à l’Ouenza (wilaya de Tebessa), c’est l’indien Ispat qui exploite les gisements de fer après qu’il eut investi 9 millions de dollars au titre de l’ouverture du capital de Ferphos.
Le zinc d’Oued Amizour sera mis en valeur a court terme après la conclusion d’un partenariat entre l’ENOF et la firme Teramine (Australie). La deuxième nommée détient 65% du capital. Matière essentielle pour la fabrication du ciment, le calcaire est extrait par Orascom pour un montant 11 millions de dollars.

Selon un récent document du secteur des mines, une société mixte, dont les actionnaires sont Ferphos (40%), les PBG Corporation- Espagne (40%) et Metanof détenant 20% des parts a été créée récemment.
Pour une capacité de 300 000 tonnes par an, la nouvelle société produira des engrais de type SSP à Bab El-Assa (Ghazaouet).
Il est utile de rappeler que la loi minière, promulguée en juillet 2001 a décidé de la création de deux agences. Il s’agit de l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) et de l’Agence nationale de la géologie et du contrôle minier (ANGCM).

La nouvelle Republique

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