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Voir la version complète : France: Sortir de l'euro détruirait jusqu'à un million d'emplois


soufiane-oujda
14/12/2011, 18h51
Le retour au franc prôné par Marine le Pen coûterait très cher à la France, a calculé l'institut Montaigne. Cette étude va dans le sens des travaux effectués par de nombreuses banques européennes.

Abandonner l'euro, revenir au franc. Si l'idée est simple, sa réalisation serait catastrophique, prévient l'institut Montaigne, centre de réflexion libéral. Dans une étude publiée par Les Échos ce mardi, les auteurs estiment que la sortie de la France de la monnaie unique détruirait 1 million d'emplois à moyen terme, et «plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers» dès la première année.

Un mécanisme pervers explique en majorité ces pertes d'emplois. D'abord, les entreprises devraient emprunter beaucoup plus cher pour financer leurs investissements. Du coup, elles devraient «accroître la rentabilité du capital et donc alléger leurs coûts salariaux», explique l'Institut Montaigne.

Un cercle vicieux s'installerait, la hausse du chômage entraînant la baisse de la consommation et donc de la croissance. «C'est cet effet [de hausse générale des taux et de raréfaction du crédit] qui pèserait durablement sur l'économie nationale», conclut le think tank.

Les destructions d'emplois ne sont qu'une conséquence parmi d'autres, calculés par l'institut Montaigne grâce aux logiciels du ministère des Finances. Abandonner l'euro provoquerait aussi un appauvrissement de 9000 euros par salarié. Il détruirait entre 6% et 19% de la valeur produite par la France en un an (le produit intérieur brut, PIB). «La zone euro, elle-même, ne survivrait certainement pas au retrait de la France», estime le quotidien économique. Une conséquence parmi d'autres: l'agriculture française s'effondrerait sous les coups de butoir des concurrentes espagnole et italienne, aux coûts moins élevés.

Le retour au franc s'accompagnerait également d'une dévaluation. Côté positif: les entreprises exporteraient plus facilement. Dans un premier temps seulement. Les côtés négatifs sont beaucoup plus nombreux: les prix des produits de consommation importés (pétrole, téléphones portables) exploseraient. La dette publique, qui culmine déjà à un peu plus de 80% du PIB, gonflerait automatiquement jusqu'à plus de 100%.

Les chiffrages de l'institut Montaigne sont toutefois sujets à caution. La qualité de ces prévisions est estimée à 1 sur 5 par le think tank lui-même.

Reste que les équipes spécialisées des grandes banques européennes qui se sont penchées sur la question arrivent plus ou moins aux mêmes conclusions. Les travaux d'UBS sont encore plus inquiétants. La banque suisse estime que la sortie de l'euro d'un grand pays comme l'Allemagne coûterait entre 3500 et 4500 euros par habitant et par an. Soit la disparition de près d'un quart de la richesse du pays.

Les économistes de Credit Suisse se sont également frottés à l'exercice. Ils en concluent que la zone euro perdrait 5% de sa richesse en un an. Par effet domino, les États-Unis seraient également touchés, à hauteur de 4% du PIB. Les banques des pays coeur de l'euro (France, Allemagne, Autriche, ...) y perdraient 300 milliards d'euros. Et ce ne serait qu'en cas de sortie d'un petit pays de la zone euro, comme la Grèce, précisent les économistes.

figaro

MisterOver
14/12/2011, 18h53
Rahoum ykhawfou fel les français :D

Le prolétaire
14/12/2011, 21h55
Mister over

Tout à fait si il dise que c'est négativ (ils oublient de préciser que ça les pour eux, pas pour les francais !

L'argentine n'avait ps déclarer Faillite, elle n'aurait pas encore fini de payé ca dette

mkh
14/12/2011, 22h41
Des articles du lobby financier. Qui est à la tête du Figaro?

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