Thirga.ounevdhou
04/06/2006, 15h57
Faut-il dire la vérité aux malades ? C’est le thème d’une rencontre internationale au CHU de Blida.
Mais selon vous, faut-il dire la vérité aux malades ?
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La deuxième rencontre internationale de psychiatrie médico-légale aura lieu le 7 juin prochain à l’université Saâd-Dahleb de Blida. Cette manifestation scientifique internationale est organisée par le service de psychiatrie médico-légale du centre hospitalo-universitaire (chu) Frantz-Fanon de Blida que dirige le professeur Bachir Ridouh.
Ce regroupement, le deuxième du genre, rend hommage au père de la psychiatrie algérienne Khaled Benmiloud et est placé sous le thème “Faute-il dire la vérité aux malades ?”
Plus de 300 personnes sont attendues durant le rendez-vous de Blida qui sera encadré par des experts algériens, français, belges, marocains et tunisiens.
Plus de 17 communications seront présentées lors de cette rencontre internationale qui regroupera des psychiatres, des cancérologues, des cardiologues, des neurochirurgiens et des étudiants en médecine.
“Toute vérité est-elle bonne à dire en médecine ?” s’est interrogé le professeur Bachir Ridouh durant la conférence de presse qu’il a animée hier au siège du CHU de Blida.
Le conférencier évoquera le cas de la généticienne qui viendra de France et qui aura à présenter des sujets qui présenteront des handicaps avant leur naissance.
Parallèlement, la déontologie exige que le malade ait le droit de savoir et d’être informé sur son état de santé.
C’est justement cette dualité qui focalisera les débats. Pour sortir du drame humain purement physique, les psychiatres poseront le problème de la paranoïa qui s’identifie par intuition à partir de prémisses fausses. Dans le cas précis faudrait-il dire la vérité ? Servira-t-elle à quelque chose ? Autant d’interrogations qui trouveront sûrement des réponses lors de ce congrès international.
Par ailleurs, des expériences vécues dans des pays européens et maghrébins seront exposées lors de cette deuxième rencontre de psychiatrie et médecine légale.
- Liberté
Je crois que par moment, il est préférable de ne rien dire au malade, comme nous le savons tous, que le moral est la moitié de la guérison, certaines vérités sont dures à avaler et surtout à dire et elles influent négativement sur l'état psychique d'un patient.
Spacialle
06/06/2006, 20h14
Pour les malades sensible ,est condamner , mieux vaut s'abstenir , ça peut être dangereux est ça peut crée une angoisse ,refusant de s'alimenter , ils baisseront les bras est refuseront de ce battre , ils se laisseront mourir a petit feu ..
c'est pas on leur disant la vérité qu'ils vont guérrire malheureusement , il faut les laisser espérer jusqu'au bout ..
mais peut -être certains ont ils besoin de le savoir afin de régler les choses avant leur mort.
En soin palliatif ( malade en phase terminale), il n'est pas rare de voir des malades condamnés vouloir faire la paix avec tel ou tel membre de sa famille avec lequel ils étaient fâchés depuis des années? Sachant qu'ils allaient mourir sous peu.
C'est au médecin de décider avec son équipe, s'il dit les choses ou s'il doit édulcorer. certaines situations sont délicates.
non, je suis vraiment désolée, ce n'est pas au médecin de décider si le malade a besoin de savoir la verité ou non. Certains médecins ne voient pas le côté psychologique du patient.
Ce n'est pas en lui disant toute la verité qu'il l'aidera à régler ce qu'il lui reste, informer son entourage très proche, peut être, eux feront les choses de leur façon.
ETTARGUI
06/06/2006, 22h09
L'informaion du malade est un droit inaliénable. Le problème concerne sa santé, son corp et non la santé du soignant. Le droit de ne pas être informé est aussi un droit.
Il y a un grand débat en ce moment en France sur "le dispositif d'annonce", en ce qui concerne les malades atteint de cancer.
Affirmer que dire la vérité au malade ne l'aide pas est faux. Des travaux sur la question de la décision partagée ont été réalisés au Canada, en France... montrent l'importance de l'information du malade.
Je reviendrais sur la question.
oui Ettargui reviends nous dire :
parfois les personnes associe cancer a mort et lorsque le diagnostique est lancé ils ne veulent pas se battre et se laisse mourir
reviend nous dire ce que les etudes ont démontré et nous on viendra te dire les experiences personnelles.....
si jamais j'étais atteinte d'une maladie incurable je ne souhaiterai pas qu'on me le dise et ni qu'on m'en parle !
car cela me saperait le moral et me ferait encore plus mal a l'ame !
Spacialle
07/06/2006, 00h13
dire la vérité a un patient gravement malade
c'est lui imposer une souffrance morale , qui va certainement l'affaiblir d'avantage , est n'aide en rien à le soigner et à le guérir , mais au contraire l'enfonce encore d'avantage ..
Zombretto
07/06/2006, 00h32
dire la vérité a un patient gravement malade
c'est lui imposer une souffrance morale , qui va certainement l'affaiblir d'avantage , est n'aide en rien à le soigner et à le guérir , mais au contraire l'enfonce encore d'avantage ..
Vaut mieux
... lui dire la verite
... pour qu'au moins il laisse
... sa succession en ordre
... s'il n'a rien a leguer a personne
... alors on ne lui dit rien
:)
Spacialle
07/06/2006, 00h43
rien que ça zombritto :rolleyes:
si il a qlq chose a léguer en lui dit la vérité pour mieux l'achever , est ce débarrasser de lui au plus vite !!! :evil:
Thirga.ounevdhou
07/06/2006, 12h21
Bonjour,
je vous remercie de vos reponses.
J’avoue que c’est délicat, dire ou ne pas dire….tout dépend du malade (en grande partie….
On doit être psychologue avec le patient, dans certains cas, pour qu'il accepte son traitement, on doit lui dire la vérité...bien sur il faut prendre son état d'esprit, son caractère et son aptitude a accepter un tel fait "sa force" en considération, et ce n'est pas donner a n’importe qui de le faire...car c'est trop délicat. La façon dont on lui explique cela ne doit le démoraliser...car sini, apres ca ne servira a rien de prendre son traitement si il se laise envahi par le desespoir.
kabylie44
07/06/2006, 19h47
Oui il faut leur dire car c'est de eux que ca parle, mais je pense que se la dépant des personnes; si nous savons qu'elle va mal le prendre ce n'est pa la peine de lui dire la vérité, mais si au contraire nous savons kel va surtt mal le prendre quand el va savoir qu'on lui aurat caher la se sera pire pr cet persone!!!!
Kabylie = SI on leurs cache la vérité c'est justement parce que l'on sait que celle ci est trop rude pour eux !
- la vérité est trop dure, autant partager les bons moments en laissant nos proches partir en sérénité, plutot que dans l'angoisse.
- la vérité leurs donnerait envie de baisser les bras et de passer a coté d'une probable guérison !
bref comme on le dis tous c'est du cas par cas !
Je suis plus nuancée sur la question. Il y a des gens qui ne veulent pas savoir et d'autres qui doivent savoir. Ce qui doivent savoir, ce sont les combatifs, ceux pour qui la maladie représente un défi à relever et même si l'issue est fatale, ils mourront avec le sentiment d'avoir tout donné. Je crois que le rôle du médecin traitant devient tres important pour déceler le type de patient auquel il a affaire.Dans tous les cas il faut dire la vérité, tout est dans la façon de le dire. Parfois en habillant la vérité, d'autre fois en provoquant le patient pour qu'il réagisse.
non Chouki ce n'est pas au médecin de tout dire , tu crois qu'ils prennent tous le temps de savoir dans quel état psychologique est leur patient!
illusion
Si la personne est quelqu'un de combatif on se pose meme pas la question !!
Dans tous les cas il faut dire la vérité, tout est dans la façon de le dire.
"tu vas mourir" meme enrobé de tous les plus jolies mots ca veut toujours dire la meme chose !
Cette mort je l'ai frolée de tres pres. Et je remercie les médecins de m'avoir informée, aux soins intensifs, de mon pourcentage de chances de m'en sortir. Ca m'a permis de leur demander de m'assurer de faire la moitié du chemin pour me sauver la peau et je leur ai promis de faire l'autre moitié. S'ils s'étaient tus, je serais partie...inconsciente et droguée.
Chouki relis ce que j'ai écrit :
Si la personne est quelqu'un de combatif on se pose meme pas la question !!
et autre :
bref comme on le dis tous c'est du cas par cas !
Thirga.ounevdhou
08/06/2006, 12h34
Si la personne est quelqu'un de combatif on se pose meme pas la question !!
Dans tous les cas il faut dire la vérité, tout est dans la façon de le dire.
Et je suis de cet avis...merci Chouki et MaySarah
Dieu leur donne la force et la foi.
Cette mort je l'ai frolée de tres pres. Et je remercie les médecins de m'avoir informée, aux soins intensifs, de mon pourcentage de chances de m'en sortir. Ca m'a permis de leur demander de m'assurer de faire la moitié du chemin pour me sauver la peau et je leur ai promis de faire l'autre moitié. S'ils s'étaient tus, je serais partie...inconsciente et droguée. Dieu merci c'est du passé a présent...merci pour le témoignage.
cela reste une décision collégiale à prendre entre ceux qui connaissent bien le patient et qui le suivent : le médecin traitant, la famille, et le médecin hospitalier éventuellement....
On ne peut pas préjuger des réactions,
un" fort" peut s'averer être complétement désarmé et un " faible" peut finalement trouver de la ressource et étonner tout le monde.
C'est vraiment délicat mais chacun a le droit de savoir les choses le concernant;
il est vrai que l'art et la manière de l'annonce ne s'apprend pas dans les livres ....
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