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Voir la version complète : Rebelles touareg et gouvernement malien: Alger pour un nouveau round des négociations


Neutrino
04/02/2012, 09h30
Le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, était jeudi à Alger, selon l'AFP, pour entamer des discussions avec des délégués de l'Alliance du 23 mai, conduits par Hamada Ag Bibi, l'un des fondateurs et porte-parole du mouvement dont des membres combattent aux côtés du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) contre l'armée dans le Nord malien. Alger n'a ni confirmé ni démenti l'existence de tels pourparlers, souligne l'agence de presse.

Le gouvernement central malien et les rebelles touareg se retrouvent de nouveau à la table des négociations en vue de trouver une issue à la reprise des affrontements dans le Nord du Mali. En effet, depuis le 17 janvier, le MNLA et d'autres rebelles touareg mènent dans le Nord malien une offensive visant, selon un porte-parole du mouvement, à libérer « le peuple de l'Azawad de l'occupation du Mali », l'Azawad étant le fief naturel des Touareg. Cette offensive militaire remet en cause les Accords d'Alger signés le 4 juillet 2006 dans la capitale algérienne entre les représentants de Bamako et ceux de l'Alliance, qui reconnaissaient, entre autres, l'intégrité du territoire malien, répondant ainsi à la crainte d'un développement d'une forme de séparatisme. Le 17 février 2009, l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, après d'âpres négociations avec l'Algérie comme médiateur, accepte de déposer les armes. Cette reprise des armes a sonné le glas à des accords fragiles remis en cause par la réalité du terrain, le peu d'empressement de Bamako à honorer ses engagements « sociaux » envers les Touareg et la situation sécuritaire pour le moins instable de la région. Sur le terrain des opérations, les rebelles ont attaqué plusieurs villes comme Ménaka et Aguelhoc, faisant plusieurs morts et blessés des deux côtés. Les batailles ont également provoqué l'exode de milliers de personnes (on parle de plus de 4.500 exilés vers des campements au Mali, mais aussi au Niger et en Mauritanie).

La présence du ministre malien des Affaires étrangères à Alger s'explique aussi par la crainte du gouvernement malien de la réaction des familles des militaires engagés dans le Nord. Ces dernières, sorties dans la rue depuis mardi, dénoncent le silence sur la situation de leurs proches et la « mollesse du pouvoir » face aux rebelles. La colère de la rue a pris pour cible des Touareg dont les propriétés ont été saccagées. Cette chasse au Targui a poussé plusieurs dizaines de Mauritaniens vivant au Mali à se réfugier jeudi dans leur ambassade à Bamako, craignant pour leur sécurité et affirmant avoir peur d'être pris pour des Touareg. Pourtant, la veille, le président malien Amadou Toumani Touré avait exhorté ses concitoyens à éviter «l'amalgame» entre rebelles et civils touareg, mais cette intervention présidentielle n'a pas pour autant empêché les représailles contre des familles targuies à Kati. Par ailleurs, et aux termes d'un décret du président Amadou Toumani Touré rendu public jeudi soir, les ministres de la Défense et de la Sécurité intérieure ont échangé leurs postes.

Le général Sadio Gassama, précédemment ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, a été nommé ministre de la Défense et des anciens Combattants. Natié Pléa, qui détenait ce portefeuille de la Défense, est quant à lui devenu ministre de la Sécurité intérieure.

source: le quotidien d'Oran

absent
04/02/2012, 14h59
il faut que les pays du champ se reunissent et fournissent
des troupes au mali pour mater ces mercenaires sinon c est toute la region qui va en patir.le mali a lui seul ne pourra rien faire contre ces bandits du mnla.

Dabachi
04/02/2012, 15h03
Pourquoi bandits ?

Les population du nord du Mali, vivent la misére, une misére encore plus noire que celle des maliens du sud, ils n'ont rien, meme pas la reconaissance de l'état.

En 1990, l'état malien a fait un génocide sur ce qui est blanc, un massacre.

Les gens en ont marre ils réclament leur droits.

Le MNLA demande le droit a l'autodetermination.

Zirds
04/02/2012, 15h24
il faut que les pays du champ se reunissent et fournissent
des troupes au mali pour mater ces mercenaires
pffffff ahchem un peu
c'est des gens qui souhaitent seulement leur liberté, l’Algérie devrait essayer de trouver un compromis entre le nord du mali et le gouvernement malien, et non mater une quelconque rébellion

ces gens là c'est comme le peuple sahraoui, il mérite le soutient de l’Algérie, et non le contraire

E1er
04/02/2012, 15h50
De toutes façons, sur le long terme, le nord du Mali, du Niger st du Tchad feront sécession pour rejoindre le Maghreb....

C'est tout le problème, d'un point de vue culturel, le Maghreb descend plus au sud que ses frontières actuelles....

absent
04/02/2012, 21h25
depuisl effrondement du regime de kadhaffi ,des bandes armees ont fui la libye avec armes et bagages ,ils ont trouve un maillon faible : le mali.
les pays voisins ne doivent pas rester les bars croises si le mali sombre dans l anarchie c est toute la region qui va etre contamine par ces parasites
beaucoup d armes ont ete recupere par aqmi depuis la chute du dictateur libyen.

xenon
05/02/2012, 01h23
BAMAKO (Reuters) - Les forces armées maliennes ont tué une vingtaine de séparatistes et en ont fait une dizaine d'autres prisonniers au cours de deux journées d'affrontements dans la région de Tombouctou, indique le ministère malien de la Défense, samedi.
Les rebelles, qui sont en lutte pour leur indépendance dans le nord du pays, ont confirmé les heurts qui se sont produits à Niafunké dans la région de Tombouctou.
Une source militaire et un journaliste ont précisé que la plupart des rebelles ont été tués lors de l'intervention d'hélicoptères contre les positions des insurgés.
Tiemoko Diallo et Adama Diarra; Pierre Sérisier pour le service français

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