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mohoo
11/02/2012, 12h48
« Un hôpital comme les autres. » Le commentaire émanant d'Anne Robert, médecin responsable de la communication du service des armées, prêterait presque à sourire, tant le Val-de-Grâce a acquis un statut particulier au fil des hospitalisations successives des chefs d'Etat français et étrangers. Le général de Gaulle, Jacques Chirac et plus récemment Nicolas Sarkozy y ont tour à tour séjourné. De même que Yasser Arafat, l'ancien chef de l'Autorité palestinienne, ou Abdelaziz Bouteflika, le président algérien. Et le reste de la classe politique n'est pas en reste, à l'image de Martine Aubry, Frédéric Lefebvre ou aujourd'hui François Bayrou. Le Val-de-Grâce semble se résumer en un mot : secret. Secret médical, mais aussi secret-défense. Médecins et infirmiers sont militaires, et, tous ont prêté serment. Une discrétion appréciée des décideurs. « Personne ne donnera d'information sur un patient hospitalisé, confirme Anne Robert. Personnalité ou pas. » Mais la structure à taille humaine de 357 lits a d'autres atouts, au premier rang desquels un corps médical d'élite. Ses chirurgiens sont régulièrement appelés en Afghanistan ou au Tchad. A leur disposition, un équipement de pointe. En novembre, l'hôpital s'est ainsi doté du robot de dernière génération Da Vinci Si. Une merveille de précision d'une valeur de 2 millions d'euros. Officiellement, pas de traitement de faveur pour les illustres invités. Une chambre réservée aux patients VIP ? « Absolument faux », répond Anne Robert. Tout juste concède-t-on « filtrer les entrées en cas d'hospitalisations spéciales ».

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