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Gandhi
12/02/2012, 19h18
ReportageMenacés par la famine, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, les Grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.

Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Athènes

Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an», rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.»

Années fastes. En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

«J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde. Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

Diktats. Jeudi, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent 50 tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.
Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers !» s’exclame Andreas.

Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici, il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

«Laboratoire». Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times. Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne.»

Libération

Coram
12/02/2012, 19h44
j'ai lu juste le debut mais c'est suffisant pour dire que ça promet ...... une 3eme guerre mondiale :sad:
d'ailleurs tous les éléments sont là: la crise economique mondiale-le jeudi noir 1929 ça vous dit qlq chose?-, les changements des détenteurs du pouvoir -la chine-,les revolutions de part et d'autres... etc
attendez! on est en 2012, nn? il reste combien pour celebrer les 100 de la 1ere guerre mondiale?? 2ans ?? je crois que ça sera célébrer convenablement :22:

Pihman
12/02/2012, 19h45
Le mal absolue à l'origine de tous cela est

1. La dette
2. La démocratie

Eh oui

paradoxalement c'est la démocratie qui empè-che les politiques de dire VRAI en defant entrer l'economie de leurs pays dans une petite recession correctrice

et prèfèrent retarder l'échéance avec l'ENDETTEMENT

c'est le cas de l'amérique ou deja au milieu des annéées 90 Stiglitz avait tiré la sonnette d'alarme du temps de clinton

Mais personne ne voulu l'entendre
car il demander l'augmentation des taux par la FED ce qui provoquerait une ralentissement de l'économie (refroidissement de la machine) avec augmentation du chomage et augmentation des impots

Maintenant tous sont dans la situation de recession avec en prime une ardoise terrible qui rend très difficile une reprise proche


Je ne dit pas qu'il faut de la dictature
mais je dit que c'est une réélle faiblesse du système démocratique ou la population qui decide des personnes et des politique qui vont la gouverner est malheureusement très sensible au discours populiste qui l'amene dans la majorité des cas à sa perte

simplenova
13/02/2012, 13h20
Nous avons de la chance car la famine ne touchera jamais totalement les musulmans grâce aux prières de notre prophète

Nomad7
13/02/2012, 13h40
Nous avons de la chance car la famine ne touchera jamais totalement les musulmans grâce aux prières de notre prophète


Combien de pays musulmans ont été touché par la famine ?
- Somalie,
- Érythrée,
- Soudan,

pour ne citer que ceux la!

Focus
13/02/2012, 14h04
C'est etrange qu'ils se reveillent maintenant les grecs et non pas quand ils encaissaient les aides de l'UE. Un pays ou on travaille 30h par semaine, une retraite a 55 ans, et une evasion fiscale enorme, faut pas s'etonner qu'a un moment ou à un autre faut rendre des compte.

Histo
13/02/2012, 14h06
d'un autre coté que risque la grèce si elle ne rembourse pas sa dette ?

maB2rOc
13/02/2012, 14h46
voila ou est arrivé , les intérêt sont le coeur du Problème , je serais pas étonner si demain les mécréants arrête les intérêt , croyez moi qu'ont le veuille ou pas tous le monde s'achemine vers la voie d'Allah même les mécréants car les biens d'ici bas c'est Allah swt qui le donne , or y'a pas de baraka dans intérêt .

C'est pas pour rien que les banque Islamique font une forte croissance , Intérêt et a terme une chose qui sera supprimée , pour se nouvelle ordre mondial les banquiers seront termes obliger de plus faire intérêt .
Se qui va se passer il ferons comme les agence Immobilière il prélève la sommes qui leur permettent de ponctionnées , Intérêt tue l'économie .

regarder Subhan Allah la cigarette , L'Alcool autre fois on pouvait faire se qu'ont veut maintenant tous est restreint .

Tous Allah subhan wa ta3ala dit et pour notre bien !!

Histo
13/02/2012, 14h50
voila ou est arrivé , les intérêt sont le coeur du Problème , je serais pas étonner si demain les mécréants arrête les intérêt , croyez moi qu'ont le veuille ou pas tous le monde s'achemine vers la voie d'Allah même les mécréants car les biens d'ici bas c'est Allah swt qui le donne , or y'a pas de baraka dans intérêt .


c'est ça aussi les musulman on attends que quelque chose arrive chez les autres et dès qu'ils ratent une marche on est là à dire : Ah vous avez vu ...

C'est pas pour rien que les banque Islamique font une forte croissance , Intérêt et a terme une chose qui sera supprimée , pour se nouvelle ordre mondial les banquiers seront termes obliger de plus faire intérêt .

Je suis sûr que tu connais rien au fonctionnement des banques islamiques par contre tu as bien raison ça marche bien parceque le mot islamique attire les gens mais ça ne change rien au système ça fait juste gagner plus aux banques.

Le prolétaire
13/02/2012, 19h34
Histo

Tu racontes n'importe quoi.

Les banques islamiques traverse la crise et se renforce se sont les occidentaux qui le disent eux même car il ne pratique pas la spéculation !!!

L'activité de crédit à elle seule ne peut pas faire tomber la finance...

absent
13/02/2012, 21h43
Le mal absolue à l'origine de tous cela est

1. La dette
2. La démocratie


Moi je dirais que le libéralisme est le mal absolu :

1- le libéralisme politique (démocratie libérale), un système polycentrique qui aboutit à un équilibre politique précaire et fragilise l'Etat,
2- le libéralisme économique crée un déséquilibre dans les roles sociaux et donne un pouvoir énorme à la bourgeoisie
3- la mondialisation (l'union européenne, les marchés financiers) affaiblit davantage les états et donne des ailes à la bourgeoisie

Résultat : des états non souverains, des politiciens traîtres et une dictature oligarchique mondiale

Alryib3
13/02/2012, 21h52
d'un autre coté que risque la grèce si elle ne rembourse pas sa dette ?

Se voir exclu de l'Euro, revenir au Drachma, voir sa monnaie dévalué, et si par malheur après tout cela les Grecs ne rembourse toujours pas, ca sera la saisie des biens Grecs à l'étranger: avions et bateaux de passage dans un port dans un premier temps, bateau approvisionnant le pays saisie en pleine mer dans un 2éme temps, siège d'ambassades ensuite..

En résumé soit ils paient, soit ils se retrouveront encore plus isolé que la Corée du Nord et ensuite soit ils deviennent une dictature féroce comme la Corée du Nord pour maintenir l'ordre dans une misère pareille, soit le pays explose.

simplenova
14/02/2012, 00h23
On prête à 12 %

Quand on arrive pas à rembourser

On prête à 14 % pour rembourser le 1er prêt

De vrais sadiques merkozy !

tina6
14/02/2012, 01h45
le mal de ce siecle c'est les villes qu'il faut nourire.....

qui va travailler la terre??

Le villois de dmeain ne quitera jamais son quartier...vas y le faire sortir pour produire sa nourriture en tout cas il ne sait rien faire..que voulez qu'il fasse..c'est comme un soldat qui passé sa vie dans une caserne..ou un prisonier a perpete dans sa cellule, ou un administraeur dans son bureau...

hereusement que les mécanos frabriquent encore des tracteurs et des moissonneuse bateuse et des moulins...sinon c'est la catastrophe....

au lieu que l'algerie va vers la fabrication des tracteurs et materiel agricole, elle cherche a produire des voiture de tourisme comme on dit
''makhasse el 3amya ghir el khoul'':mrgreen:

Gandhi
14/02/2012, 11h08
L'équateur s'est débarrassé de 70% de sa dette après un audit par une commission citoyenne . Il n'y pas eu d'occupation étrangère ni sidi zekri. Les 70% de la dette ainsi effacé sont une dette illégitime.

Si la dette grecque est auditée comme se fit le cas en Équateur, il y aurait sans doute une partie importante qui sera effacée de par son illégitimité.

La sortie de l'euro est indispensable si la Grèce veut gagner en compétitivité pour avoir un peu d'espoir de s'en sortir. Sans la sortie, il est quasi impossible pour les Grèce de voir la lumière.

Un film à voir :

http://www.dailymotion.com/swf/video/xik4kh

Gandhi
14/02/2012, 11h12
Un extrait d'une interview avec Éric Toussaint qui a participé à la commission d'audit de la dette Équatorienne :


Daniel Mermet : Dans une dette publique, il y a une partie de la dette qui est légitime. Tu as travaillé sur la dette de l’Équateur. Vous avez fait des audits. Des experts de la finance, comme toi, sont venus. Vous avez épluché tous les comptes de l’Équateur et vous vous êtres aperçus que 70% de la dette de l’Équateur n’était pas légitime. En ce qui concerne notre pays, la France par exemple, comment peut-on établir la partie légitime de la dette et la partie illégitime de la dette ?


Éric Toussaint : Je pense que c’est par un audit citoyen, justement, pour mettre à nu le système de la dette. Comment la dette a augmenté ? A qui emprunte-t-on ? A quel taux ? Est-ce qu’il y avait d’autres choix politiques qui pouvaient être fait ? Que représente le sauvetage bancaire, son impact sur l’augmentation de la dette publique ? Que représentent les cadeaux fiscaux faits aux plus riches, comme impact sur la dette publique en termes de nécessité de recours aux emprunts publics ? Toute une série de questions, je peux allonger la liste, que tout le monde peut se poser et qui ne demandent pas de percer des secrets d’État. En fait, on peut parfaitement analyser le processus de la dette française ou des autres pays européens, en se basant sur toute une série d’informations accessibles pour tout le monde. Bien sûr que si on a accès en plus à de la documentation secrète, tenue au secret par les banquiers, par le ministère des finances, par la Banque nationale de France et par des institutions européennes, cela nous révèlerait des choses tout à fait intéressantes, impressionnantes. On n’a pas besoin nécessairement de percer des coffres pour se faire une opinion, adopter des critères.


Je pense que l’essentiel de la dette publique aujourd’hui, pas loin des 100%, pour moi, je la considère comme illégitime ; maintenant, ce n’est pas moi qui vais fixer les critères. C’est les gens qui, par une opération d’analyses, de discussions et de débats, où ils vont entendre différentes opinions, vont adopter leurs critères.

L'interview complète ici : http://www.cadtm.org/La-dette-ou-la-Vie-et-le-CADTM-sur

Histo
14/02/2012, 11h17
Se voir exclu de l'Euro, revenir au Drachma, voir sa monnaie dévalué, et si par malheur après tout cela les Grecs ne rembourse toujours pas, ca sera la saisie des biens Grecs à l'étranger: avions et bateaux de passage dans un port dans un premier temps, bateau approvisionnant le pays saisie en pleine mer dans un 2éme temps, siège d'ambassades ensuite..

En résumé soit ils paient, soit ils se retrouveront encore plus isolé que la Corée du Nord et ensuite soit ils deviennent une dictature féroce comme la Corée du Nord pour maintenir l'ordre dans une misère pareille, soit le pays explose.


Ce que tu décrit ici est un refus sans préparation et assez catastrophique.


il est claire que aujourd'hui la grèce ne peut rembourser sa dette et c'est pas on s'endettant plus à des taux faramineux qu'elle réussira à s’en sortir.

La Grèce pour céder ces entreprise à des nationaux pour éviter de se faire saisir ces bien elle pourrai privatiser ces entreprise en interdisant l'achat par des non nationaux. elle pourrais décider de ne pas payer les intérêts et ne rembourser que l'emprunt.

c'est juste une question de courage ;) de toute façon c'est foutu pour les fonctionnaire le système de santé l'éducation.

Zirds
14/02/2012, 11h32
d'un autre coté que risque la grèce si elle ne rembourse pas sa dette ?
des créanciers allemands ont proposer l'achat de quelques iles grecs en échange de l'effacement de la moitié de la dette ..
ils trouveront toujours un moyen de récupérer leur dû, ça tu peut en être sûr

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