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Voir la version complète : L’opposition rejette la feuille de route de Bachar Al Assad.


RoboCop
19/02/2012, 14h15
Alors que ses bombardements intensifs continuent sur Homs et Hama, le régime invite les Syriens à aller voter…

Face à la contestation qui prend de l’ampleur et à la poursuite de l’offensive du régime contre les villes «rebelles», le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun, a appelé hier à l’arrêt des actes de violence. A l’issue d’un entretien avec le président Al Assad, Zhai Jun a, en effet, demandé au régime, à l’opposition et aux rebelles de «cesser immédiatement les violences».

Avant sa visite, l’émissaire chinois avait rappelé que son pays n’approuverait «pas une intervention armée en Syrie ni l’avènement par la force d’un soi-disant changement de régime». Avec Moscou, Pékin a, rappelle-t-on, bloqué à deux reprises des résolutions à l’ONU condamnant la répression en Syrie. De son côté, Bachar Al Assad a dit «apprécier la position de la Chine» et répété que les événements en Syrie visaient «à diviser ce pays, à porter un coup à sa position géopolitique et à son rôle historique dans la région».
La veille, le chef de l’Etat syrien avait à nouveau évoqué des réformes, tout en prévenant qu’elles ne pourraient se faire qu’avec un retour au calme. Les autorités syriennes ont prévu un référendum, le 26 février, sur un projet de nouvelle Constitution supprimant l’hégémonie du parti Baas. L’opposition et les militants pro-démocratie ont cependant rejeté la feuille de route politique du régime syrien. A ce propos, ils ont annoncé leur volonté de boycotter le scrutin, qualifié de «plaisanterie» par Washington. Vendredi déjà, des milliers de manifestants, mobilisés à travers la Syrie, avaient réclamé plus que des réformes, scandant «Dégage !» à l’adresse du président Al Assad ou encore «Nous ne plierons pas face aux chars et aux canons».

«Nous ne plierons pas face aux chars…

Sur le terrain, les forces de sécurité syriennes ont, une nouvelle fois tiré hier sur des milliers de personnes participant à des funérailles dans le quartier de Mazzé, à Damas. Il s’agit du premier rassemblement de cette ampleur tout près du cœur de la capitale. Un manifestant a été tué et plusieurs autres blessés lors de l’enterrement de manifestants tués la veille dans le même quartier, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Selon la même source, les funérailles ont rassemblé «15 000 personnes», malgré la menace des services de sécurité et la neige qui tombait sur Damas. Surplombé par le palais présidentiel, le quartier de Mazzé abrite de nombreuses ambassades, des bâtiments gouvernementaux et des services de sécurité. Une campagne de perquisitions et d’arrestations était, selon l’OSDH, en cours dans le quartier.

Des drones américains au dessus de la Syrie pour filmer la répression.

Vendredi, des manifestations inédites avaient secoué le quartier avant d’être réprimées par les forces de sécurité, faisant au moins quatre morts, selon toujours l’OSDH, qui précise que 5 civils ont été tués au total, hier, dans la répression. La capitale était jusqu’à présent plus habituée aux rassemblements massifs de partisans du régime du président Al Assad. Selon la chaîne américaine NBC, qui cite des responsables américains de la Défense, un «bon nombre» de drones militaires des services de renseignement américains opèrent au-dessus de la Syrie pour suivre les attaques des militaires contre l’opposition et les civils. Ces vols d’avions sans pilotes ne constituent pas une préparation à une intervention militaire américaine, a ajouté la chaîne, qui cite des responsables américains de la défense s’exprimant sous couvert de l’anonymat. Le gouvernement américain espère utiliser cette surveillance aérienne et les interceptions de communications du gouvernement syrien et de ses militaires pour appuyer son argumentation en vue d’une réponse internationale contre la Syrie, selon NBC.

Des discussions ont eu lieu au sein de la Maison-Blanche, du département d’Etat et du Pentagone sur d’éventuelles missions humanitaires en Syrie. Mais les responsables américains craignent que ces missions ne puissent être lancées sans mettre en danger les participants et entraîneraient de façon quasi-certaine les Etats-Unis à jouer un rôle militaire en Syrie, selon NBC.

Aniss Z. - El Watan.

bel-court
19/02/2012, 14h30
Décision sage, par respect à ceux qui ont donné leurs vies pour le changement.

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