PDA

Voir la version complète : Transferts bancaires internationaux Vers l’exclusion de l’Iran?


Vigilance
20/02/2012, 10h40
On connaissait déjà les mesures prises par les Occidentaux en matière d’embargo pétrolier pour obliger Téhéran à abandonner toute velléité de se doter de l’arme nucléaire. Sous la pression américaine, la société Swift, qui règle quotidiennement 18 millions de transactions financières entre 10 000 banques et institutions établies dans 210 pays, pourrait exclure les établissements iraniens de son réseau planétaire. Swift (Society for worldwide interbank financial télécommunication) a son siège à la Hulpe (Belgique), dans une petite localité du Brabant wallon, située à une trentaine de kilomètres de la capitale. Depuis quelques semaines. Des tractations ont vu le jour pour isoler davantage l’Iran, soupçonné par les Occidentaux de vouloir se doter l’arme nucléaire sous le couvert d’un programme civil électrique d’origine nucléaire. Swift règle plus des 4/5es des transactions financières internationales pour un total journalier de 6 000 milliards de dollars avec les 10 000 banques et institutions financières qui font partie de son réseau de 210 pays. Sous l’influence du lobby "United against nuclear Iran", financé par les États-Unis et Israël, la commission bancaire du Sénat américain a voté un texte ayant pour but d’obliger Swift à bloquer toutes les transactions financières avec l’Iran. Le Trésor américain avait annoncé, de son côté, que le sous-secrétaire d’État au Trésor des États-Unis chargé du Renseignement financier et de la Lutte contre le terrorisme, David Cohen, a fait un saut en Allemagne, en Angleterre et en Suisse du 30 janvier au 2 février de cette année pour s’entretenir de cette question avec ses interlocuteurs européens. Il a également fait un saut, non prévu initialement, à Bruxelles. L’enjeu est évident : il s’agit de convaincre les autorités de ces différents pays ainsi que les institutions européennes de se joindre aux États-Unis pour augmenter davantage la pression économique contre le régime de Téhéran. En coupant tout lien entre Swift et l’Iran, les États-Unis souhaitent mettre fin au programme nucléaire iranien qui, aux yeux des Occidentaux, ne vise qu’à développer l’arme nucléaire alors que les Iraniens affirment le contraire depuis plusieurs années. Une quarantaine de banques et institutions financières iraniennes utilisent Swift lors de leurs transactions ; l’exclusion de l’Iran de ce réseau isolerait donc ce pays. De son côté, l’Iran avait prévenu que des mesures seraient arrêtées contre les pays qui augmenteraient l’embargo pétrolier à son égard, et Press Tv.com a annoncé, le 15 février, que Téhéran avait interrompu ses livraisons de pétrole vers la France, Espagne, Grèce, Italie, Hollande et Portugal. Or, quatre de ces six pays européens membres de la zone euro -la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie- se sont avérés particulièrement affaiblis économiquement au cours de ces derniers mois. Contrairement à l’effet attendu, l’embargo pétrolier contre l’Iran pourrait avoir peu d’incidences sur l’économie iranienne car Téhéran pourra rapidement s’adapter à cette conjoncture et accroître ses livraisons vers d’autres pays particulièrement demandeurs d’énergie, comme la Chine…

Liberté

orrano
20/02/2012, 10h49
Et oui un vrai systeme Hallouf international...

GLP
20/02/2012, 19h26
SWIFT est la plus grande lessiveuse du monde !

Et comme pour toute lessiveuse, elle devient caduque une fois médiatisé. c'est une erreur de l'entrainer dans cette histoire, une erreur pour ceux qui en tire profit pour blanchir leur flux.

Comme c'est de coutumes chez les américains, quand il s'agit de qui pisse le plus loin, il foncent tête baissé sans réfléchir!

Cookies