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magh91
23/02/2012, 14h28
Les tensions géopolitiques restent vives autour du Moyen-Orient en général et de l'Iran en particulier, alors que le premier concentre environ 30% de la production mondiale de pétrole et le second 5%, selon le BP Statiscal Yearbook. Le contrat sur le baril de Brent de Mer du Nord de prochaine livraison progressait sensiblement de 1,1% ce midi à 124 dollars, le WTI américain le suivant à distance (+ 0,1%) à 106,4 dollars.

“L'once d'or et le baril de Brent profitent des incertitudes sur la croissance mondiale et des diverses tensions existantes (crise de la dette européenne, tensions iraniennes, etc.)”, commentait ce matin le bureau d'études parisien NFinance.
En effet, on a appris dans la matinée que selon la Commission européenne, l'économie de la zone euro devrait se contracter de 0,3% en 2012, traduisant une 'légère récession'. La nouvelle estimation de la Commission est inférieure de 0,8 point de pourcentage à sa précédente évaluation du mois de novembre, qui laissait entrevoir une croissance de 0,5% cette année.
Pour mémoire, la dernière livraison du “World Economic Outlook” du FMI, publiée le 24 janvier, table sur une récession de 0,5% dans l'union monétaire européenne, contre + 1,1% de croissance selon la prévision antérieure datant de septembre.

Le 22 février dernier, le bureau d'études Goldman Sachs confirmait sa prévision d'un baril de Brent à 127,50 dollars d'ici 12 mois. Nous n'en sommes déjà plus très loin.
'Notre prévision pourrait cependant être dépassée”, indiquait alors la note de recherche : “les stocks mondiaux de pétrole ne se reconstituent pas alors même que la production de l'Arabie saoudite atteint un sommet de 30 ans et que l'offre libyenne revient sur le marché'.
En clair, la fameuse capacité de production excédentaire de l'OPEP semble atteindre ses limites face à la voracité de la demande 'alors même la reprise économique mondiale semble repartir d'un meilleur pied', indique la note de recherche.
Du côté du WTI, la banque d'affaires rappelle que l'oléoduc américain Seaway devrait permettre sous peu de faire transiter 150.000 barils de pétrole/jour depuis le site de stockage (et point de livraison pour les contrats pétroliers du Nymex) de Cushing, dans l'Oklahoma, en direction la côte du golfe du Mexique. Début 2012, ce chiffre serait porté à 400.000 barils/jour.
Les stocks qui s'accumulent à Cushing, en provenance notamment du Canada, pourront ainsi être plus facilement acheminés vers la région des Etats-Unis où se concentrent les raffineries.
Les 'surstocks' de Cushing devraient alors cesser de peser sur les cours du 'future' pétrolier de référence américain. Selon Goldman Sachs, cela devrait conduire le prix du WTI à se rapprocher de celui du Brent. D'ici six mois, selon les analystes, l'écart entre le prix du Brent et celui du WTI devrait revenir à 5 dollars, contre près de 18 dollars actuellement.

Toujours du côté américain, l'Energy Information Agency (EIA) fédérale fera cet après-midi état des stocks de pétrole et de produits raffinés US au titre de la semaine dernière, avec un jour de délai par rapport au calendrier habituel en raison du “Presidents Day” qui, lundi, était férié.
Les réserves commerciales de brut étaient revenues sur les 339 millions de barils la semaine dernière, alors que le consensus les attendait à l'inverse en hausse au-delà de 341 millions d'unités. Le niveau actuel est cependant l'un des plus élevés depuis fin octobre


Cercle Finance

Nazim85
25/02/2012, 20h58
Pétrole: le Brent à 124 dollars jeudi midi.
Je vous laisse deviner qui va en payer le prix....

jawzia
25/02/2012, 22h11
Le Brent gagne plus d'1 dollar par jour. Il a atteint ce vendredi 125.47 dollars. A 130 dollars .... "Va y avoir du sport !!"

magh91
26/02/2012, 01h56
Par Mohamed TOUATI - Dimanche 26 Fevrier 2012
Avec un prix du baril qui donne l'impression de vouloir s'envoler, les réserves algériennes de change, qui ont franchi les 182 milliards de dollars en 2011, atteindront un niveau spectaculaire en 2012.
La position financière de l'Algérie est des plus confortables. Inégalée depuis son accession à l'indépendance. Une conjoncture inespérée en ces temps de vaches maigres pour l'économie d'un pays porté essentiellement par ses exportations en hydrocarbures. Une résurrection en quelque sorte après avoir frôlé la faillite au début des années 1990 suite à la chute brutale des cours de l'or noir qui sont descendus à moins de 10 dollars, une crise couplée avec une flambée des actes terroristes qui a coûté très cher au pays particulièrement sur le plan humain.150.000 à 200.000 morts. Economiquement, l'Algérie avait tout simplement le couteau sous la gorge. Mise sous perfusion par deux plans de restructuration imposés par le Fonds monétaire international, elle est sans doute passée par les pires moments de son histoire depuis 1962. Fermeture d'usines, licenciements, pénuries des produits de consommation... dans un climat de terreur et violence qui ont failli emporter jusqu'à ses institutions. Les algériens ont-ils fini de manger leur pain noir? Si l'on se fie aux performances réalisées grâce notamment à des prix du pétrole qui sont sur la voie de nouveaux records historiques, on peut penser que oui. La crise de la dette grecque qui frappe de plein fouet les pays européens n'a pas affecté outre mesure l'économie nationale.
Les prix du pétrole sont restés pratiquement à un niveau appréciable, même si à un moment ou un autre ils ont joué au yo-yo. Ils ont régulièrement comblé leurs pertes après des chutes assez significatives, cédant jusqu'à près de six dollars en une seule séance.
Pour rappel, le 4 août 2011, au lendemain de l'audition du ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, par le président de la République, le baril de pétrole a dévissé de plus de 5 dollars à New York (voir l'Expression du 7 août 2011).
De simples alertes finalement, qui n'ont pas porté préjudice à
l'économie nationale qui n'a pas cessé d'afficher un excédent financier depuis plusieurs années successives. Les réserves de change de l'Algérie étaient de 162,2 mds USD fin 2010 contre 148,9 mds USD à la fin 2009. En 2011, elles ont dépassé les 182 milliards de dollars. Soit en moyenne une progression annuelle de plus de 15 milliards de dollars.
Les placements de ces réserves à l'étranger ont rapporté 4,60 milliards de dollars en 2010, contre un rendement de 4,74 milliards de dollars en 2009, a révélé un rapport de la Banque d'Algérie qui date de l'année 2010.
A ce rythme, les réserves algériennes de change doivent largement dépasser le seuil symbolique des 200 milliards de dollars. Cette estimation devrait se concrétiser avec les nouveaux records affichés en cette fin de semaine par les prix du pétrole.
Le baril de «Light Sweet Crude» pour livraison en avril a enregistré un gain de 1,94 dollar par rapport à jeudi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), pour clôturer la séance de vendredi à 109,77 dollars. Son plus haut niveau depuis le 3 mai 2011. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance, a gagné 1,85 dollar par rapport à la journée de jeudi pour afficher 125,47 dollars le lendemain.
Un pic qu'il n'a plus touché depuis le 2 mai. La conjoncture géopolitique indique que les cours de l'or noir doivent poursuivre leur course en avant portés, entre autres, par la crise du nucléaire iranien. Une aubaine en somme pour l'Algérie qui doit faire le plein.

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