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Voir la version complète : Il présentera des candidats dans 20 wilayas: Mohand Saïd engage son parti sur la voie des législatives


Vigilance
04/03/2012, 09h45
La décision de participer aux élections est prise après trois sessions du bureau national.

Désormais, c'est fait. Le Parti de la liberté et de la justice participera au scrutin législatif du 10 mai prochain. L'annonce a été faite par le président du PLJ, Mohand Saïd, à l'occasion de la conférence tenue hier au siège national du parti.
Un siège trop exigu pour abriter ce genre de rencontres. Cependant, «la décision prise pour cette épreuve électorale n'a pas été simple à prendre», dira le conférencier.
«Nous avons pris cette décision, après trois sessions du bureau national», précise le premier responsable de cette formation politique qui a été agréée le 26 février dernier. Mais, cette décision est subordonnée à la participation qualitative à cette élection, explique l'orateur en précisant: «A présent, nous avons tranché pour une participation partielle» c'est-à-dire, que le PLJ se préséntera devant les électeurs dans 20 wilayas du pays.
Dans les 11 autres, les responsables locaux du parti font un effort pour être prêts à cette échéance car, ils rencontrent énormément de difficultés. Des difficultés d'ordre matériel notamment», fait savoir l'ancien responsable d'organe de presse. Sur la participation partielle aux élections de mai, il énoncera la liste des circonscriptions où le PLJ sera au rendez-vous avec le corps électoral notamment à Alger, Annaba, Constantine, Tizi Ouzou, Oran, Sétif, Blida, Tébessa, etc. Dans les 11 autres circonscriptions en attente de constitution des listes, Mohand Saïd Belaïd citera comme exemple Jijel, Béjaïa, Tlemcen, Aïn Defla, Chlef, Boumerdès, entre autres.
«Le fait de ne pas se présenter dans ces dernières ne constitue pas un dépit pour nous. Nous voulons surtout des militants sincères, engagés qui travailleront pour les autres mais pas pour eux-mêmes», précise le locuteur qui ambitionne «de réhabiliter l'exercice de la politique par les faits et non pas par les paroles.» Pour lui, l'image de l'homme politique, en Algérie, reflète «la corruption, l'impunité, les affaires, l'argent douteux, le marchandage....».
Avant, «un candidat à l'Assemblée se donnait tous les moyens pour y accéder, dans la présente conjoncture la situation est encore pire», constate-t-il. Pour lui, la situation s'est dégradée, depuis déjà quelques législatures. «Aujourd'hui, des personnes vous proposent 30 millions par mois, pour s'offrir le statut de parlementaire. Ce dernier signifie, ni plus ni moins, l'impunité», explique Mohand Saïd qui ne veut pas être candidat à l'institution du boulevard Che Guevara. «Je veux laisser la place aux jeunes», promet le premier responsable du Parti de la liberté et de la justice.
Sur le plan de la philosophie du parti, Mohand Saïd a été interrogé sur le système politique d'option de sa formation politique. «Nous proposons un système politique hybride pour deux prochains mandats présidentiels. C'est-à-dire un régime parlementaire tout en maintenant le tiers présidentiel au Sénat. Le président de la République doit s'occuper de la politique étrangère, de la Défense nationale et veillera sur le bon fonctionnement des institutions de l'Etat, pour permettre aux partis politiques de se côtoyer et mieux se connaitre entre eux», souhaite l'ex-candidat à l'élection présidentielle de 2009, dans sa réponse au journal L'Expression.
Par ailleurs, Mohand Saïd souhaite, dans l'une de ses réponses, un Parlement «d'entente nationale» pour élaborer «une Constitution valable pour les 50 années à venir». Toutefois, il espère la présence massive des électeurs dans les bureaux de vote le 10 mai prochain.
Dans le cas contraire, dira-t-il, «la responsabilité de l'abstention, le jour du scrutin, incombe aux anciens partis qui fonctionnent avec le même personnel politique depuis 50 ans. Le PLJ en sera, dans ce cas une victime», conclut Mohand Saïd Belaïd, tout en affichant un optimisme mesuré.

L'Expression

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