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Voir la version complète : La gestion de l’université : le tout administratif


bledna
04/03/2012, 20h54
Le fait qu’aucune université algérienne ne figure parmi les 500 meilleures à travers le monde, dans le classement rendu public par la presse mondiale au début de l’année universitaire, a semé une sorte de panique générale parmi l’intelligentsia algérienne.
Visiblement, comme l’ont souligné la plupart de ceux qui ont intervenus sur la question, l’université algérienne souffre d’abord d’un problème de gestion. En effet, le principe de la primauté de l’administratif sur le scientifique, consacré par les autorités officielles, oblige pratiquement tous les responsables de toutes les universités ainsi que les doyens des facultés et les chefs de département, aux âmes boiteuses de surcroît, sont cooptés et nommés non pas en fonction de leur compétence dans le domaine de la gestion mais pour leur allégeance toute nette au «chef». Cette façon de faire donne naissance à des dysfonctionnements à tous les niveaux : l’orientation, la gestion des flux d’étudiants, la répartition des horaires de travail, l’organisation des séminaires et des colloques, etc., lesquels dysfonctionnements sèment un climat d’anarchie générale foncièrement défavorable à tout exercice de l’esprit.
Pourtant, les «Lumiéristes» des XVIIe et XVIIIe siècles sont catégoriques sur ce point : «Les âmes boiteuses sont inaptes à l’exercice de l’esprit». Par ailleurs, le problème de la gestion se pose aussi au niveau des relations, au sens humain, entre les responsables et les enseignants et étudiants. Celles-ci, entendu les relations, sont en fait très rigides. Un enseignant, maître de conférence classe A, nous a confié avoir demandé, en guise de protestation à l’ancien recteur de l’université de Tizi Ouzou, s’il était «un procureur» tant ce dernier n’arrête pas, dans pratiquement toutes les situations, de triturer le mot «textes». Il faut comprendre par là, qu’il n’y a pas de place pour la bonhomie et le dialogue sympathique. Les termes de toute communication entre responsables et enseignants sont définis selon la seule logique du «tout administratif».


Contribution de Ingrachen Amar dans elwatan

ETTARGUI
04/03/2012, 20h59
Hélas, oui! L'université algérienne est boiteuse.
Faudrait-il imposer un quota de publications (dans des revues de renommée mondiale) à chaque université ? Demander des comptes en terme de production scientifique et non en terme de diplomes distribués ?

KHORE
05/03/2012, 00h17
pour que les universités algériennes soient performantes , elles doivent en premier couper les ponts avec les universités françaises qui depuis l'indépendance les contrôlent

ensuite , le politique doit assurer sa responsabilité et cesser d'acorder diplômes et grades au rabais

pour exemple, on part sur la médecine : on supprime toute prise en charges pour l'étranger

Louny
05/03/2012, 00h37
pfff qu'est ce qu'on en a rien à foutre des classements. Comme si une université algérienne pouvait concurrencer des universités us qui ont, non seulement un savoir théorique et un savoir-faire énorme et qui font venir les meilleurs étudiants du monde. Chacun ses priorités.

tina6
05/03/2012, 00h39
ici en algerie apres les années 70 c'est l'esprit de la caserne qui a envahis toutes les mentalités...ensuite lorsque cette état d'esprit fut conglé en 86 il n 'a maintennat rien ni esprit de la caserne ni esprit de l'université...

un teste si quelqu'un pourra me donner l'historique de la création des unvrsité pour voir leur structure et leurs mode de fonctionnement ça sera aimable de sa part???

Je vous assures qu'en algerien si il ya deux bonhommes qui répondent a cette question je donnerais mes doigts a celui qui fait les achats''

je vous le dit l'université comme tout est decvenu un magazin

l'université achéte c'est tout ce qu'elle sait faire et c'est son veritable role.....a part ça y'a rien

et je vous le dit ce n'est pas l'état qui le veut c'est une mentalité du vide scientifique qui a laissé des personnes porteuses de cette mentalité commercial de diriger les universités....

les gens competant regardent et laissent passer le train plus loin il va dérailler il va buter ça ne leur fera ni froid ni chaud...comment tu parles et avec qui tu discutes lorsque un scientifique te dira que le prof doit faire son cours et partir ....d'apres lui l'université c'est un lycée sur laquelle est perché un proviseur qui regarde de loin venir et sortir un prof avec son cartable...vaux mieux discuter et fréquenter et s'assoire avec un élu illetré et suporter au moins entre deux discutions tu l'entendra parler au telephone et de la tu sauras qu'un projet va etre lancer, tu trouvera ta part...

Louny
05/03/2012, 00h42
Ah bon ? Il y avait quoi avant 1962 ? Avant 1830 ?
Vous voulez passer de la culture de batata à aller sur la Lune en 30 ans. Les gens n'ont même pas à manger, ils ont pas d'eau et vous vous voulez qu'ils aillent apprendre la biologie cellulaire ou je ne sais pas quoi. C'est pas comme ça que ça marche.
Les grands savants de l'époque étaient souvent des riches. C'est comme ça.
Une fois que tu n'as pas à penser à trouver de la nourriture, de l'eau, qu'il y a une justice qui tient à peu près la route, là tu peux un peu penser à autre chose et réfléchir à autre chose.

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