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Voir la version complète : Skikda: Marche des rappelés du service national


Vigilance
31/03/2012, 09h35
Ils étaient plus d'une centaine de rappelés du service national à avoir pris part à une marche pacifique sur la wilaya de Skikda, jeudi dernier. Après avoir pris le départ au niveau de la gare routière Mohamed Boudiaf à l'entrée de la ville, les manifestants se sont dirigés vers le siège de l'APW où se tenait une session ordinaire de cette assemblée, à laquelle assistaient, outre les élus, les autorités locales. Un renfort de police a été déployé sur les lieux pour parer à toute éventualité. Après un bref sit-in, durant lequel ils ont entonné le chant national arborant des drapeaux, trois représentants ont été délégués pour remettre au wali de Skikda une copie d'une lettre ouverte adressée au Président de la République qui a été réceptionnée par le chef de cabinet. Dans cette missive, on a relevé en substance : «…En tant que fils de ce pays glorieux de Amirouche, Si El Haouès et Ben Boulaïd, nous avons été sollicités un jour pour sauver l'Algérie et la sortir des ténèbres du terrorisme … Nous avons été mobilisés pour renforcer les rangs de l'ANP de 1995 à 1999, années durant lesquelles nous avons pris part à de nombreuses opérations et bon nombre d'entre nous y ont laissé leur vie, d'autres mutilés et enfin d'autres encore en vie mais qui ont été honorés par l'oubli et la marginalisation. Certains ont perdu leurs facultés mentales et enfin ceux qui ont perdu toute capacité de travailler ou de s'intégrer dans la société au point où nous avons grandement besoin de l'Algérie comme elle a eu besoin de nous…» Lors du rassemblement pacifique, les rappelés ont soutenu qu'ils sont au total 70 000 éléments répartis à travers 34 wilayas à avoir été mobilisés, la wilaya de Skikda à elle seule comptant un effectif de 3 000 rappelés.

Ils ont particulièrement insisté sur leur prise en charge sociale, leur reconnaissance en tant que catégorie sociale tout comme ils revendiquent le droit de créer une association nationale, le droit au logement et au travail, le versement de pensions pour les familles des décédés. Enfin, ils soulignent que malgré les différentes marches à l'échelon local et national, les autorités ne daignent pas répondre à leurs préoccupations, s'interrogeant pour conclure leur lettre ouverte : «Nous ne comprenons pas jusqu'à présent qui nous sommes, ceux qui ont combattu le terrorisme ou bien les terroristes eux-mêmes ?».

Le Quotidien

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