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Voir la version complète : HAUSSE DES PRIX DU PÉTROLE L'Occident en «croisade» contre le baril


Vigilance
01/04/2012, 10h03
Pris en tenailles entre le recours aux réserves stratégiques et les sanctions contre la République islamique d'Iran, les cours de l'or noir font de la résistance

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) n'a pas écarté le recours aux réserves stratégiques, comme moyen, pour endiguer la hausse des prix du pétrole estimés à un niveau trop élevé par les pays consommateurs (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne...). Ces trois pays dont les prix de l'essence, à la pompe, ont fortement grimpé, aiguillonnent cette offensive. La France est «favorable à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole... afin de lutter contre la hausse des cours du brut...Ce sont les Etats-Unis qui l'ont demandé (...), on attend maintenant les conclusions de l'Agence internationale de l'énergie» avait annoncé mercredi, Eric Besson le ministre français chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, à la sortie d'un Conseil des ministres.
L'AIE, pour sa part, a estimé que le marché pétrolier s'est tendu ces derniers mois, que les prix du pétrole brut sont à un niveau très élevé alors que ceux de l'essence ont touché des niveaux records dans certains de ses pays membres et s'inquiète de l'impact de ces prix élevés sur une reprise économique qui demeure précaire. Compte-t-elle agir?
«L'AIE surveille attentivement les développements sur le marché et maintient des contacts étroits avec ses pays membres, pour échanger les vues sur la situation du marché pétrolier... Comme nous l'avons dit à maintes reprises, l'AIE a été créée pour répondre à de graves ruptures de l'approvisionnement physique (en pétrole) et nous restons prêts à agir si les conditions de marché le justifient», a indiqué la directrice exécutive de l'Agence internationale de l'énergie, Maria van der Hoeven, le 29 mars à l'issue d'une réunion avec des experts des 28 Etats membres de l'AIE. Une déclaration dont les effets s'annonçaient ravageurs. Jeudi, le baril de «Light Sweet Crude», coté à New York, accusait 2,63 dollars de perte. On pensait la tendance à la baisse irréversible.
Le marché pétrolier, pris en tenailles entre le recours aux réserves stratégiques et de nouvelles sanctions contre la République islamique d'Iran annoncées par le président des Etats-Unis, dans le cadre de son programme nucléaire, a fini par résister.
«Etant donné la situation économique actuelle, l'augmentation de la production par certains pays, le niveau des capacités (de production) disponibles et l'existence de réserves stratégiques, entre autres facteurs, j'ai déterminé (...) que la production de pétrole et de produits pétroliers d'autres pays que l'Iran permettait une réduction significative de l'achat de pétrole et de produits pétroliers à l'Iran par ou via des institutions financières étrangères», a souligné vendredi Barack Obama dans un «mémorandum» répercuté par la Maison-Blanche. Résultat des courses: sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) le baril de Light Sweet Crude (WTI) pour livraison en mai a grignoté 24 cents par rapport à la clôture de la veille clôturant la semaine à 103,02 dollars sur le New York. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a fini à 122,88 dollars, enregistrant un gain de 49 cents par rapport à la séance de jeudi.
L'hémorragie qui se profilait a été enrayée. Il faut rappeler que des informations ont circulé, il y a à peine deux semaines (voir L'Expression du 18 mars), concernant un éventuel recours par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis à leurs réserves stratégiques, ont provoqué un recul de 4 dollars des cours de l'or noir. Comme quoi il n'y a pas de fumée sans feu...

L'Expression

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