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Voir la version complète : Désordre dans les marchés et flambée des prix des fruits et légumes: L’informel chiffres à l’appui


Nomad7
04/04/2012, 16h15
Le déficit de 3 000 marchés de gros et de détail n’explique pas, à lui seul, le désordre en cours dans le circuit de commercialisation. Encore moins la flambée de plus en plus insoutenable des prix des fruits et légumes. Les points de vue du DG de la Régulation au ministère du Commerce et du président de l’Unpa sur la question méritent quelque attention.

Après une virée dans les marchés des fruits et légumes des quatre coins de la wilaya de Mila, nous avons relevé des prix qui dépassent l'entendement.
Devant cette mercuriale brûlante, hors de la portée des petites et moyennes bourses, les consommateurs ne savent plus sur quel pied danser pour subvenir aux besoins quotidiens de leurs ménages. Les prix affichés des produits alimentaires de première nécessité donnent le tournis.
Si, actuellement, les consommateurs se sont habitués au prix du tubercule qui s'est stabilisé depuis des semaines entre 80 et 100 Da, ils ne comprennent plus comment les autres produits agricoles font de jour en jour une envolée extravagante. La pomme de terre, reine gastronomique algérienne par excellence, servant de base dans la préparation de la plupart de nos mets, s'est faite des ailes et a subi une hausse sans retour à la normale.
Les autres produits agricoles ont, tout de même, connu des augmentations inattendues. La tomate est écoulée à plus de 80 DA. Le piment est proposé à 150 DA. Le petit pois est affiché à plus de 12 DA. La courgette à 100 DA et les carottes à 65 DA. Le volet des fruits n'a pas dérogé à cette hausse démesurée. La banane est proposée à plus 200 DA, les pommes oscillent entre 150 et 180 DA. Les oranges ont grimpé à plus 120 DA.
Interrogé sur cette problématique, le président de l'Union nationale des agriculteurs algériens, Mohamed Aloui en l'occurrence, n'a pas été de mainmorte, lors d'une intervention télévisée : les ministres du Commerce et de l'Agriculture doivent assumer la totale responsabilité de ce déséquilibre qui ne cesse de miner le marché national», a-t-il accusé.
Selon lui, les deux départements doivent user de leurs prérogatives de contrôle, de sensibilisation et de mise à la disposition des agriculteurs des moyens nécessaires pour produire davantage et, du coup, mettre en échec la spéculation en cours.
«Le prix du quintal de semence de la patate, autrefois cédé à moins de 10 dinars, dépasse maintenant la capacité des agriculteurs qui voudraient investir dans la filière», a-t-il avancé. Il ajoute, par ailleurs, que plusieurs fellahs attendent leurs contrats de concession des terres agricoles et souhaitent l'ouverture d'espaces d'exposition de leur récolte pour freiner la manipulation des prix des produits agricoles. Mohamed Aloui a souligné que la facture alimentaire de l'Algérie est très lourde.
Selon lui, plus de quatre milliards de dollars sont débloqués, chaque année, pour l'importation des céréales, ajoutant que la promotion et le soutien à l'agriculture dans les Hauts- Plateaux et le Sud contribueront à garantir la sécurité alimentaire et aideront à mettre un terme à notre dépendance de l'étranger.
«L'agriculture est l'avenir de l'Algérie», a-t-il conclu, sûr des potentialités de l'Algérie, notamment dans la filières dattes et lait, ainsi que dans la production des viandes rouges ( l'élevage ovin et bovin).
Abdelouahab Ferkhi

Fouad
04/04/2012, 16h27
La politique économique, sociale et commerciale ne répond a aucune règle dans notre Pays!!!
l'Etat est absent et c l'anarchie totale!
Les peauvres Algériens se débattent en continu dans les problèmes de pouvoir d'achat et de burreaucratie!!!!

C'est, en fait, le miracle Algériens !!

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