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Voir la version complète : "50 ans après…la pomme de terre à 100 DA" : Manipulation électorale ou alimentaire ?


RoboCop
18/04/2012, 00h20
Après la pomme de terre c’est au tour de la tomate, la courgette, le pois chiche et autres légumes secs. La hausse des prix de produits alimentaires qui perdure depuis le mois de février dernier ne fait que s’accentuer.

La flambée prend désormais des dimensions qui démentent chaque jour les assurances des membres du gouvernement, à leur tête les ministres du commerce et de l’agriculture, qui ne cessent d’affirmer que les prix retrouveront leur niveau habituel dans les prochains jours.

Après avoir évoqué tous les scénarios possibles quant à l’origine de ces hausses spontanées et imprévues, désormais le débat porte sur le lien qu’il y a lieu d’établir entre la situation du marché des produits alimentaires et les élections législatives du 10 mai prochain.

Ce qui n’était que de simples rumeurs et des supputations il y a quelques semaines tend à se confirmer au fur et à mesure que la date buttoir de la campagne électorale s’approche.

Le président de l’association de protection des consommateurs, au début de la semaine en cours, évoquait des courants ayant le monopole du circuit de distribution qui seraient à l’origine de cette flambée et dont le dessein n’est autre que de perturber les prochaines élections législatives.

Statistiques agricoles

Depuis, d’autres voix s’élèvent pour soutenir la même thèse. Qu’il y ait manipulation et quel que soit l’objectif visé, ce n’est pas nouveau ni propre à l’Algérie à l’approche d’une échéance électorale.
Mais, dans le cas de la flambée actuelle qui affecte davantage de produits de large consommation, l’enseignement qu’il faut retenir de prime abord c’est la vulnérabilité des organes officiels censés veiller sur la régulation du marché et la prévention des crises.

Aucune institution n’a été en mesure de prévenir les tensions actuelles qui planent sur le marché des produits alimentaires.
Même les responsables en place, à travers leurs multiples déclarations, font preuve de manque de vision et d’arguments lorsqu’il s’agit d’analyser la situation ou la tendance future du marché.
Pour preuve : Le ministère de l’agriculture et les différents organes qui lui sont affiliés, continuent à brandir le fameux Syrpalac comme solution idoine. Or, depuis deux mois, c’est le statu quo, parce que, même les organismes en charge du système de régulation en question ont été en rupture de stocks (absence du tubercule dans les chambres froides) sans que les responsables en place ne soient au courant.

Cette situation reflète le manque de coordination entre les différents acteurs et structures en charge du dispositif de régulation. Et là, c’est la question de la communication et des statistiques agricoles qui se pose.

Par Paysans d'Algérie.

rasibus
18/04/2012, 00h26
Paysans d'Algérie.

Les Sopranos des champs sont mécontents des Al Capone des villes ...

sacré maffia !

rachid75
18/04/2012, 08h56
j'ai fais une demande pour l'acquisition d'une terre agricole ou j'allais importé du matériel d'europe à ma charge , ça fait 4 ans que je coure comme un idiot toujours rien , c'est ça l'Algerie des gangsters , un million et demi de chahid pour que finalement une bande de truands s'accapare les richesses de l'algerie à elle seule.

hben
18/04/2012, 13h00
Vaut mieux des patates hors de prix que les vagues d'attentats à la bombe qui précédaient traditionnellement les élections!

RoboCop
21/04/2012, 11h22
Et voila ! La patate qui rentre parmi les thèmes de la campagne électorale, mais il est difficile pour que le ministre admette une triste réalité que le peuple est en train d'être saigné par les bandits de grands chemins, ah désolé… par ceratins honnêtes et respectables commerçants.

Rachid Benaïssa a ouvertement fait part de son «indignation» face aux formations politiques qui ont fait de la hausse vertigineuse du prix de la pomme de terre un thème de campagne électorale.
Autrement dit, le ministre de l’Agriculture aurait aimé voir les acteurs de la scène politique parler de la pluie et du beau temps, et ne pas évoquer cette question qui est devenue, par la force des choses, une préoccupation quotidienne de nombreux Algériens.

Par Le Soir d'Algérie.

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