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Iska
22/04/2012, 13h14
Psychanalyse de la fraude


http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gifDaho Ould Kablia, le ministre de l'intérieur, l'a dit, fin de semaine dernière : l'Etat ne peut acheter l'âme de chacun des 400.000 agents de l'administration algérienne pour les appeler à frauder. C'est, selon lui, la preuve que c'est impossible de frauder. Raisonnement par l'absurde. Sans remettre en question la bonne foi du bonhomme, on peut remettre en cause son raisonnement et sa logique. D'abord l'Administration algérienne n'aime pas les élus algériens. Par principe : les uns sont choisis par le bas, les autres par le hauts. Les élus et les administrateurs. Ensuite, les seconds veulent avoir un droit de regard sur les pouvoirs de l'autre et cela est mal vu. Dans le jeu de démocratie totale, l'administrateur perd sont pouvoir, le pouvoir sur l'argent, les budgets et le jeu d'influence et de corruptions, au profit d'un clan adverse. A la démocratie, l'administration préfère le pli, l'enveloppe, le formulaire, le chef de Daïra et pas le maire. A peine l'appel d'offre pour contrer le droit de l'urne.

Donc, 400.000 algériens n'ont pas besoin d'être payés par le gouvernement pour frauder. S'ils le font ou peuvent le faire, c'est par instinct de conservation, de survie, d'intérêts de classe. Ils obéiront à la loi de la vie, pas à l'instruction de Ould Kablia. Ils n'ont pas besoin d'être payés pour frauder. La fraude n'est pas une instruction ou un contrat individuel, mais une psychologie de lutte du plus fort contre la menace de la faiblesse. Cela s‘appelle un «système». Le haut du système peut multiplier les appels à ne pas frauder, tricher ou bourrer.Il peut aussi inviter des observateurs étrangers et tenter, vraiment, le coup de rien dans les mains, rien dans les poches, cela peut ne pas être ce que pense la machine. Alias le système, qui est plus fort que ses hommes, que les siens, que les bonnes volontés ou les soucis de crédibilité. Car l'enjeu est différent : le haut du régime veut être plus légitime, mais le corps du système peut penser «pas à mes dépends et pas au prix de mon repas et de mon salaire et de mes avantages et mon écran LCD offert par un entrepreneur».

La fraude n'est pas une technique, mais un instinct de vie et de mort. Ceci pour la forme. Ensuite vient le fond : Le pays est indépendant depuis 50 ans mais il possède encore la même configuration politique depuis le congrès de la soummam. Il y a l'apparence et le maquis. Le visible et le clandestin. Ould Kablia, autant que Bouteflika, sont desservis par la conviction des algériens que ce n'est pas l'Etat qui décide, mais le Pouvoir. L'administration est une vaste galaxie d'obédience, de réseaux, de nominations, de parenté et de coups de fil qui ne dépend pas du pouvoir formel. Ce n'est pas le ministre de l'Intérieur qui gouverne, en définitive, mais le sombre intérieur de l'intérieur. Le politique en Algérie est, tellement, doublée par sa nature bicéphale que, quand Ould Kablia jure, on sait ou on dit que c'est de l'emballage. Qu'il y a encore primauté de «L'intérieur» sur l'Intérieur, qu'il y a d'autres enjeux, d'autres puissances, d'autres instructions. Les 400.000 agents ont un salaire, des privilèges, des situations bonnes, des familles, des projets et des tuteurs. Ould Kabila ne pourra pas les corrompre un par un, mais il ne peut pas les défendre un par un s'ils obéissent à d'autres plus puissants et plus malins que lui. Lui, qui vient du MALG et qui n'en revient pas, devrait le savoir.




par Kamel Daoud*



Le Quotidien d'Oran

BeeHive
22/04/2012, 22h10
Donc, 400.000 algériens n'ont pas besoin d'être payés par le gouvernement pour frauder. S'ils le font ou peuvent le faire, c'est par instinct de conservation, de survie, d'intérêts de classe. Ils obéiront à la loi de la vie, pas à l'instruction de Ould Kablia. Ils n'ont pas besoin d'être payés pour frauder. La fraude n'est pas une instruction ou un contrat individuel, mais une psychologie de lutte du plus fort contre la menace de la faiblesse. Cela s‘appelle un «système».

On a tendance a blamer le gouvernement de frauder, mais souvent on s’aperçoit que se sont des algériens sans grande responsabilité qui fraudent volontairement. Certains fraude parce qu’ils pensent que sans le fln le libérateur, l’Algérie coure a sa ruine, frauder en faveur du pouvoir est alors vu comme un devoir citoyen. D'autres pas conviction religieuse, pour promouvoir l'Islam, la tricherie n'est plus interdite mais encouragé, frauder en faveur des partis dit islamique devient un devoir de musulman.

rasibus
22/04/2012, 22h14
Le Quotidien d'oran, naguere grand journal, journal de reference cité et repris un peu partout, est en train de devenir un torchon

un lieu de rencontre pour les commeres de hammam, de l'oppositionisme sterile et vain, aucune porposition, aucun projet, jamais de critiques des puissants du FCE, de la loi du silence sur l'interdiction faite a ses membres d'utiliser le cheque et la facture, des barons amis, des clans, de ssalons algerois saboteurs et comploteurs ...

bref, plus aucune credibilité, la sortie de route, quoi !

Iska
22/04/2012, 22h16
frauder en faveur des partis dit islamique devient un devoir de musulman.

C'est ecrit dans le nouveau coran des intégristes ?

BeeHive
22/04/2012, 22h21
C'est ecrit dans le nouveau coran des intégristes ?

Non, mais on les entend souvent dire que l'Islam autorise les mensonges quand qu'il s'agit de defendre la religion. Un concept qui est sensé n’être appliquer qu'en guerre mais que les islamistes se trouvent toujours des excuses pour l'appliquer a toutes les sauces.

rasibus
22/04/2012, 22h21
Les 400.000 agents ont un salaire, des privilèges, des situations bonnes, des familles, des projets et des tuteurs.

on se croitait en coree du nord, mais sans la prison ferme pour les diffamateurs irresponsables neanmoins ...

dieu merci les journalistes eux souffrent le martyre, salaires mirobolants, aucune competences exigees, pas de deontologie requise, ni d'ethique ni de simple faculté de redaction

non, pas besoin, pour pondre des pensums baclés sans queue ni tete, sans aucune source, ni temoignege ni reference verifiables, sans jamais de recoupements ... voila le journalisme du Quotidien d'Oran, des Salima, Tlemcani (otages liberés), des Benchicou et des Kamel Daoud ...

pas etonnant ensuite que les ventes au numero devissent ...

Louny
22/04/2012, 22h24
dieu merci les journalistes eux souffrent le martyre, salaires mirobolants, aucune competences exigees, pas de deontologie requise, ni d'ethique ni de simple faculté de redaction

Pour devenir journaliste en Algérie, il suffit de de s'auto-proclamer journaliste.
Et c'est pareil pour à peu près tous les domaines.

rasibus
22/04/2012, 22h28
Pour devenir journaliste en Algérie, il suffit de de s'auto-proclamer journaliste.
Et c'est pareil pour à peu près tous les domaines.

en effet ...

meme pour etre plombier il faut un diplome d'Etat :rolleyes:

BeeHive
22/04/2012, 22h34
Arrêter de dire n'importe quoi, Kamel Daoud est un des meilleurs journalistes algériens, auteur de plusieurs livres et prix de littérature.

Le sujet n'est pas l'auteur mais la fraude.

Louny
22/04/2012, 22h39
Kamel Daoud me fait rire car il faut toujours qu'il fasse des comparaisons douteuses.
Pour moi, son article ne sert absolument à rien. La fraude c'est partout en Algérie. Celui qui a un privilège n'est pas près de le lâcher. C'est comme ça. S'il n'y a pas une volonté de lutter contre la corruption de tous les élus, ça ne sert à rien.

Pour moi, si tu veux lutter contre la fraude (ou plutôt pour qu'il y ait le moins de fraude possible) le point n°1 c'est de résoudre de façon durable les gros problèmes et les gros points de tensions.

river
24/04/2012, 03h27
Il faut arrêter de niaiser , nos journalistes ne savent plus quoi et comment écrire , ils ne font que remplir les journaux avec des mots !!! :evil:

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