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Voir la version complète : Enquête de Houlah : Les victimes étaient exécutées par des tirs à bout portant


nacer-eddine06
01/06/2012, 16h05
Les résultats du rapport préliminaire publié par de la commission d'établissement des faits sur le massacre d'al-Houla (banlieue de Homs), ont mis en cause des "groupes armés" qui "ont tué des familles pacifiques" à Houla ayant "refusé de se soulever contre l'Etat".

Les résultats assurent que les forces de l'ordre n'étaient pas entrées dans cette zone ni avant ni après le massacre. Les groupes armés venus de l'extérieur de la localité liquidaient des familles alors qu'ils lançaient leur offensive contre les forces de l'ordre.

Les résultats affirment que toutes les victimes étaient exécutées par des tirs à bout portant et non par le pilonnage. Nombre de corps sur les lieux du massacre étaient ceux des terroristes tués lors des confrontations avec les forces de l'ordre.

Dans une conférence de presse tenue au ministère des affaires étrangères et des émigrés, le général, Qassem Jamal Souleymane, chef de la commission d'établissement des faits, a indiqué que cette enquête est préliminaire, soulignant que l'enquête se poursuit.

Il a ajouté que la commission d'établissement des faits a été installée conformément aux directives du commandement général de l'armée et des forces armées, soulignant que l'enquête s'était basée sur des témoignages des témoins oculaires qui avaient constaté l'ampleur de ce crime abominable.

Le général Souleymane a indiqué que le rapport s'est basé sur des faits survenus simultanément avec une attaque armée qui avait visé les forces de l'ordre dans la localité.

Le général Souleymane a noté que cinq points de contrôle de l'armée se positionnaient dans le périmètre d'al-Houla, soulignant que l'objectif de l'attaque armée qui avait visé cette zone est de mettre fin à la présence de l'Etat pour la transformer en une zone incontrôlable.

Et de poursuivre : "des personnes armées se sont rassemblées après la prière du vendredi à l'intérieur du village et ont déclenché une attaque soutenue par d'autres personnes armées dont le nombre varie entre 600 et 800 et qui étaient venues des villages voisins : al-Rastan, al-Assen, Berjqa'i, al-Seme'line et autres", soulignant que ces personnes armées avaient user des armes lourdes, dont des canons mortiers, mitrailleuses et missiles antichars.

Il a précisé que ces personnes armées avaient visé deux points de contrôle des forces de l'ordre, cibles potentielles des gangs armés.

" Les gangs armés étaient venus simultanément de l'extérieur de la localité pour liquider des familles pacifiques au cours de l'attaque contre les points de contrôle des forces de l'ordre" a-t-il ajouté.

Le général Souleymane a souligné que le massacre était l'œuvre de tirs à bout portant et des armes blanches, affirmant qu'il n'était pas dû au pilonnage, "car il n'y avait aucune trace d'incendie ou des débris des bâtiments sur les cadavres. Cela a été confirmé par la nature des séquences projetées par les chaînes satellitaires".

Et d'affirmer: " les informations préliminaires confirment que les gangs terroristes armés avaient dressé cinq canons mortiers dans l'entourage de la localité de Taldaw pour viser les forces de l'ordre en cas ou ces dernières comptent entrer dans la localité, soulignant que la majorité de victimes était des enfants et cela ne fait pas l'affaire des forces de l'ordre et de l'Etat, mais l'objectif des gangs terroristes armés est d'aggraver la sédition".

Il a souligné que le 1er objectif du massacre était le ciblage des proches du membre de l'Assemblée du peuple, Abdel Mo'ti Mechleb, indiquant que ce ciblage avait commencé avant que le massacre s'étende pour viser d'autres familles.


De son côté, le porte-parole du ministère des AE et des émigrés, M. Jihad Maqdissi, a fait savoir que tous les résultats de l'enquête seront présentés à la communauté internationale dès qu'ils seront terminés.

Et d'ajouter : "Nous sommes les 1ers qui avaient demandé au général Robert Mood, chef de la mission d'observateurs internationaux de se rendre au lieu du crime pour constater les faits sur place", soulignat qu'ils sont "quotidiennement en contact avec la délégation d'observateurs internationaux pour leur fournir toutes les données".

Maqdissi a fait noter qu'il y avait des milieux et des chambres noires qui œuvrent pour viser la Syrie et y provoquer la sédition qui est complètement banni par tous les Syriens.

Constatant une étrange coïncidence, Maqdissi a relevé : " Etrange! Dès l'arrivée d'Annan à Damas, Washington et les pays capitales occidentales ont expulsé les ambassadeurs syriens".

D'autre part, M. al-Maqdissi a cependant regretté "que le secrétaire général de l'ONU se soit départi de sa mission de maintien de la paix et de la sécurité dans le monde, pour devenir un annonciateur de guerres civiles".
En effet, ce dernier a mis en garde contre le risque d'une "guerre civile catastrophique" en Syrie.


Parallèlement, la télévision d'Etat a appelé la population à réciter vendredi la prière des morts "dans toutes les mosquées de Syrie", en hommage aux victimes de Houla.


La communauté internationale reste divisée

Les Etats-Unis ont qualifié de "mensonge flagrant" les conclusions de cette enquête. La Maison Blanche, tout en disant que Barack Obama était "horrifié" par les violences en Syrie, a souligné que Washington ne pouvait pas "mettre
fin à toutes les horreurs dans le monde".

La communauté internationale reste paralysée par ses divisions sur la Syrie, la Russie, alliée indéfectible du régime Assad et dotée d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, réitérant qu'elle ne changerait pas sa
position "équilibrée et logique" sous la pression.

La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a indiqué avoir dit aux Russes "que leur politique allait contribuer à une guerre civile".

L'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice a de son côté jugé condamnables que des armes de Russie "continuent de parvenir à un régime qui utilise la force de manière aveugle et terrible contre son propre peuple".

Le président français François Hollande, qui reçoit vendredi à Paris son homologue Vladimir Poutine, a fait part de son ambition d'infléchir sa position.

Poursuivant sa première tournée à l'étranger depuis son élection, M. Poutine sera d'abord à Berlin avant Paris, où il affrontera des pressions pour infléchir son soutien à Damas, après une première étape au Bélarus.

Selon l'ambassadeur américain auprès de l'Alliance atlantique, aucune discussion n'est en cours au sein de l'Otan en vue d'une éventuelle intervention en Syrie car les conditions ne sont pas réunies à l'heure actuelle.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'apprête à débattre vendredi d'une demande, formulée par le Qatar, les
Etats-Unis et la Turquie, que la commission d'enquête internationale sur la Syrie, qui agit sous mandat du Conseil depuis août 2011, mène une "enquête spéciale" sur le massacre de Houla.

Les 47 membres du Conseil des droits de l'homme ont été saisis de ce projet de résolution dans le cadre d'une session spéciale sur la Syrie, qui a été demandée mercredi par plusieurs pays dont le Qatar, les Etats-Unis, l'Union
européenne et l'Arabie Saoudite. La Russie et la Chine n'ont pas soutenu cette demande de session.

"Condammant dans les termes les plus sévères les assassinats scandaleux de 49 enfants, tous ayant moins de 10 ans", le projet de résolution demande à la commission d'enquête "de conduire une enquête spéciale exhaustive, indépendante et sans entrave en accord avec les standards internationaux sur les évènements de Houla".

Le texte demande aussi à la commission d'enquête "d'identifier publiquement les responsables de ces attrocités et de leur demander des comptes".

Il exhorte aussi les experts de la commission d'établir un rapport sur les conclusions de l'enquête et de le transmettre au Conseil des droits de l'homme lors de sa 20ème session (18 juin au 6 juillet).

Il demande aussi à Damas d'autoriser l'accès aux humanitaires et de "coopérer pleinement avec la commission d'enquête" et de lui accorder un accès sans entrave au pays.

Le projet de résolution que le Conseil des droits de l'homme doit étudier souligne pour sa part l'échec des autorités syriennes à "protéger et promouvoir les droits de tous les Syriens".

Le projet de résolution demande d'ailleurs à M. Annan d'informer le Conseil des droits de l'homme sur la situation lors de la prochaine session de la 21ème session du Conseil (10-28 septembre).el manar

hben
01/06/2012, 20h03
Il a ajouté que la commission d'établissement des faits a été installée conformément aux directives du commandement général de l'armée et des forces armées, soulignant que l'enquête s'était basée sur des témoignages des témoins oculaires qui avaient constaté l'ampleur de ce crime abominable.

...Et la dite commission a vite fait d'établir les faits! Ce qui est moins établis, c'est l'honnêteté intellectuelle de l'auteur qui oublie de préciser que c'est la commission du boucher de Damas qui vient établir les faits dont est accusé Bashar!..
Enfin, du khorti de khoroto comme d'habitude!

nacer-eddine06
01/06/2012, 20h21
La tragédie de Houla a montré à quoi mènent l'aide financière et les livraisons en contrebande d'armes modernes aux rebelles, l'enrôlement de mercenaires et les avances à toute sorte d'extrémistes, a estimé la diplomatie russe en regrettant que certains acteurs clé sur la scène internationale ne soient pas prêts à agir dans la logique d'un règlement pacifique.
ministere russe des affaires etrangeres

traks
01/06/2012, 20h38
le général, Qassem Jamal Souleymane, chef de la commission d'établissement des faits, a indiqué que cette enquête est préliminaire, soulignant que l'enquête se poursuit.

el rachem 7mida we la3ab 7mida

zen.man
01/06/2012, 23h20
Le meilleur moyen de deviner l'avenir est de l'écrire. Certains l'écrivent et d'autres le subissent.

Les Américains ont ce privilège de deviner l'avenir.

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