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Voir la version complète : Algerie:les salaires et les primes plus eleves dans le public que dans le prive


haddou
11/06/2012, 10h21
En Algérie, les salaires et les primes sont plus élevés dans le secteur public que dans le secteur privé, selon une enquête de l’Office national des statistiques (ONS) réalisée en 2010 auprès des entreprises, rapporte ce samedi 9 juin l’APS.

Le niveau moyen des salaires nets mensuels s’est situé à 27 000 DA. Il est de 38 500 DA dans le public et de 21 500 DA dans le privé national, relève cette enquête, qui a porté sur l’ensemble des activités à l’exception de l’agriculture et l’administration.
La hausse des salaires dans le public est due aux augmentations salariales intervenues en 2010 qui ont permis une évolution des salaires nets mensuels – hors agriculture et administration – de 7,4 % par rapport à 2009, selon l’enquête.

En 2010, le salaire national minimum garanti (SNMG) est passé de 12 000 DA à 15 000 DA, relève l’ONS. Par qualification, cette hausse est plus importante (8,6 %) pour les agents de maîtrise que pour les cadres (6,3 %) et le personnel d’exécution (7,3 %), indique l’ONS. Les évolutions des salaires par secteurs d’activité sont plus importantes pour les transport et communications (+14,4 %), la santé (8,8 %) et les finances (+8,4 %), précise l’enquête réalisée par courrier et qui a touché 934 entreprises, dont 616 publiques et 318 privées nationales de 20 salariés et plus.

L’ONS indique une faible augmentation des salaires dans les entreprises des services collectifs sociaux et personnels et celles de la production et distribution d’électricité et gaz, soit respectivement des variations de 1,1 % et 1,8 %. La même source précise que les travailleurs des industries extractives (production et services d’hydrocarbures, mines et carrières) ont des salaires « très élevés », soit 72 000 DA, ainsi que les activités financières (banques et assurances) (39 500 DA).

Par ailleurs, les niveaux des salaires relativement bas sont relevés dans les secteurs de la construction (20 450 DA) et de l’immobilier‑services aux entreprises (23 200 DA), soit 76 % et 86 % du salaire net moyen global (SNMG). Cette faiblesse des salaires dans ces derniers secteurs s’explique par le fait qu’ils emploient un personnel d’exécution important et peu qualifié, note l’enquête. Curieusement, la promotion immobilière est une activité très rentable pour les promoteurs.

En outre, la disparité des salaires est moins marquée entre les différentes qualifications à l’intérieur du même secteur d’activité, estime l’enquête, relevant qu’elle l’est davantage d’un secteur à l’autre. En effet, les salaires des cadres dans les secteurs liés aux hydrocarbures, la santé et les finances, où le personnel est très qualifié, sont respectivement de 90 100 DA, 49 900 DA et 48 000 DA. Les salaires de ces deux secteurs sont de 2,7 et 1,5 fois plus élevés que le SNMG. Ces écarts de salaires s’expliquent, selon l’ONS, par la spécificité des entreprises de ces secteurs qui réside dans le fait qu’elles emploient beaucoup de diplômés et ont un système de rémunération spécifique. Les salaires sont nettement plus élevés par rapport aux secteurs d’activités des services collectifs sociaux personnels (39 500 DA) et de la construction (41 287 DA), détaille l’enquête.

Le niveau moyen des salaires est « fortement influencé à la baisse, d’une part par la prédominance de l’emploi privé (2/3 de l’emploi total) et d’autre part, par l’importance de la catégorie exécutive dans le privé ». En effet, ce dernier est caractérisé par une majorité de PME et une très forte proportion de personnel d’exécution (peu qualifié ou sans qualification). Le salaire net moyen du mois de mai 2010 (référence) s’élève à 26 900 DA pour l’ensemble des salariés. Il se compose du salaire brut diminué des différentes retenues – impôt sur le revenu global (IRG), sécurité sociale et retraite.


Une forte dispersion salariale

Par secteur juridique, les entreprises publiques affichent les salaires moyens les plus élevés. Le salaire net moyen mensuel dans ces entreprises est de 38 500 DA, contre 21 500 DA dans celles du privé national, soit une différence de salaires de 17 000 DA. La dispersion salariale entre les différentes qualifications reste « relativement forte ». Ainsi, un cadre dans le secteur public perçoit un salaire net moyen de 58 600 DA, soit environ quatre fois le SNMG. Contrairement au personnel d’exécution qui ne touche que 26 200 DA, soit près de 11 200 dinars de plus que le SNMG.

Les secteurs les plus rémunérateurs dans le secteur privé sont ceux des finances et de la santé, où les salaires mensuels moyens sont respectivement de 42 800 et 27 500 DA, soit le double et 1,3 fois le salaire moyen dans le privé. À l’inverse, les industries extractives et la construction, qui emploient un personnel ayant un niveau de qualification peu élevé, sont les secteurs les moins rémunérateurs avec respectivement 18 000 et 19 400 DA, soit 84 % et 90 % du salaire moyen dans le privé.

S’agissant de la structure du salaire brut, globalement, pour les deux secteurs (public et privé), le salaire de base représente en moyenne 63 % et les primes et indemnités 37 % de la rémunération brute totale. En général, dans le secteur public, le salaire de base représente 48 % du salaire brut, alors que dans le privé il est de 70 %. Il apparaît bien dans les structures que la part des primes et indemnités est plus importante dans le public que dans le privé, soit 52 % contre 30 %. L’ONS, qui a repris la réalisation des enquêtes sur les salaires, vient de lancer une enquête similaire pour 2011.
AMRANE BACHA IN TSA

Pecos
11/06/2012, 10h58
.....non seulement c'est des faineants en plus ils touchent des primes.....yakhi bled

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