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Voir la version complète : ALGERIE: L’agriculture saharienne en plein expansion


MEK
11/06/2012, 10h22
la Wilaya de Biskra, terre de prédilection du maraîchage

L’agriculture dans le sud de l’Algérie est synonyme de mythes qui se concrétisent. En dépit des rudes conditions climatiques qui caractérisent ce vaste territoire et des difficultés persistantes, la production agricole dans les régions sahariennes est en voie de s’imposer comme le moyen idoine pour garantir la sécurité alimentaire du pays à moyen terme.

Sur ce plan, le défi peut être relevé à la seule condition de maintenir le rythme actuel des investissements tout en concentrant les efforts dans la maîtrise de l’intensification du développement agricole dans le sud de l’Algérie. Ainsi, un zoom sur les différentes activités agricoles et les multiples cultures pratiquées dans la wilaya de Biskra permet de cerner la dimension de l’agriculture saharienne en Algérie et ses perspectives.

Avec 185 473 hectares de surface agricole utile (SAU), la wilaya de Biskra est le bassin-clé pour plusieurs productions agricoles et joue un rôle incontournable dans l’approvisionnement du marché en produits de large consommation.

Outre la datte dont la région est la terre de prédilection à l’instar des wilayas d’El Oued et Ghardaïa, le marché des produits agricoles doit son approvisionnement permanent, en hors saison, à la wilaya de Biskra où les légumes sont produits durant toute l’année. Dans cette région du pays, la plasticulture démontre que les cultures sous serre représentent une alternative efficace pour contourner les aléas climatiques menaçant toujours les activités agricoles.

100 000 serres recensées
La direction des services agricoles (DSA) de Biskra a recensé près de 100 000 serres à travers le territoire de la wilaya. Depuis quelques années, les programmes de développement agricole mis en oeuvre par le gouvernement ont donné des résultats probants dans cette région, même si des contraintes persistent encore, notamment en termes de mobilisation des ressources hydriques et de renforcement de la mécanisation de l’activité agricole. Toutefois, les résultats obtenus durant la saison dernière confirment la vocation agricole par excellence de cette wilaya.

Pour ce qui est des cultures maraichères, selon les services de la DSA, plus de 4,05 millions de quintaux ont été produits durant la saison sur une superficie globale de 15 600 hectares. La production céréalière à Biskra a atteint 667 000 quintaux sur une superficie de 31 600 hectares en 2010.

La production arboricole a dépassé les 170 000 quintaux, dont une partie représente l’oléiculture. Outre ces cultures, l’élevage, lui aussi, connaît un essor appréciable dans la wilaya de Biskra. En effet, le cheptel ovin dans cette région dépasse les 850 000 têtes, le bovin 3 600 têtes alors que l’élevage avicole compte 500 000 unités.

Au chapitre de l’exploitation des terres, il est utile de mentionner que le programme de mise en valeur a permis de rendre exploitables des dizaines de milliers d’hectares dans la wilaya de Biskra et de booster l’activité agricole. Laquelle situation qui a été largement favorisée par la politique de soutien mise en oeuvre par le gouvernement et l’important appui financier décidé au profit des exploitants agricoles.

Par ailleurs, il y a lieu de relever la contrainte majeure à laquelle demeurent confrontés les agriculteurs de ces régions du sud du pays et qui est liée à l’exploitation des ressources hydriques dans l’irrigation. En effet, dans ces régions où la pluviométrie est quasi nulle, l’agriculture est exclusivement menée dans des périmètres irrigués.

Néanmoins, eu égard au taux de salinité relativement élevé qui caractérise les eaux souterraines dans les zones sahariennes, les exploitants agricoles de la wilaya de Biskra sont confrontés à l’épineux problème de la remontée des sels qui accélère la baisse du rendement des terres mises en valeur. Pour venir à bout de ces lacunes, les fellahs de Biskra font appel aux autorités en charge des secteurs de l’agriculture et des ressources en eau pour lever ces contraintes qui, à long terme, risqueraient d’affaiblir les activités agricoles dans ces régions.


Source: Mourad Allal 09.06.2012

rasibus
12/06/2012, 04h34
et le gigantesque aqueduc qui va jusqu'a Tamanrasset va permettre de maintenir la dynamique !

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