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far_solitaire
09/07/2006, 11h25
C'est aussi le cas lorsque l'on est en orbite autour de la terre. Si les astronautes a bord de la navette spatiale flottent dans leur cabine, ce n'est pas tant parceque la gravite y est faible a cette altitude la, mais plutot parceque la cabine et tout ses occupants sont constament en chute libre autour de la terre.

En fait les astronautes flotteraient tjrs a l'interieure de leur cabine meme si celle ci evoluait a une dizaine de metres au dessus du sol (en absence d'atmosphere et tout autre obstacle bien sur). Mieux que l'on soit en orbite autour de la terre, de la lune, de jupiter ou autre (subissant des accelerations differentes donc) on flotterait tjrs et de facon similaire ...
Très Exacte Sindbad, très bien dit.

En fait, ce que tu décrit là c'est la géneralisation même des referentiels inertiels en incluant les reférentiels accélérés dans la relativité générale.

Les reférentiels inertiels ou galiliéens en relativité restreinte et galiléenne n'incluaient que ceux ce mouvant en ligne droite à vitesse constante. Avec la relativité génerale, le reférentiel inertiel est tout simplement un reférentiel libre (ne subissant aucune force externe) ou en chute libre en présence de masses, en d'autre terme, un referentiel est inertiel s'il est soumis uniquement à des "forces" d'origine gravitationnelle.

En fait, il est assez simple comprendre ce fait à l'aide de la notion de courbure, puisque dans la relativité génerale la gravitation n'est plus considéré comme une sorte de force invisible généré par une masse mais c'est plutot l'espace-temps lui même qui est courbé par la présence même de cette masse, il s'en suis qu'un corp se mouvant dans ce "champs" et subissant toute sorte d'accélerations due à la "force" de gravité est maintenant, en fesant abstraction de la force gravitationnelle, considéré comme un corp libre qui évolue dans un espace courbé par la masse en suivant les géodesiques (ligne de plus courte distance, généralisation des droites dans les espaces plats) de cet espace.

En parlant de géodésiques, L'exemple le plus simple est celui d'un espace courbé par la présence d'une masse spherique, le soleil dans notre système solaire par exemple. Dans ce cas les géodésiques sont à première approximation (pas trop près du soleil), des côniques (éllipses, hyperboles et paraboles). Tout corps libre dans notre système solaire suit bien ce genre de trajectoires.

Ainsi, des individus à l'interieur d'un vaisceau spacial orbitant ou tombant vers un corp massif à des accélération de plusieurs milliers de fois g par exemple, peuvent être considerés comme tout à fait libre et flottent en apesenteur dans leur vaisceau, et tout comme leurs homologues des reférentiels galiliéens classiques, ils n'ont aucun moyen de savoir qu'ils tombent à l'aide d'experiences effectuées à l'interieur.

Ce que je voulais montrer à partir tout cela, c'est qu'il me semble qu'en l'état actuel des choses, la seule issue possible si l'on veut ésperer un jours voyager entre les étoiles par la voie relativiste en contournant le problème des effets déstructeurs des fortes accélérations sur l'organism humain, c'est d'user de cette propriété magique qu'est le lien intime entre inertie et gravitation ... c'est à dire le principe d'équivalence.

a+

sindbad
09/07/2006, 21h16
Salut Far_solitaire

Ce qui est extra ordinaire concernant la Relativite, c'est que quelques postulats simples (du moins dans leur formulation) puissent avoir des consequences aussi profondes et souvent contre intuitives.

En tout cas merci pour nous entretenir sur le sujet
a+

far_solitaire
10/07/2006, 10h41
Ce qui est extra ordinaire concernant la Relativite, c'est que quelques postulats simples (du moins dans leur formulation) puissent avoir des consequences aussi profondes et souvent contre intuitives.
Tout à fait ... et c'est en cela que les grandes idées et théories sont reconnus.

Mais ce qui est encore plus étonnant, comme le dit le maitre de l'oeuvre lui même :

"ce qui est incompréhensible, c'est que le monde soit compréhensible"

a+

far_solitaire
29/07/2006, 23h54
Bonsoir tout le monde

Pour revenir à l'idée évoquée ci-dessus et qui consiste à utiliser l'assitance gravitationnelle d'un trou noir pour lui soutirer de l'énrgie dans le but d'atteindre rapidement des vitesses relativistes. Avez vous entendu parler des trous noirs de Kerr ou généralement des trous noir rotatifs et de l'effet Penrose ?

Si oui, alors bingo, c'est exactement l'effet recherché :D

Qu'est ce qu'un trous noir de Kerr ?

En astrophysique, un trou noir de Kerr désigne un trou noir en rotation sans charge électrique. Il est décrit dans le cadre de la relativité générale par la métrique de Kerr qui ne dépend que

* de la masse M ;
* du moment angulaire J.

La troisième grandeur qui peut intervenir dans l'étude générale des trous noirs en est la charge électrique ; elle est par définition nulle dans le cas d'un trou noir de Kerr.

Le comportement dynamique des particules au voisinage d'un trou noir de Kerr est déterminé par la position relative à deux surfaces dans les coordonnées de Boyer-Lindquist :

* l'horizon des événements, une sphère de rayon r_hor ;
* l'ergosphère, un ellipsoïde de révolution dont le petit axe, porté par l'axe de rotation du
trou noir, est r_hor, et le grand axe, situé dans le plan équatorial, r >= r_hor


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/07/Ergosphere.jpg/250px-Ergosphere.jpg
(wikipedia)

c'est cette ergosphère qui est la cléf du voyage.


l'Ergosphère:

Un trou noir en général est entouré par une surface sphérique, l'horizon des événements situé au rayon de Schwarzschild où la vitesse d'échappement est égale à la vitesse de la lumière. à l'interieur de cette surface, aucun observateur ne peut se maintenir à un rayon constant. Il est forcé de tomber vers l'intérieur, cette limite est parfois appellée limite statique.

Un trou noir tournant a la même limite statique au rayon de Schwarzschild mais il y a une surface additionnelle extérieur en dehors du rayon de Schwarzschild appelé l'ergosphère et qui peut être intuitivement caractérisée comme la surface d'une sphère où la rotation de l'espace environnant est entraînée à une vitesse égale à C. à l'interieur de cette sphère, l'entraînement de l'éspace se fait à une vitesse superieure à la vitesse de la lumière. Ainsi, dans cette sphère, aucun observateur ne peut se maintenir dans une orbite non-tournante, mais est forcé tourné autour du trou noir. La région en dehors de l'horizon d'événement mais à l'intérieur de la surface de la sphère où la vitesse de rotation est la vitesse de la lumière, s'appelle l'ergosphère.

Des particules faisant partie de l'ergosphere sont forcées de tourner de plus en plus vite et gagner de ce fait de l'énergie. Puisqu'elles sont toujours à l'exterieur de l'horizon des événements, elles peuvent échapper au trou noir. Cet entraînement confère du moment cinétique et de l'énergie mécanique à une particule qui pénètre dans l'ergosphère puis s'en échappe, de sorte que le trou noir voit son moment cinétique diminuer. Cet effet permet donc de pomper de l'énergie à un trou noir en rotation. Résultat des courses, le trous noir tournant émet des particules énergiques au détriment de sa propre énergie totale.

La possibilité d'extraire de l'énergie de rotation à partir d'un trou noir tournant a été proposée la première fois par le mathématicien Roger Penrose en 1969 et s'appelle ainsi le processus de Penrose. Les trous noirs tournants en astrophysique sont une source potentielle de grandes quantités d'énergie et sont employés pour expliquer des phénomènes énergiques, tels que les sursauts gamma.

Bonne soirée ...