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Voir la version complète : Ahmadinjad se retirera de la vie politique en 2013


bel-court
16/06/2012, 16h23
Le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré dans une interview au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, qu'à la fin de son mandat en 2013, il se retirera de la vie politique. Il a ajouté qu'il compte reprendre la vie académique. "Huit ans, ça suffit" a-t il déclaré dans l'interview qui paraitra demain dimanche.

UskowiOnIran

Neutrino
16/06/2012, 21h05
s'il en sort vivant après le bombardement de Téhéran. c'est pour décembre 2012. la fin du moooooooooonde!

bel-court
16/06/2012, 23h36
En Iran le problème n'est pas Ahmadinejad mais le régime, ils sont comme les Américains, quelque soit le président, la politique étrangère est la même..

portesperance
17/06/2012, 04h36
Ahmadinjad se retirera de la vie politique en 2013

d'ici la il fera entrer l'Iran , au pire ,dans l'ère glaciaire, au mieux à l'âpres guerre avec l'Irak

soufiane-oujda
17/06/2012, 05h41
Ou il dotera l'iran de l'arme atomique, ce qui en fera une force régionale et obligera les occidentaux a lui donner sa part du découpage du moyen orient qu'ils monopolisent seuls depuis sykes picot

Adama
17/06/2012, 06h26
Citation 1:

Ahmadinejad affaibli par les législatives au profit du Guide suprême

Matthieu Mégevand - publié le 05/03/2012

Le camp du Guide suprême de la Révolution iranienne Ali Khamenei aurait remporté plus de 75% des sièges aux dernières élections législatives. Cela constitue une défaite pour le président Mahmoud Ahmadinejad et ses partisans. Analyse de ces résultats et bilan de la situation avec Farhad Khosrokhavar, directeur de recherche à l’EHESS et spécialiste de l’Iran.

Comment analysez-vous le résultat des dernières élections législatives en Iran ?

Ces élections sont celles d’une lutte de factions au sein du pouvoir. Il n’y a eu aucun enjeu réellement politique ou social puisque les questions majeures comme le nucléaire, la situation économique de l’Iran ou encore les relations avec les autres pays de la région après le Printemps arabe ont été écartées. Tous ces points font en effet partie de ce qu’on appelle désormais le "domaine réservé" du Guide suprême Ali Khamenei, et n’ont donc pas été débattues. Par contre, ces élections avaient pour but d’affaiblir le camp du président Mahmoud Ahmadinejad qui prenait de plus en plus de pouvoir et qui, dans un certain sens, concurrençait le Guide suprême. Cet objectif a été atteint, puisque beaucoup des membres du camp d’Ahmadinejad n’ont pas été élus, y compris sa propre sœur par exemple. Le camp d’Ali Khamenei s’est à l’inverse renforcé, et par là même le pouvoir du Guide s’est encore consolidé.

Les Iraniens se sont-ils intéressés à ces élections ?

La dernière élection qui a mobilisé massivement les Iraniens est la présidentielle de juin 2009, avec toutes les conséquences que l’on connaît (fraudes, répressions etc.). Pour ces élections législatives, le ministère de l’Intérieur a annoncé que le taux de participation était de 64%, ce qui constitue une pure et simple fiction, puisque l’immense majorité des gens n’avait aucune raison d’aller voter compte tenu du fait que tout ceux qui pouvaient d’une manière ou d’une autre contester le pouvoir politique actuel avaient été éliminés. Il n’y avait donc aucun enjeu, et on peut affirmer que, pour la première fois et de manière patente, des élections se jouent uniquement sur une lutte de pouvoir au sein du régime sans qu’aucune alternative ne soit proposée, que ce soit sur le plan économique, social, international.

Quels sont les enjeux de cette lutte interne au sein du régime iranien entre le Guide et le président ?

La lutte fondamentale était d’abord entre les réformateurs et les conservateurs. Les réformateurs ont été éliminés aux dernières élections présidentielles de 2009, par conséquent on assiste aujourd’hui à une lutte de pouvoir au sein du camp conservateur. Mahmoud Ahmadinejad et ses partisans ont en effet essayé de concurrencer le pouvoir du Guide, notamment en monopolisant une grande partie des ressources de l’Etat, surtout sur le plan économique, pour les orienter vers leur propre clientèle. D’autre part, ils ont essayé de jouer sur une nouvelle forme d’islamo-nationalisme, en donnant un certain poids à ce qu’on pourrait appeler le passé préislamique, afin de capter le vote des nationalistes hostiles à l’hégémonie de l’islam. Mahmoud Ahmadinejad a par exemple tenté -sans succès- de nommer un ministre de l’Intérieur, ce qui relevait implicitement du domaine réservé du Guide. On se dirigeait donc vers un affrontement de plus en plus direct entre le président et le Guide, et ce dernier a su profiter de ces élections législatives pour renforcer son pouvoir. Il faut rappeler que Mahmoud Ahmadinejad ne pourra pas se représenter aux prochaines élections présidentielles de 2013 puisqu’il a déjà fait deux mandats. Le Guide a d’ailleurs même envisagé de réviser la Constitution pour que le président ne soit plus élu au suffrage universel mais par le parlement, afin que sa légitimité soit plus faible. Ali Khamenei fait donc tout ce qui est nécessaire pour conserver ses prérogatives et garder la main sur le régime.

Quel soutien possède aujourd’hui le régime au sein de la population ?

Mahmoud Ahmadinejad conservait, jusqu’aux dernières élections présidentielles de 2009 en tout cas, une certaine popularité puisqu’il semble acquis qu’il avait recueilli au moins 24% des voix. Mais depuis, avec la dégradation de la situation économique et les promesses non tenues, Ahmadinejad a perdu une très grande partie de cette popularité. Quant au Guide, il est franchement impopulaire et il le sait, mais il a un pouvoir sur l’armée, les services de sécurité, et dans un sens il se sent au-dessus de la légitimité populaire puisqu’il considère avoir une légitimité théocratique.

Et quelle est la situation du camp réformateur ?

Le camp réformateur est aujourd’hui dans un désarroi total puisque le projet essentiel qui était de réformer de l’intérieur le régime a totalement échoué. Par conséquent, ses partisans se trouvent dans une situation de contestation qui n’ose pas aller au-delà de ce qu’on pourrait appeler la remise en cause du pouvoir au sein du système ; or le système a montré à plusieurs reprises qu’il n’était pas réformable. Leur crise est donc liée à leur position fondamentale, à savoir leur capacité à imprimer des réformes au sein du régime. Aucun camp n’est prêt à remettre en cause les fondements du système théocratique, ce qui permet au pouvoir en place de survivre, d’une part par la répression et l’intimidation, et d’autre part sur fond de désespoir de la société civile qui ne voit pas d’alternative pour le moment.



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Adama
17/06/2012, 06h29
Citation 2:

Iran : victoire des ultraconservateurs


Par Delphine Minoui
publié le 05/03/2012 à 18:41

Le président iranien, accusé d'avoir voulu se dissocier du clan conservateur, vient d'essuyer un camouflet électoral aux législatives de vendredi.

C'est un revers pour Mahmoud Ahmadinejad. Le président iranien, accusé d'avoir voulu se dissocier du clan conservateur traditionnel, vient d'essuyer un camouflet électoral aux législatives de vendredi. Même si l'élection de nombreux candidats «indépendants» et la complexité des alliances politiques ne facilitent pas la lecture des résultats, les ultraconservateurs proches du guide suprême, l'ayatollah Khamenei, apparaissent comme les grands gagnants de ce nouveau scrutin.

Ces derniers l'ont emporté haut la main dans les villes saintes chiites de Qom et Mashhad, où le poids du clergé traditionnel est important. Mais, symbole d'une crise de popularité du président dans des régions qui lui étaient restées jusqu'ici relativement fidèles, le camp d'Ahmadinejad a été battu à Ispahan et Tabriz, où il avait recueilli 90 % des voix au scrutin présidentiel de 2009. Les régions rurales, où ses discours populistes et nationalistes ont longtemps séduit de nombreux laissés-pour-compte, ont, pour leur part, voté à près de 70 % pour la hiérarchie cléricale. Même sa ville d'origine, Ghamsar lui tourne le dos. Dans cette bourgade du nord du pays, sa sœur, Parvin Ahmadinejad, qui se présentait pour la première fois, a été battue par le clan adverse.

Les réformateurs au point mort

Ces résultats confirment la mise à l'écart des réformistes, qui ne remportent que 19 sièges sur 60 au sein de la nouvelle Assemblée islamique. Fragilisé depuis la répression des manifestations postélectorales de l'été 2009 qui contestèrent la réélection du président iranien, le «mouvement vert» est aujourd'hui au point mort. En revanche, ce scrutin est révélateur des divisions entre conservateurs qui étaient apparues ces dernières années. Accusé d'avoir gaspillé les pétrodollars en privilégiant les aides sociales destinées à sa «base» populaire, et vivement critiqué pour avoir tenté de s'affranchir du Parlement - mais surtout du guide suprême, le numéro un du régime -, l'actuel président n'a plus la cote auprès des siens. Il pourrait être convoqué d'ici à vendredi devant les 290 députés du Majlis, en vertu d'une requête déposée avant le scrutin législatif, pour s'expliquer sur sa politique économique et étrangère.

Selon la Constitution, le Parlement a le pouvoir de le destituer - à condition d'obtenir le feu vert de l'ayatollah Khamenei - si ses explications ne sont pas jugées convaincantes.

Pourtant, de l'avis de nombreux experts, le guide, actuellement sous pression de l'Occident à cause du programme nucléaire iranien, n'a pas intérêt à se séparer d'Ahmadinejad pour ne pas donner de signes de faiblesse à la communauté internationale. Dans un message indirectement adressé aux Occidentaux, les autorités iraniennes se sont d'ailleurs «félicitées» d'une forte participation aux élections - invérifiable en l'absence d'observateurs indépendants -, en estimant qu'elle confortait le régime à l'heure des menaces militaires d'Israël et du renforcement des sanctions économiques.


Le Figaro


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absent
17/06/2012, 08h20
quel que soit les resultats legislatis l iran ne peut survivre en se coupant du monde.
l iran souffre le martyre mais en silence,il est impossible de survivre en se coupant du monde c est du suicide.
il faut un nouveau regime et un iran plus ouvert au monde.

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