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Voir la version complète : La cimenterie de Beni Saf va augmenter sa production de ciment


hboy116
26/06/2012, 15h46
La cimenterie de Beni Saf produit 1,1 million de tonnes par an 360 millions d’euros seront consacrés à la réalisation d’une nouvelle ligne d’une capacité de 2 millions de tonnes de ciment, a-t-on appris auprès de la direction générale de la Cimenterie de Beni Saf (SCIBS).



Selon son directeur général, Ion Trofin, le ciment est soumis à des normes rigoureuses. L’activité s’enrichit aussi de la mise en place de systèmes de management de la qualité, de l’environnement, de la sécurité, en s’appuyant sur des outils éprouvés tels les normes ISO.

M. Trofin, rencontré sur chantier, parle de changement de mentalités dans ce complexe qui compte plus de 500 travailleurs. «Il faut que les exigences accrues en matière d’efficacité industrielle et de sauvegarde de l’environnement déterminent les évolutions majeures du procédé de fabrication.» La recherche de l’amélioration de la qualité et de la performance industrielle s’est traduite par l’évolution du procédé pour diminuer les consommations énergétiques, a-t-il expliqué.


En partenariat avec le groupe Pharaon à hauteur de 35%, la cimenterie de Beni Saf fait un chiffre d’affaire annuel de plus de 4,5 milliards de dinars par an. Dire par là que l’industrie du ciment occupe une place prépondérante dans les économies de toutes les nations puisqu’elle est à la base du développement de secteurs vitaux dans l’économie des pays.


En Algérie, le besoin en ciment a fortement augmenté ces cinq dernières années avec le lancement des grands chantiers initiés dans le cadre du programme quinquennal : autoroute Est-Ouest, voie ferrée rapide, nouveau port de Beni Saf, barrages, le million de logements avec les structures d’accompagnement, etc. Cette production devrait, selon les cadres de la SCIBS, répondre aux besoins de consommation fortement liés au développement local. La seconde usine produira, dès 2015, plus de 3 millions de tonnes. A l’échelle nationale, la production totale du groupe GICA pourrait atteindre, en 2016, près de 20 millions de tonnes au lieu de 12 millions de tonnes actuellement. Cette production devrait également ouvrir des perspectives à l’exportation.

Le délai de réalisation de la seconde ligne est fixé à 36 mois a partir de son lancement, prévu incessamment. Ce projet permettra en outre la création de plus de 300 emplois directs et quelques 1000 indirects. Pour cela, le groupe a consenti un investissement de plus de 1,3 milliards de dinars consacré à la mise à niveau de l’entreprise par, notamment, le renouvellement des machines, outre l’installation des filtres pour lutter contre la pollution.

La fabrication du ciment se fait en cinq étapes majeures : l’extraction en carrière ; la pré-homogénéisation ; la cuisson ; le broyage et le stockage. On distingue également quatre types de «voies» en fonction du type de préparation : sèche ; semi-sèche ; semi-humide et humide. «La cuisson est d'une grande importance parce que les recombinaisons chimiques qui se produisent à l'état de demi-fusion doivent être complètes, faute de quoi le ciment ne serait pas sain. Dans ce processus de cuisson, l'alumine et l'oxyde de fer agissent comme fondants et améliorent la qualité de la combinaison chimique.»


Cette industrie est une composante dominante de la branche des matériaux de construction. Son importance économique est reflétée par sa forte contribution à la valeur ajoutée nationale, d’une part, et le caractère stratégique de ses productions qui conditionnent en aval, toute l’activité de réalisation, d’autre part. Ce produit est soumis à de fortes tensions induites par une demande sans cesse croissante.
Il est à noter que la cimenterie de Beni Saf affiche une volonté d’aller de l’avant selon M. Trofin, une volonté qui témoigne de l’intérêt particulier accordé à la qualité à travers une mise à niveau conforme aux normes universelles.


Volet protection de l’environnement, M. Trofin a affirmé que cet axe, au sens large, est inscrit dans de nombreux programmes, car l’Algérie est l’un des premiers pays en voie de développement à avoir adopté une législation couvrant les principaux aspects de la protection de l’environnement. «Afin d´assurer la croissance de ce matériau de construction indispensable, l´approche du développement durable doit être intégrée à la production du ciment, ce qui permettra d´atteindre un équilibre entre les contraintes de protection de l’environnement et les considérations économiques et sociales. Le développement durable exige de trouver un équilibre entre les besoins de la société, notamment la mise en place des infrastructures et la protection de l´environnement.»

Le défi de l´industrie du ciment consiste, pour chaque application particulière, à produire un béton de grande durabilité, à un coût compétitif et avec un impact environnemental minimal, a conclu M. Trofin.

Mohamed Medjahdi

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