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Voir la version complète : The Economist : Beyrouth n’est plus la capitale régionale des affaires


zek
28/06/2012, 10h59
Fini l’âge d’or qu’a connu Beyrouth dans les années 1970, a indiqué l’hebdomadaire britannique lundi. Aujourd’hui, les entrepreneurs préfèrent des villes comme Dubaï, Abou Dhabi ou encore Doha pour établir leur siège dans la région.

« Les entreprises ne choisissent plus Beyrouth comme siège régional pour leurs affaires, comme ce fut le cas dans les années 1970 », a indiqué The Economist dans un article paru lundi.

Selon l’hebdomadaire britannique, les compagnies préfèrent aujourd’hui des villes comme Dubaï, Abou Dhabi ou encore Doha pour se baser. C’est le cas de May Habib, une Libano-Américaine, qui cherchait à lancer son entreprise, Qordoba, l’an dernier au Moyen-Orient.

Beyrouth aurait été l’endroit idéal pour accueillir le siège de son business de traduction de l’arabe à l’anglais, mais May Habib lui a finalement préféré Dubaï. « Beyrouth a tellement de charme, a-t-elle livré à l’hebdomadaire britannique. La capitale libanaise pourrait être la prochaine San Francisco, mais il y a beaucoup trop d’inconvénients », a-t-elle conclu.

La capitale libanaise arrive effectivement à la traîne dans la plupart des classements mondiaux concernant les affaires, se classant après Dubaï, Abou Dhabi et Doha dans la région. Beyrouth n’est plus le Paris du Moyen-Orient, comme on l’appelait alors durant l’âge d’or. Selon une étude récente du centre de recherche The Economist Intelligence Unit (EIU), affilié à l’hebdomadaire britannique, la capitale libanaise se classe à la 117e place mondiale parmi 120 villes et dernière parmi neuf cités arabes en matière de capacité à attirer les investissements, les entreprises, les talents et les touristes.

Toujours selon les mêmes sources, les infrastructures défaillantes dans le pays demeuraient l’obstacle principal pour les entreprises qui cherchent à s’installer au Liban. La connexion Internet y est plus lente qu’en Irak et les lignes téléphoniques très coûteuses à créer. Par ailleurs, à cause des coupures d’électricité, les entrepreneurs sont obligés de s’équiper de générateurs pour continuer à travailler pendant des coupures qui peuvent durer plusieurs heures. « Les économistes locaux se penchent même sur le nombre d’heures de travail perdues à rester coincés dans la circulation.

En parallèle, les coûts élevés poussent également les producteurs à préférer des villes moins chères », précise The Economist. Je pense souvent déménager mon usine au Caire, a ainsi livré un producteur libanais à l’hebdomadaire britannique, évoquant des locations et des salaires moins chers. Quant aux investisseurs, ils se montraient plus favorables durant les années 2008 et 2010 alors que le pays enregistrait d’importants taux de croissance avoisinant les 7 % par an. Ces derniers se sont tournés vers des villes du Golfe aux rendements plus élevés.

« Mais Beyrouth n’est pas la seule coupable », note The Economist, qui souligne les quinze ans de guerre civile dévastatrice pour le pays qui souffre encore de ses effets. L’instabilité politique, la guerre avec Israël en 2006 et l’escalade de la violence en Syrie aujourd’hui n’ont rien arrangé. Les responsables gouvernementaux ont beaucoup évoqué la nécessité d’attirer les entreprises étrangères au Liban, mais les querelles politiques continues ont bloqué la mise en place de réformes.

Le gouvernement n’a pas adopté de budget depuis 2005, renchérit l’hebdomadaire. Enfin la lourdeur des réglementations et la culture du « piston » ralentissent l’entrepreneuriat.

« Beyrouth et le Liban dans l’ensemble pourraient faire beaucoup mieux », ajoute The Economist. « Avec ses montagnes, son patrimoine et ses plages, le tourisme devrait constituer bien plus que les 10 % du PIB générés en 2011 », considère Nassib Ghobril, économiste en chef à la Byblos Bank.

Parmi les autres points forts du Liban figurent également son économie de marché, son secteur bancaire puissant et sa position géographique stratégique.

Mais la principale force du Liban réside dans sa main-d’œuvre qualifiée comme en témoigne la réussite des hommes d’affaires expatriés. « Nous avons connu tant d’obstacles, que nous savons aujourd’hui comment les surmonter », a déclaré Fouad Zmokhol, président du Rassemblement des chefs d’entreprise libanais (RDCL), à The Economist.

Par contre, en matière de patrimoine, Beyrouth continue de faire mieux que Doha et Dubaï, conclut l’hebdomadaire britannique qui souligne enfin la fameuse vie nocturne de la capitale libanaise ainsi que ses nombreux restaurants.

L'Orient-Le Jour.

Baryansow
28/06/2012, 11h04
The Economist : Beyrouth n’est plus la capitale régionale des affairesSbah el khir ;););)
The Economist est en retard , cela fait plus d'un Quart de siècle que Beyrouth ne l'est plus,

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