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Voir la version complète : Avortement forcé en Chine : le mari de Feng Jiangmei «en sécurité»


absente
30/06/2012, 00h18
Par : Stéphane Lagarde
RFI



Il avait disparu depuis près d’une semaine, on le retrouve à Pékin. Le mari de Feng Jiangmei a quitté son village de la province du Shaanxi en cachette pour rejoindre la capitale chinoise jeudi. Le 2 juin dernier, son épouse enceinte de 7 mois a été forcée à avorter par les agents du planning familial. La photo de la jeune mère et de son fœtus ensanglanté sur son lit d’hôpital avait alors choqué l’opinion publique chinoise. Son mari dit aujourd’hui avoir peur des représailles et refuse pour l’instant de s’exprimer, mais son avocat parle pour lui.


Petite moustache, chemise boutonnée jusqu’en haut, Deng Jiyuan est un homme marqué par la double peine. Après l’avortement forcé de son épouse, les pressions des autorités de Zhenping se sont multipliées. Les manifestations des villageois l’accusant de « trahir la nation », le week-end dernier, ont achevé de le convaincre de quitter son village. Deux tentatives vont être nécessaires avant d’arriver, jeudi à 6h du matin, chez maître Zhang Kai.
Surveillance renforcée autour de la famille
« La première fois, il a été suivi par des véhicules qui l’ont contraint à faire demi-tour, explique son avocat. Sa femme est également surveillée en permanence par une dizaine de personnes qui se relaient nuits et jours. Les contrôles ont également été renforcés autour de ses proches. La deuxième fois, il est donc parti en cachette pour venir ici à Pékin. » Le téléphone de maître Zhang Kai n’arrête pas de sonner. Toute la journée, les médias étrangers se sont bousculés autour de la table en bois au 20ème étage de cette résidence de l’ouest pékinois. De la pastèque, du melon et des verres de thé sont proposés aux visiteurs. Nouveau coup de fil : « C’est une femme qui a été contrainte d’avorter à 8 mois dans la province du Fujian », confie l’avocat avant de reprendre son récit. On en sait désormais un peu plus sur le calvaire vécu par le jeune couple. Les agents du planning familial ont d’abord demandé 100 000 yuan, près de 12 500 euros pour être autorisé à avoir un deuxième enfant, explique Zhang Kai. Puis ils sont descendus à 40 000 yuan (5 000 euros).
Fuite dans la montagne
La famille est de toute façon incapable d’avancer une telle somme. Le 30 mai, la jeune mère se cache chez sa tante, le planning familial la retrouve. Le 1er juin, les fonctionnaires préviennent : « Il faut payer sinon c’est l’hôpital ! ». Feng Jiangmei s’enfuit cette fois dans la montagne et passe la nuit chez un paysan, ami de la famille. Peine perdue ! Le lendemain, les agents sont de nouveau à sa porte. La jeune femme est enlevée et forcée d’avorter. « Ils ont posté la photo de la mère et du fœtus sur l’internet afin de pousser le planning familial à s’excuser », affirme aujourd’hui l’avocat qui entend aller en justice en invoquant les irrégularités de procédure dans l’application de la politique de l’enfant unique. « L’amende qui représente généralement entre 3 et 10 fois le salaire annuel des parents fautifs n’aurait jamais dû être réclamée avant l’accouchement », précise maître Zhang Kai. Au bout de la table, Deng Jiyuan qui n’a rien perdu de la conversation, acquiesce résigné. Bien que totalement illégaux, les « avortements forcés » sont monnaies courantes en Chine.

tenebre
30/06/2012, 00h21
protection contre qui ?? contre les autorités chinoises ???

le mec est foutu !!!

tenebre
30/06/2012, 00h22
Les manifestations des villageois l’accusant de « trahir la nation »,

allah i n3alha blad !!

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