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Le premier ministre portugais conseille aux jeunes de partir

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  • Le premier ministre portugais conseille aux jeunes de partir

    Au Portugal, la crise s'accentue. Le premier ministre, Pedro Passos Coelho, en est venu à appeler ses compatriotes à chercher du travail ailleurs. L'an dernier, plus 120.000 Portugais auraient choisi le chemin de l'émigration.

    La crise au Portugal s'accentue à tel point que le premier ministre,Pedro Passos Coelho, en est venu à appeler ses compatriotes à émigrer! Ils devraient «faire preuve de plus d'effort», «laisser leur zone de confort» en cherchant du travail ailleurs, a-t-il déclaré. Les enseignants incapables de trouver du travail au pays devraient ainsi songer à émigrer en Angola ou au Brésil, les anciennes colonies

    Partir? Carlos, 48 ans, enseignant vacataire à temps partiel depuis plus de vingt ans, y songe tous les jours. «Si vous me trouvez un travail, en France ou en Angola, je pars demain», dit-il dans son excellent français. Carlos a donné rendez-vous dans un café de la plage de Baleal, à côté de Peniche, un port de pêche situé à 100 km au nord de Lisbonne.

    Sur les longues plages de sable fin de Peniche, les estivants arrivent en nombre. Ici, dans la capitale portugaise du surf, qui dispute le titre européen à Biarritz-Hossegor, le recul de plus de 3% du PIB annoncé pour cette année semble irréel. «Ici, c'est un petit paradis, concède Carlos en buvant un cafezinho face aux rouleaux. C'est moins sinistré que dans les régions agricoles et industrielles au centre du pays ou au sud de Lisbonne.»

    Et pourtant. À entendre le maire, Antonio Correia, le chômage local, à 14 %, n'est pas loin des 15,2 % nationaux. À Peniche, à la crise de la pêche s'est ajouté l'assèchement du crédit bancaire. L'immobilier est aux premières loges des secteurs affectés. Les chantiers sont gelés. Les affiches «à vendre» et «à louer» fleurissent dans la petite cité balnéaire.

    Plus d'un jeune sur trois au chômage

    Les mesures draconiennes d'assainissement des finances publiques - baisse des salaires, des pensions et des allocations - affectent toute la société. Dans une ruelle du vieux bourg, le propriétaire de la petite boutique Baixa Mar (marée basse) d'articles de pêche a fini par craquer. Il a affiché en vitrine le nom de tous les clients qui lui doivent de l'argent. En pure perte.

    Carlos, qui complète son salaire d'enseignant comme correspondant du journal local Gazeta das Caldas, a publié le mois dernier une double page illustrée de photos en petit format de devantures de boutiques fermées. Il en a compté plus de 300 dans la ville de Caldas da Rainha. Crise oblige, son salaire de journaliste a été brutalement coupé, de 800 à 600 euros mensuels.

    Carlos, comme Fernando, chauffeur de taxi qui songe sérieusement à rejoindre l'un de ses fils exilé à Londres, ressent comme une impression de retour en arrière. Un retour à la génération de leurs parents partis en masse en France

    L'an dernier, plus 120.000 Portugais auraient choisi le chemin de l'émigration, notamment vers les ex-colonies à la croissance dopée par les hydrocarbures. Dans ce pays de la Vieille Europe de 10 millions d'habitants, plus d'un jeune sur trois est au chômage. À 16 ans, le fils de Carlos ne se voit pas d'avenir au pays et n'a pas attendu, lui non plus, l'exhortation désespérée du premier ministre pour rêver d'ailleurs.

    Le Figaro
    Dernière modification par Gandhi, 10 juillet 2012, 15h54.
    Rebbi yerrahmek ya djamel.
    "Tu es, donc je suis"
    Satish Kumar; "Tout est lié, c'est le don qui est le lien naturel entre tout".

  • #2
    l'histoire refait surface, du temps ou les portugais et les espagnols (pas encore entrées dans la CEE ou la EEE) émigraient vers la France surtout a recherche du travail, a un salaire plus faible que celui du français moyen (niveau de vie et pouvoir d'achat du français oblige) qui causait un gros probleme de chaummage en France. le probleme a été resolut en 1986 en adhérant l’Espagne et le Portugal a l'union européenne,
    comment la CE va t-elle gérer cette fois ci cette crise d'exode, j'ai hâte de voire le résultat
    ps: quand je pense que nos jeunes veulent émigrer vers l’Europe a la recherche de boulot
    amchich ig khlen tadderth

    Commentaire


    • #3
      La crise économique a contraint des milliers de Portugais et d’Espagnols à quitter leur pays pour la Suisse. Mais pour certains, sans travail ni endroit où dormir, le rêve a tourné au cauchemar. Les émigrés se racontent.

      «Il m’a fallu un an pour me décider. Et puis, du jour au lendemain, je me suis dit: maintenant ça suffit; je prends ma voiture et je m’en vais en Suisse. Avec mon compagnon, nous nous sommes rendus à Zermatt à fin septembre. Nous n’avions ni contrat de travail ni endroit où dormir, mais pensions nous faire embaucher dans quelque hôtel de la région. Nous étions un peu fous, un peu naïfs…»

      «Mais il n’y avait pas de travail et l’hôtel le meilleur marché coûtait 60 francs la nuit. Pour nous Espagnols, c’est pratiquement une saignée. Quand je suis entrée dans un fast-food, le premier jour, je me suis mise à pleurer tellement c’était cher. Nous avons résisté deux semaines, puis nous avons rejoint une amie à Berne. C’est là que nous nous sommes arrêtés.»

      Plus d’avenir
      Angela [prénom fictif] a 39 ans, une maison à Valence, une fille à l’université et quelques économies à la banque. C’est une femme radieuse, de celles qui réussissent à trouver un côté positif en toute chose. Assise dans un café de la capitale, elle raconte son histoire à swissinfo.ch. «Il y a des gens qui émigrent par désespoir, parce qu’ils se retrouvent sans travail et avec le couteau sous la gorge. Pour moi, c’est différent. J’avais un travail. Peut-être pas très bien payé, mais c’était tout de même une sécurité.»

      Alors pourquoi avoir tout laissé pour partir? «Parce que je n’arrivais plus à m’imaginer un avenir en Espagne, répond Angela. Avec cette crise économique et socio-politique qui est en train de nous dévorer comme un cancer. Je voulais essayer de vivre dans un pays avec une démocratie authentique et des conditions de travail dignes, quel qu’en soit le prix. Aujourd’hui, je travaille comme serveuse dans un restaurant espagnol.»

      Comme Angela, des milliers de citoyens du sud de l’Europe ont fui la crise pour chercher fortune à l’étranger. Certains sont partis au nord – Allemagne, Grande-Bretagne ou Pays-Bas – alors que d’autres ont choisi les pays émergents de l’Amérique latine ou les anciennes colonies portugaises d’Afrique

      La Suisse, destination privilégiée
      La Suisse représente également une destination privilégiée. A fin décembre 2011, on y dénombrait 224'171 Portugais, soit 11'000 de plus que l’année précédente, et 66'011 Espagnols (+ 1848).

      Selon José Raimundo Insua, secrétaire du Conseil des résidents espagnols (CRE) de Berne-Bâle, les nouveaux émigrants peuvent se diviser en trois catégories. «Des jeunes hautement qualifiés, des personnes qui ont déjà vécu en Suisse et qui disposent d’un large réseau de contacts et enfin ceux qui viennent au contraire à l’aveugle et qui ont souvent une image stéréotypée de la Suisse.»

      Les statistiques ne reflètent cependant qu’une partie de la réalité. «Il y a des personnes qui arrivent en Suisse sans contrat de travail et qui ne s’annoncent par conséquent pas aux autorités. Ils restent comme touristes les trois premiers mois, dormant chez des amis, dans des centres pour sans-abris ou même dans leur voiture. La situation est vraiment dramatique», commente Antonio Da Cuhna, président de la Fédération des associations portugaises de Suisse et professeur de géographie à l’université de Lausanne.

      Foyers d’accueil

      C’est le cas de Laura et d’Alexander [prénoms d’emprunt], deux ouvriers portugais. «L’année dernière, la fabrique dans laquelle nous travaillions a fait faillite et nous nous sommes retrouvés sans travail et avec une hypothèque à payer. Beaucoup nous avaient parlé de la Suisse comme d’une destination sûre où vivent de nombreux Portugais et où l’on trouve facilement du travail. Il suffit de s’adapter, nous disait-on».

      En l’espace de quelques jours, le couple a bouclé sa maison, empilé tout ce qu’il pouvait dans la voiture et a traversé la frontière. «Nous sommes arrivés à Berne un vendredi soir. C’était en juillet. Il faisait chaud. Nous ne savions pas où aller dormir. Nous avons donc baissé les sièges et nous nous sommes endormis dans la voiture. Nous y sommes restés trois jours avant d’être accueillis auprès de connaissances», raconte Laura.

      Si quelques entreprises continuent à offrir un hébergement aux travailleurs saisonniers, la situation peut se révéler dramatique pour qui arrive en Suisse en étant un peu paumé. «Il nous est arrivé d’envoyer ces personnes dans un des foyers d’accueil de la ville, mais les lits y sont comptés. Normalement, ces structures sont destinées aux sans-abri et non aux émigrés européens», explique Sonia Lopez, assistante sociale auprès de la Mission catholique de Berne.

      «Emigrer, c’est un peu comme mourir»

      Après le boom économique du début du millénaire, l’Espagne et le Portugal se sont enfoncés dans une crise profonde qui a porté le taux de chômage à respectivement 22,9 et 14%. En Espagne, un jeune sur deux est sans travail. L’an dernier, pour la première fois depuis 1990, l’Espagne a enregistré plus de départs que d’arrivées.

      Au Portugal, la situation n’est pas meilleure. Vivre avec un salaire de 500 euros par mois – un peu plus que le minimum légal – est désormais devenu impossible dans un pays où les prix atteignent des sommets et où le travail se fait de plus en plus précaire. L’unique alternative semble donc la fuite.

      «Avec mes amis, on ne parle de rien d’autre: crise, chômage, clientélisme, désillusion… Tout le monde veut s’en aller, car l’Espagne n’offre plus d’avenir à ses propres jeunes», raconte Giovanna [prénom fictif].

      A 25 ans et avec une diplôme d’éducatrice en poche, cette jeune Espagnole est seulement de passage en Suisse. Nous la rencontrons au Centre asturien de Berne. «Mon compagnon vit ici depuis sept ans. Je suis venue le retrouver, mais surtout chercher du travail dans le domaine de la petite enfance. Il y a déjà un bon moment que je pense quitter mon pays, mais sans un bon contrat en mains et sans connaissances d’allemand, c’est trop difficile de partir.»

      Giovanna sait de quoi elle parle. Il y a quelques années, elle était venue en Suisse pour travailler dans une entreprise de nettoyage. «Je l’ai fait par désespoir et par amour. Mais cela n’a pas été facile. Le soir, j’étais exténuée et triste. Je sentais que le décevais mes parents qui avaient travaillé toute une vie pour me payer des études. Je suis donc retournée en Espagne avec l’idée de mieux planifier mon avenir, ce que je suis en train de faire maintenant.»

      «Emigrer, c’est un peu comme mourir, affirme Giovanna. Mais lorsque son propre pays ne représente plus une alternative crédible, l’unique possibilité est de se mettre en route. L’avenir nous dira si ce sera pour toujours ou seulement pour un moment.»


      Stefania Summermatter, swissinfo.ch
      (Traduction de l’italien: Olivier Pauchard

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      • #4
        Avec toutes les coupes budgétaires qu'il a réalisé depuis son accession au pouvoir, on peut dire que Rajoy a saigné tout le monde (les jeunes, les vieux, les pauvres, la classe moyenne, les régions...)...aucun ministère n'a échappé à cette politique de rigueur.

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        • #5
          Au Portugal, la crise s'accentue. Le premier ministre, Pedro Passos Coelho, en est venu à appeler ses compatriotes à chercher du travail ailleurs. L'an dernier, plus 120.000 Portugais auraient choisi le chemin de l'émigration.
          au lieu de les renvoyer de leur terre pour avoir un petit chiffre de chomage et une stabilité sociale, il fera mieux de secouer ses meninges de 1er résponsable du gouvernement pour leur trouver du boulot.

          c'est toi qui doit quitter le pays ya Minus
          Dans la nuit noire, sur la pierre noire, une fourmi noire, ... Dieu la voit.

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          • #6
            Pourquoi souffrir du chômage alors qu'on a la possibilité de trouver un boulot dans un pays voisin ? Ils ont uniquement à apprendre la langue du pays d'accueil.

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            • #7
              Avec toutes les coupes budgétaires qu'il a réalisé depuis son accession au pouvoir, on peut dire que Rajoy a saigné tout le monde (les jeunes, les vieux, les pauvres, la classe moyenne, les régions...)...aucun ministère n'a échappé à cette politique de rigueur.
              le sujet parle du Portugal, pas de l’Espagne

              Ils ont uniquement à apprendre la langue du pays d'accueil.
              c'est vrai que c'est tellement facile ......
              veni vidi vici .

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